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Fonte du Groenland et évènement Heinrich

banquise glaciers

banquise glaciers19 juillet 2012 : Un immense bloc de glace de deux fois la superficie de Paris ou Manhattan s’est détaché d’un glacier du Groenland, selon des images satellite de la Nasa révélant le dernier signe du réchauffement climatique.

Les images dévoilées en juillet 2012 montrent l’énorme morceau de glace se détachant du glacier de Petermann situé sur la côte nord-ouest du Groenland. 95% des glaciers auraient fondu en 1 semaine !!!

Fonte du Groenland, normalité, réalité, ineptie, cycle, et impact ?

 

Une île de glace deux fois plus grande en 2010 s’était détaché de ce glacier, selon le processus de désagrégation des glaciers et de création des icebergs appelé« vêlage». Selon la Nasa, la fissure était visible depuis 2011 et le satellite Aqua mis sur orbite polaire a détecté une fracture entre le 16 et le 17 juillet.

Les eaux de l’Atlantique de plus en plus chaudes

L’océanographe Andreas Muenchow, de l’université du Delaware, précise que si les icebergs vêlés semblent immenses, l’essentiel de la fonte des glaces se passe à 600 mètres sous le niveau de la mer, là où le glacier est en contact avec le substrat rocheux et où l’eau de mer est beaucoup plus chaude qu’à la surface.

«La plus grande partie de la fonte est causée par l’océan, dans les eaux. Ce phénomène majeur n’est pas visible, il n’est pas possible de le détecter à l’oeil nu» écrit-il sur son blog icyseas.org. «Par contre, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le détachement de ces morceaux de glace n’aura que peu d’effet direct sur le niveau de l’océan, la plaque de glace de 100 à 150 mètres d’épaisseur étant déjà plongée dans des eaux océaniques proche du point de congélation», ajoute-t-il. Selon Andreas Muenchow, les eaux de l’Atlantique responsables de la fonte du glacier seraient de plus en plus chaudes, selon des chiffres datant de 2003.

Groenland Glaciers

25 juillet 2012 : La calotte glaciaire du Groenland montre une fonte record

Selon la NASA, la surface gelée du Groenland a fondu comme jamais en juillet. C’est la première fois qu’une telle réduction de la calotte glaciaire est observée en plus de trente ans d’observations par satellite.

Selon les données collectées par trois satellites de la NASA et des scientifiques universitaires, environ 97% de la calotte glacière du Groenland avait dégelé à la mi-juillet, a indiqué l’Agence dans un communiqué. Un chiffre tellement préoccupant que les chercheurs ont eu du mal à y croire. « C’est tellement sans précédent que je me suis d’abord interrogé sur le résultat : était-ce bien réel ou était-ce dû à une erreur de données ? », a ainsi indiqué Son Nghiem, de la NASA.

Cet expert précise avoir une première fois remarqué la disparition de la majorité de la glace du Groenland au 12 juillet en analysant les données d’un premier satellite. Ce sont ensuite les résultats des deux autres satellites qui ont confirmé la découverte. Plus exactement, les cartes satellitaires montrent que la calotte glaciaire avait fondu à 40% au 8 juillet et à 97% quatre jours plus tard. Plus inquiétant encore, ces résultats n’ont été connus que quelques jours après qu’un immense bloc de glace de deux fois la superficie de Paris s’est détaché d’un glacier du Groenland. « Cet événement, combiné à d’autres phénomènes naturels mais rares, comme le monumental décrochage la semaine dernière sur le Glacier Petermann, font partie d’un ensemble complexe », a ajouté Tom Wagner, responsable de la NASA.

Les chercheurs doivent maintenant déterminer si cet événement, qui coïncide avec une forte pression inhabituelle d’air chaud au dessus du Groenland, va contribuer à une hausse du niveau des océans. Toutefois, la glaciologue Lora Koenig a expliqué que ce type de fonte intervient tous les 150 ans en moyenne. « La dernière ayant eu lieu en 1889, cet événement est bien au rendez-vous », a-t-elle confirmé avant d’ajouter : « mais si nous continuons à observer ce type de fonte au cours des prochaines années, ce sera angoissant ».

Groenland juillet 2012

Ces images satellites montrent l’étendue de la surface de glace du Groenland le 8 juillet (à gauche) et le 12 juillet (à droite). Le rouge représente la glace fondue (Crédits : Nicolo E. DiGirolamo, SSAI/NASA GSFC, and Jesse Allen, NASA Earth Observatory)

Interrogation ? Au delà de l’aspect des phrases choques types « 97% de la calotte glaciaire avait fondu » !!? Il faut rappeler que l’hyper glacier du Groenland a une profondeur de 3000m. Il est tout simplement impossible que cette masse puisse fondre en l’espace d’une semaine ! Ici c’est le surplus de la neige qui est sur les glaciers groenlandais qui a fondu. Rien de plus !


