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Extinction en série

Depuis 15000 ans, de nombreuses espèces ont disparu de la surface de la Terre.

La Terre a été balayée par de nombreuses glaciations et retour au chaud. L’Homme a du s’adapter à ces divers climats. Grace à de nombreuses espèces, il a pu rester en vie à leur détriment. Mais quelles ont été ces principales espèces qui ont disparues depuis seulement 10000 ans ?

Quel est la danger pour l’Homme ?

Le Dodo (Raphus cucullatus)

La population de drontes appelés aussi dodos ou « Raphus cucullatus » dans le jargon scientifique, a été découverte en 1598 par des naturalistes hollandais sur l’île Maurice. Le dodo était un oiseau terrestre, lourd et incapable de voler car il avait des ailes très courtes. Il ressemblait à un gros dindon mais était apparenté aux pigeons. Le dodo aurait été, à l’origine, un gros pigeon vivant en Afrique et qui, volant au-dessus de l’océan Indien, se serait posé à l’île Maurice. L’espèce y aurait trouvé les conditions qui l’ont menée peu à peu à devenir celle qu’elle était. N’ayant que peu d’ennemie naturels sur l’île, cet oiseau docile a été victime des marins qui, faisant escale, trouvaient là une nourriture providentielle même si la chair était coriace et sans saveur. Selon la légende, l’île comptait un grand nombre de ces drondes dont la lourdeur en fit des cibles faciles pour les chasseurs hollandais.

L’espèce sera rapidement anéantie et disparaîtra vers 1680. Elle n’est aujourd’hui connue que par de rares fragments de corps et par quelques squelettes complets dont celui du muséum de Lyon.

Le Mammouth

Lointains cousins (et non pas ancêtres) des éléphants actuels, les mammouths sont les seuls pachydermes à s’être habitués à des climats glaciaires. Originaires d’Afrique, comme les autres éléphantidés, les premiers mammouths (qui ressemblaient morphologiquement aux éléphants actuels: ils n’avaient pas encore de longs poils) ont lentement évolué, jusqu’à l’avènement du mammouth laineux, il y a trois ou quatre millions d’années, qui était capable de survivre dans des conditions de froid extrême.
Leur disparition est controversée et cela malgré l’abondance de documentation au sujet de ces animaux et malgré le nombre de squelettes, d’os, de fossiles, ou de défenses retrouvés un peu partout dans le monde.

L’époque de leur extinction est floue. La polémique est relancée en 1993, à la suite d’une découverte spectaculaire. Alors qu’on tenait pour certain que le dernier des mammouths n’avait pas passé le cap de l’an 10000 avant notre ère, des scientifiques russes ont découvert des ossements de mammouths nains dont l’âge date de la période située entre -7000 et -3700. La preuve est donc établie que quelques mammouths se sont adaptés de manière spectaculaire à la modification des conditions climatiques engendrée par la fin de la dernière glaciation (vers -10’000 av. J.-C.) et ont survécu.

On a retrouvé des traces de mammouths nains dans au moins trois îles (Malte et Sicile; l’île de Wrangel en Sibérie et des îles en Californie). Les scientifiques expliquent ce rétrécissement de la taille par une anomalie du développement qui se trouve être une adaptation favorable à des conditions limitées de ressources alimentaires sur une île (ils passent de 3 à 3,4 mètres chez un mammouth laineux typique à 1,8 mètres chez les mammouths nains). Cette mutation peut aussi avoir été favorisée en l’absence de prédateurs. Débarrassés de la menace des loups, les plus petits mammouths peuvent subsister.
Si cette découverte spectaculaire n’éclaircit pas le mystère de la disparition des mammouths, elle démontre quand même l’incroyable capacité d’une espèce animale à s’adapter à des conditions de vie qui changent en permanence.

