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La première femme ‘touriste’ de l’espace

La première femme « touriste » de l’espace, Anousheh Ansari, a espéré, moins de 24 heures avant de quitter la Terre, que son expérience lui ferait prendre conscience de la « fragilité » de cette planète et de « nos responsabilités » à son égard.

« J’espère réellement que notre vision change lorsque nous voyons la Terre pour la première fois depuis l’espace », a déclaré dimanche cette femme d’affaires et ingénieur américaine d’origine iranienne, au cours d’une conférence de presse sur le cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan.

Car « nous nous rendons compte à quel point elle est petite et fragile par rapport au reste de l’Univers » et « j’espère que cela nous donne un plus grand sens de nos responsabilités » vis-à-vis d’elle, a-t-elle ajouté.

Ces propos rappellent ceux de la première femme à avoir vu la Terre depuis l’espace en juin 1963, la Soviétique Valentina Terechkova.

L’apport essentiel de quiconque est allé dans l’espace est de montrer à l’humanité à quel point la Terre « est petite », un sentiment « nécessaire à l’engagement de mesures de sauvegarde » de cette planète, avait déclaré Mme Terechkova au cours d’une conférence de presse le 14 octobre 2003 à Tokyo.

« Lorsque nous nous trouvons dans l’espace, nous nous rendons compte avant tout que ce qui sépare les peuples vivant sur Terre est infiniment petit par rapport à tout ce qui nous unit », avait témoigné la première cosmonaute.

Née en Iran où elle a vécu jusqu’à l’âge de 16 ans, Mme Ansari (40 ans) emportera avec elle un petit drapeau de son pays natal mais ne le portera pas lors des diffusions d’images d’elle depuis l’espace, a-t-elle précisé dimanche au cours de la conférence de presse.

Elle avait été vue à la télévision portant le drapeau américain mais aussi les couleurs rouge, vert et blanc du drapeau iranien sur sa combinaison d’entraînement. « Je n’ai pas voulu par là essayer de faire une déclaration politique. Je n’ai jamais aimé la politique », a-t-elle indiqué dimanche dans une allusion aux vives tensions qui opposent actuellement son pays d’origine et son pays d’adoption.

« Peut-être ne le porterai-je pas pendant les diffusions d’images mais je l’aurai néanmoins avec moi », a ajouté Mme Ansari en racontant qu’elle avait rencontré beaucoup d’Iraniens qui s’étaient dits « fiers de voir que quelqu’un qui était né en Iran allait voler dans l’espace ».

Cette femme ingénieur en télécommunications, auteur de brevets, doit entre autres réaliser deux expériences, l’une médicale, l’autre biologique, pour l’Agence spatiale européenne (ESA).

Elle prendra un grand nombre de photographies et travaillera sur des projets éducatifs. En spécialiste des réseaux, elle prévoit aussi de communiquer ses impressions au travers d’un blog internet depuis l’espace.

Quatorze membres de sa famille prenaient dimanche l’avion depuis Moscou pour Baïkonour.

Le décollage de la fusée Soyouz transportant Mme Ansari avec les deux astronautes russe Mikhaïl Tiouline et américain Michael Lopez-Alegria vers la Station spatiale internationale (ISS) est partie lundi à 10H08 (04H08 GMT), indique l’agence spatiale russe Roskosmos.

La capsule Soyouz TMA-9 et ses trois passagers doit s’arrimer mercredi à la Station spatiale internationale.

Source : Orange

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