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Séismes et peurs cachées dans la fosse de la mer Tyrrhénienne

L’agitation se cache dans les profondeurs de Mare Nostrum (mer méditerranée). Toute une zone géologique est en pleine crise sismique. La Calabre et la Sicile représentent l’épicentre de ces tensions engendrées par la fissure qui marque la frontière entre le plateau de l’Europe et l’Asie, qui pousse du nord, et l’Afrique, qui presse du sud. Là, dans la Fosse del Tirreno, une dépression atteignant 3 800 mètres d’altitude, la croûte terrestre continue de se déformer, comprimée entre les deux poussées. Des Forces impressionnantes capables de fracturer les failles. Ainsi apparaissent ces tremblements qui génèrent de l’anxiété en surface.

Des chocs à haute altitude et dans les profondeurs de la mer. Cela effondre lentement la terre sous nos pieds et nourrit les peurs de cette vaste région qui reste sous observation par les experts. C’est précisément à partir de ces roches qu’elles se glissent en profondeur les unes sur les autres et que les scientifiques craignent que cela puisse dégager une énergie puissante et destructrice. Ils suivent attentivement la séquence qui, à partir d’un jour en octobre 2019, fait trembler la côte et la moitié de la ville de Cosentino (Italie du sud). À chaque fois, le grondement précède le mouvement soudain qui cause de l’anxiété, quelques secondes de peur, puis le calme à nouveau. Dans cette région, cela continue ainsi, dans l’attente d’une trêve sismique.

Pendant des années, toute la région a été surveillée afin de déchiffrer les mouvements de cette croûte terrestre particulièrement agitée. C’est un domaine de volcans sous-marins. Il y a le Marsili, un géant endormi, et un peu plus haut, il y a le Palinuro, les plus importants complexes d’un système volcanique qui est une sorte de monde submergé encore à découvrir ou presque. Sur le Marsili, il y a encore quelques nouvelles grâce à une étude du Cnr qui l’a classé comme volcan actif de plus de 3 km de long et de 65 km de long, sur les côtés duquel se trouvent des traces d’effondrements de matériaux générant des tsunamis.

Mais au fond de ces eaux se produit un autre phénomène géodynamique : les mouvements d’un ancien océan, la Téthys, seraient à l’origine de cette séquence sismique étalée dans le temps. Un océan qui survit dans la mer Ionienne et qui se plie sous la Calabre pour s’enfoncer dans la mer Tyrrhénienne, produisant des secousses.

Un mouvement qui suit celui de la subduction des deux plaques. « Téthys s’enfonce sous le manteau terrestre et se plie sous les côtes de la Calabre, du Cilento et de la Sicile, donnant lieu à une activité sismique profonde », a expliqué Alessandro Amato, sismologue de l’Ingv.

Les collisions entre les deux plaques ont généré des volcans sous-marins qui ont fini par former des arcs insulaires en des milliers d’années. Des enquêtes récentes ont permis de découvrir l’un des plus grands complexes volcaniques des fonds marins italiens. Un groupe de volcans qui se seraient développés à seulement 15 km de la côte calabraise et tyrrhénienne le long d’une faille dans la croûte terrestre. Ce sont les chercheurs d’Ingv qui les ont trouvés, illustrant ces sites dans le cadre d’une étude choisie pour le mois de septembre 2019 par le magazine « EOS – Earth & Space Science News ».

Le complexe volcanique, composé des volcans Diamante, Enotrio et Ovidio, se sont formés au cours des 780 000 dernières années. L’analyse des données (collectées par différentes techniques géophysiques: bathymétrie sonar à faisceaux multiples, sismique par réflexion, anomalies magnétiques et tomographie sismique) a mis en évidence la présence d’une vaste zone caractérisée par de nombreux corps magmatiques solidifiés à différentes profondeurs remontant à fond marin formant des bâtiments volcaniques. « Dans l’est de la mer Tyrrhénienne – souvenez-vous de l’Ingv – la formation de chaînes volcaniques situées près du bord de la plaque Adriatic-Ionienne semble être associée à la montée du magma provoquée par le flux de matériau provenant du manteau, induit précisément par la subduction.

Adaptation Terra Projects

source : https://cosenza.gazzettadelsud.it

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