Cependant et si nous faisions abstractions des phrases choques ?!

Une fonte graduelle du Groenland, si elle devait s’accentuer, pourrait avoir un autre impact :

Ne nous trompons pas, tout ceci peut rappeler un Evènement type Heinrich. Cela ne date pas de 2012, il n’y a pas un jour sans lequel nous voyons un article dans la presse décrire la fonte des glaces de l’Arctique, du Groenland et de l’Antarctique.   Il y a 8200 ans, cet évènement a d’abord commencé par un léger réchauffement qui s’est traduit par une arrivée massive d’iceberg (fonte des glaces) jusqu’en Europe. Un apport détritique qui s’est accompagné de la fonte des glaces et qui a formé une couche de sédiment (la couche de Heinrich) qui a semblé provenir du bouclier canadien et s’est étalé dans la baie d’Hudson (lieu de la débâcle des glaces). La calotte scandinave a elle aussi subit une fonte.

Les analyses de faune (fonctions de transfert) font apparaître un refroidissement des eaux de surface de 2°C à 5°C avec, au moins en bordure sud, une thermocline inversée (avec des eaux très froides et peu salées recouvrant en surface les eaux plus chaudes et salées typiques des latitudes concernées). La baisse de salinité de surface associée à la fonte des icebergs peut être estimée à environ 1 à 2‰ par l’anomalie de d18O des foraminifères. Cette anomalie se retrouve jusqu’à plus de 1000 m de profondeur en Mer de Norvège et 2000 m en bordure nord Atlantique. L’absence apparente de dilution montre que des échanges verticaux rapides existaient dans cette zone. Toutefois, associé à ce signal, une baisse nette du d13C des foraminifères benthiques traduit l’arrêt de la ventilation des eaux intermédiaires et profondes pendant la débâcle glaciaire. Nous proposons que la convection profonde était limitée aux hautes latitudes nord, associée à l’augmentation de densité liée à l’accumulation de saumures pendant la formation des glaces de mer. Une circulation thermohaline normale se redéveloppe aussitôt après l’arrêt des apports d’eau de fonte, avec réchauffement rapide des eaux de surface.

L’océan stocke la chaleur sur Terre bien mieux que les continents et bien plus que l’atmosphère. C’est une des raisons principales de la grande influence de l’océan sur le climat. D’autre part, les courants océaniques transportent la chaleur. L’océan reçoit en effet trop de chaleur dans les zones tropicales, en perd une partie dans l’atmosphère, mais redistribue la plupart de cette chaleur aux hautes latitudes par les courants océaniques.

Dans l’atlantique par exemple, un courant chaud du golf du Mexique remonte vers le Nord et transmet ainsi sur son passage la chaleur à l’air, par évaporation. Ses eaux sont donc progressivement plus froides, plus salées et plus denses, jusqu’au moment où, près des côtes islandaises, elles deviennent si lourdes qu’elles sombrent, et entreprennent sur le fond océanique un long voyage de retour vers le Sud.

Les récentes études ont permis de comprendre la machine océan, et plus particulièrement sa circulation profonde. Bien qu’il reste de nombreux points à éclaircir, les scientifiques commencent à expliquer les variations rapides du climat.

évènements heinrich

Les 2 dernières débâcles glaciaires datent de 8200 ans et 12000 ans

Ainsi, certains chercheurs prétendent que l’océan peut rendre possible, par une légère modification de sa circulation, des bouleversements climatiques majeurs. Sans avoir à changer la masse entière de l’océan, une petite variation de température pourrait suffire à altérer le comportement du tapis roulant et à déclencher sur une immense surface un changement climatique rapide et radical.

Il est heureux de penser que nous sommes encore loin d’un évènement type Heinrich et nous sommes également loin de la fonte de 97% du Groenland. Donc méfions nous de l’alerte médiatique d’une fonte de 97% du Groenland surtout quand il s’agit de la neige qui est déposée ! Des confirmations doivent être apportées et la finalité bien étudiée. A l’heure actuelle, il est difficilement envisageable de vivre un évènement Heinrich, si cela venait à se confirmer, c’est bien un changement majeur du climat que nous aurions affaire. Cela en serait fini du réchauffement climatique. Nous assisterions donc à une rétroaction négative du climat.

C’est pourquoi, dès 1985, W. Broecker met en garde la communauté scientifique sur un risque insoupçonné du réchauffement global actuel par la phrase suivante : « la circulation thermohaline globale pourrait bien être le talon d’Achille du climat ». On comprend mieux maintenant pourquoi l’Atlantique Nord, et son principal courant (la Dérive Nord-Atlantique) sont sources de nombreuses recherches depuis cette époque.

Sources : http://www.maxisciences.com/ / http://www.20minutes.fr/http://acces.ens-lyon.fr

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