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Le Japon souhaite relier tous les pays du monde avec sa fusée H3 d’ici 2040

credit ntv.co.jp

Plus loin, plus haut, plus vite. À l’heure où certains se demandent si l’on ne devrait pas ralentir et trouver des modes de mobilité plus doux – quitte, par exemple, à substituer des vols courts intérieurs très polluants par des trains de nuit – d’autres cherchent à aller plus vite et raccourcir les distances. C’est notamment le cas du gouvernement japonais qui, en collaboration avec des entreprises privées, prépare le développement de vaisseaux spatiaux intercontinentaux reliant les principales villes du monde en deux heures.

Fusée recyclée. Le 12 mai 2021, le ministère de l’éducation, de la culture, des sports, des sciences et de la technologie a dévoilé un plan (à lire ici si vous êtes à l’aise avec le japonais) annonçant ses ambitions d’ici le début des années 2040. Dans les grandes lignes, le gouvernement veut recycler la technologie employée pour sa fusée de nouvelle génération H3 et l’appliquer à des modes de transport capables de faire des allers-retours fréquents entre la terre et l’espace. Deux formes de vaisseaux sont envisagées, l’une permettant de décoller et d’atterrir comme un avion sur une piste, et l’autre opérant verticalement comme une fusée.

Le gouvernement japonais souhaite lancer la fusée succédant à la H3 vers 2030, avant de réduire à nouveau son coût de 10 % au début des années 2040. Cette phase doit concerner principalement le lancement d’astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS), les missions de réapprovisionnement en fret et le lancement de satellites. Le gouvernement japonais s’appuiera donc sur la construction d’une nouvelle fusée moins chère, en réutilisant notamment certaines parties du corps de la fusée H3.

La seconde phase du programme consiste, pour le gouvernement japonais, à s’associer à des fabricants privés pour construire des vaisseaux spatiaux capables de transporter des passagers humains et de faire des allers-retours fréquents entre le sol et l’espace. Le gouvernement envisage deux types d’engins spatiaux pour ces voyages intercontinentaux : un vaisseau spatial à décollage et atterrissage vertical, à l’image du Starship de SpaceX, ou un avion à décollage et atterrissage sur piste comme le vaisseau spatial VSS Unity de Virgin Galactic. L’idée, en tout cas, est de mettre au point un engin capable d’accueillir des passagers et de satisfaire leur confort.

Pour justifier ce projet, le ministère japonais des sciences table sur une explosion de la demande de transport à grande vitesse reliant les grandes villes entre elles, estimant le bénéfice généré par le lancement de ses vaisseaux spatiaux intercontinentaux au départ et à l’arrivée du Japon à près de 5 000 milliards de yens (soit près de 37 milliards d’euros).

« Le coût d’une place dans une fusée intercontinentale devrait être équivalent à celui d’une place en classe éco dans un avion »

Lors d’une conférence de presse organisée en 2017 en Australie, dans le cadre d’un congrès international d’astronautique, Elon Musk avait affirmé qu’un réseau de fusées intercontinentales permettrait de réaliser la plupart des voyages de longue distance en seulement une demi-heure et d’aller n’importe où sur Terre en moins d’une heure, ajoutant ces mots restés célèbres : « Le coût d’une place devrait être équivalent à celui d’une place en classe éco dans un avion ». Les premiers essais de vols Terre-Terre de SpaceX devraient d’ailleurs commencer en 2022 ou 2023, selon les affirmations d’Elon Musk.

L’annonce du gouvernement japonais concernant le développement de vaisseaux spatiaux intercontinentaux contribue donc à redorer le blason du pays, faisant du Japon l’État ayant présenté à ce jour l’une des feuilles de route les plus détaillées en matière de transports du futur.

sources : http://detours.canal.fr/ / https://usbeketrica.com/

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