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Un monde où les PDG seraient des robots

Tang Yu, une femme robot, est devenue la PDG de l'entreprise Netdragon Websoft, l'un des leader chinois du jeu vidéo. (NETDRAGON WEBSOFT / CAPTURE ÉCRAN)

En Chine, une femme robot pilotée par une IA devient PDG d’une entreprise de plusieurs milliers de salariés. Une première dans un pays, où les robots sont déjà très présents. Mais cette fois, c’est une étape supplémentaire qui est franchie avec ce robot humanoïde et son intelligence artificielle.

Elle s’appelle Tang Yu et vient d’être nommée dirigeante de la société Fujian NetDragon Websoft, spécialisée dans le jeu vidéo. Ce robot humanoïde contrôlé par une intelligence artificielle est le premier à accéder à ce type de responsabilité.

Comme dans un roman d’Isaac Asimov. Si on savait que l’Asie, et notamment la Chine et le Japon, avait un temps d’avance sur l’arrivée des robots et de l’intelligence artificielle dans le quotidien de ses populations, là, l’entreprise NetDragon Websoft vient de franchir un cap inédit.

En effet, cette société, qui est un des leaders chinois du jeu vidéo, vient en effet de nommer à la tête de sa filiale Fujian NetDragon Websoft une femme robot pilotée par une intelligence artificielle.

Dirigeant numérique virtuel
Ce « dirigeant numérique virtuel », avec une apparence humaine, dirige une société de plusieurs milliers d’employés avec un chiffre d’affaires qui se compte en milliards de dollars.

Si Tang Wu n’existe pas dans l’univers physique, elle apparaît sur les écrans d’ordinateurs de ses collaborateurs sous la forme d’un humanoïde de sexe féminin, vêtue d’un costume strict et parfaitement coiffée, qui peut s’exprimer grâce à son intelligence artificielle.

Une PDG qui travaille 24 heures sur 24
Mais est-ce que c’est réellement le robot qui dirige l’entreprise ? Oui et non, parce qu’évidemment, ce sont des humains qui programment le robot et qui peuvent à tout moment le débrancher. Ses pouvoirs ne sont donc pas illimités, mais une fois le programme lancé, la PDG robot travaille de façon presque « normale ». Elle est en mesure d’approuver, signer des documents, comme tout PDG, mais aussi de gérer des projets, évaluer les performances du personnel, et décider éventuellement de sanctions. « Tang Yu rationalisera les process, améliorera la qualité des tâches de travail et la vitesse d’exécution », se réjouit NetDragon. L’entreprise met en avant sa rationalité et sa logique, car contrairement aux humains, elle n’a pas de sentiments. Le PDG robot présente l’avantage de travailler 24 heures sur 24, et tout ça, sans être payée.

Ses atouts : rationalité et logique, que les sentiments ne viennent jamais perturber puisqu’elle n’en éprouve aucun. Mais surtout : elle peut travailler 24 heures sur 24, et ce, sans être rémunérée…

Sources : https://www.francetvinfo.fr/ / https://www.midilibre.fr/ / https://www.lindependant.fr/

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