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Essaim de séismes à Naples ressenti dans tous les Champs Phlégréens

Un essaim sismique de 25 chocs a été enregistré par les sismographes de l’Observatoire du Vésuve à 3,25 entre 4 et 5h du matin ce dimanche 26 avril 2020, avec le dernier tremblement de terre à 7H23 ce matin. Le premier choc sismique a eu lieu à 4h16 du matin, d’une magnitude de 2,0, avec l’épicentre à 5 kilomètres de Pozzuoli et une profondeur de 2 kilomètres. Le deuxième tremblement de terre a été enregistré 20 minutes plus tard, à 4,41 du matin, de magnitude 2,5, tandis que le dernier tremblement de terre était celui de magnitude le plus élevé, 3,1, et a été enregistré à 4,59. L’épicentre de l’essaim se trouve dans la zone frontalière entre le Solfatara et le Pisciarelli.

Les événements telluriques ont été ressentis dans la zone supérieure de Pozzuoli et dans la plupart des Campi Flegrei mais aussi dans les quartiers napolitains de Bagnoli, Agnano, Fuorigrotta, Pianura et Soccavo. Les secousses les plus fortes ont réveillé la population. Les gens ont dit qu’ils avaient d’abord entendu un rugissement, puis les fenêtres ont bougé. Aucun dommage aux personnes ou aux habitations n’a été signalé. Beaucoup de personnes inquiètes sont descendues dans les rues malgré le confinement :

credit https://twitter.com/ikai08

Le dernier choc a été le plus intense, à 5 km de Pozzuoli de magnitude 3,1, également à 2 km de profondeur. « Ce fut un choc de peur » – disent-ils sur les réseaux sociaux et encore: « Le chien m’a réveillé, qui dort habituellement comme une pierre. Il a fait le tour de la maison en haletant, je pensais qu’il n’était pas bien.  »

Des tremblements de terre ont été ressentis dans toute la région de Pozzuoli: les hypocentres étaient très probablement très superficiels. L’observatoire vésuvien travaille toujours sur le calcul des grandeurs.

La zone touchée est les Campi Flegrei :

Ce sont les Campi Flegrei (Champs Phlégréens en français) qui sont concernés et font partis de la caldeira du Golfe de Pozzuoli.

Des signes annonciateurs d’une éruption imminente ?

Info de 2017 : Depuis les années 1950, l’équipe de l’Observatoire du Vésuve étudie tout particulièrement l’activité de Campi Flegrei et leur constat se veut alarmant. Dans les années 70 et 80, de nombreux tremblements de terre liés à l’activité volcanique ont pu être observés. En 1984, ce sont 40 000 personnes qui ont du être évacuées et la terre aux alentours du volcan s’est soulevée de près de deux mètres en une semaine.

Ce phénomène de hausse du niveau du sol qui continue encore aujourd’hui, suggère que le volcan se remplit lentement de roches en fusion en profondeur. Giovanni Chiodini de l’Institut National de Géophysique et de Volcanologie de Bologne rappelle que le même genre de manifestation a pu être observé avant les éruptions du Rabaul en Papouasie-Nouvelle-Guinée et de la Sierra Negra dans l’archipel des Galapagos.

Si personne n’est encore capable de prédire exactement quand Campi Flegrei rentrera en éruption, les signes relevés par les scientifiques appellent à la plus grande vigilance. Une chose est sûre, dans une zone qui compte près d’un million d’habitants, une nouvelle éruption aurait des conséquences catastrophiques.

En ce qui concerne l’essaim de séismes en cours qui reste de faible ampleur mais il aura été largement ressenti par les habitants qui restent très inquiets. La zone reste sous haute surveillance. Les sismologues de l’Observatoire du Vésuve (section de Naples de l’INGV), qui ont analysé les événements, n’ont pas détecté d’anomalies par rapport à la tendance actuelle de la crise sismique en cours. Il est rappelé que la survenue d’essaims d’événements sismiques, qui dans certains cas peuvent avoir une ampleur telle qu’elle soit perçue par la population, se produit généralement au cours d’une période caractérisée par une activité bradyseismique, telle que celle en place pour les Phlégréens depuis 2005, et qu’il n’existe pas d’éléments de nouveauté dans l’évolution du phénomène en cours.

L’origine se situe dans une arrivée de magma en profondeur mais le mécanisme physicochimique qui régit le soulèvement et son arrêt n’est pas très clair. L’hypothèse la plus souvent retenue est que l’augmentation de la température locale dans le temps et dans l’espace déplace la transition gaz-liquide des fluides dans le sol. Ceci se traduit par un gonflement et une montée du sol.

credit https://twitter.com/INGVvulcani/

credit https://twitter.com/SSCNapoliNews

Adaptation Terra Projects

sources : https://www.ilmattino.it/ / https://www.leggo.it/ /  http://www.sciencealert.com/ / http://dailygeekshow.com/ / https://www.nature.com/ / https://www.notizieoggi24.it/ / https://www.instagram.com/Ingv / https://fr.wikipedia.org/

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