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L’impact du jet-stream sur les avions

On les appelle les Jet-stream, ou courants-jets dans la version française. Ces vents permanents qui soufflent d’ouest en est jusqu’à 10 kilomètres d’altitude, peuvent atteindre 400 km/h et avoir une réelle incidence sur la durée des vols transatlantiques. Les traversées se révèlent plus longues ou plus courtes selon le sens du vol. Le 8 janvier, le vol 114 de British Airways a ainsi effectué la liaison New York-Londres en seulement 5 h 16, contre près de 6 h 50 normalement.

Avec le vent dans le dos, l’appareil a accéléré sa vitesse en se laissant porter, et se serait ainsi offert le record de la traversée de l’Atlantique nord pour un avion de ligne. Pour les appareils qui parcourent l’océan dans le sens Europe-États-Unis, les difficultés se corsent puisque, en affrontant les vents de face, les réacteurs montent en régime et dépensent plus. La jauge de kérosène frôlant le seuil de sécurité, les Airbus ou les Boeing doivent instamment remplir les réservoirs avant d’atteindre leur destination. C’est ainsi qu’à l’avant-poste de l’Amérique du nord, à la pointe-Est du Labrador, le petit aéroport canadien de Goose Bay a ravitaillé plusieurs long-courriers.

«Ce phénomène résulte d’un fort contraste de températures dans la troposphère. Plus le contraste de températures va être marqué, plus le courant-jet sera fort. Au fur et à mesure que l’avion monte, le vent va se renforcer jusqu’à dix à douze kilomètres d’altitude», explique Alexandre Flouttard, prévisionniste Météo France à Toulouse (division aéronautique). «Ce phénomène est avéré. C’est pourquoi nous publions périodiquement des cartes à l’usage des contrôleurs aériens et des compagnies. En fonction de ces relevés, les pilotes peuvent être amenés à orienter leur route différemment», ajoute l’ingénieur.

Mais quel rapport avec le climat ? Le dérèglement du jet-stream serait lié à la fonte accélérée de l’Arctique qui se réchauffe sous l’effet de l’activité humaine. Vrai, faux ? Les observations permettent-elles de dégager une tendance ? En tout cas, la question agite le Landerneau scientifique et divise les chercheurs. Alexandre Flouttard, lui, évite les réponses trop catégoriques. Par contre, les tempêtes ayant tendance à être plus puissantes, une chose est sûre : les turbulences s’en ressentiront à bord des avions…

TDF

source : http://www.ladepeche.fr/

 

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