Remarque: il n’est pas clairement établi que le Mammouth aie disparu par la faute de l’homme. Mais il est vrai que l’homme possédait des armes suffisamment perfectionnées pour pouvoir blesser mortellement l’animal. Des habitations avec des défenses de Mammouths ont été découvertes à plusieurs reprises.

L’auroch (Bos taurus primigenius)

Selon la plupart des auteurs, l’Aurochs « Bos primigenius » est la seule espèce susceptible d’avoir engendré les bovins domestiques. « Le grand bœuf primitif » est apparu il y a environ 500.000 ans sur le continent indien et s’est progressivement différencié en trois sous-espèces géographiques :
– le Bos primigenius primigenius (en Europe)
– le Bos primigenius hahui (en Afrique)
– le Bos primigenius namadicus (en Asie, d’où sont issus les Zébus).

L’étymologie du mot « Auroch » est germanique et latine. Ocks vient de l’allemand « ox », qui signifie bœuf. Et le terme « ave » signifie en latin la prairie. Aurochs signifie donc « le bœuf des prairies ».
L’Aurochs est un animal contemporain de l’homme de Neandertal et de « l’homme peinture » (de -30000 à –10000 avant J.C). C’est grâce à ces hommes que l’on a pu garder une représentation parfois étonnement figurative (Lascaux par exemple) de l’animal.
Ce bovin sauvage était de très grande taille, approchant 2 mètres au garrot pour les mâles (fossiles de –200000 à –100000 avant J.C). Le réchauffement de la planète et les climats après changeants ont entraîné une diminution de sa taille, poursuivie plus tard par la domestication (vers -500 avant J.C.).
L’aurochs se caractérisait également par une robe fauve charbonnée, avec un liseré de décoloration autour du mufle et une ligne claire sur le dos. Les cornes étaient de grandes tailles, portées hautes. Son caractère était volontiers altier et belliqueux, et même après domestication, les races primaires (primitives) conservaient, au moins en partie, ces critères distinctifs.


L’Aurochs sauvage a traversé les siècles mais n’est pas arrivé vivant jusqu’à nous.
L’animal a survécu en Europe jusqu’au 17ème siècle, et le dernier spécimen, une vache de 30 ans, a été abattu en 1627 dans la foret de Jaktorow, prés de Varsovie. Passée cette date, l’animal a disparu de la surface de la terre.
Par curiosité historique et dans un souci scientifique et zoologique, des scientifiques ont cherché à le reconstituer. Un « Aurochs reconstitué » a été approuvé par le Ministère de l’Agriculture Français.

On ne pourra oublier le tigre à dent de sabre, le paresseux géant, l’Ours géant, le rhinocéros laineux a vécu pendant les deux dernières glaciations, le Riss et le Würm. Il disparaît avec le dernier retrait glaciaire, il y a environ 10 000 ans. L’actuel rhinocéros de Sumatra, avec ses deux cornes, les proportions de son crâne et ses restes de toison est un descendant du rhinocéros laineux.

La majorité des grandes espèces géantes ont disparus il y 10000 ans. A cette époque la glaciation s’arrétait. Peut on mettre sur le dos la disparition de ces espèces à cause du climat ? Il faut être lucide, ces animaux ont évolué depuis des dizaines de millénaires sans problème. Le seul facteur réaliste de leur disparition ne peut qu’être que l’Homme.

L’Homme est responsable de ce massacre qui dure depuis plus de 10000 ans. L’extinction de la faune le rendra inapte à la survie en cas de grave crise climatique future. L’Homme moderne est devenu assisté de lui même, comment réagira t-il en cas de grave bouleversement écologique ? Le Tsunamis de l’Asie du Sud Est a mis en évidence cette dépendance et du problème des surpopulations. Ces questions devront trouver des réponses.

source : http://perso.wanadoo.fr/j_l/EspDisp/EspDisp.html / http://w3.hep-bejune.ch/formateurs/salleclasse/lionneldubois/Faune/rhinoc%C3%A9ros.htm / http://www.ifrance.com/prehisto/mammouth.htm

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