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Les Volcans du Massif Central se réveillaient ils ?

La synthèse des données géologiques montre une évolution tout à fait différente entre le nord et le sud du Massif Central. Le nord du Massif Central, où s’est déroulée l’excursion de Limagne, est principalement caractérisé à l’Oligocène par un fort amincissement crustal, la formation de fossé d’effondrement au niveau de la mer avec une sédimentation épaisse (jusqu’à 3000 m) sans volcanisme, suivie de l’Oligocène supérieur au Miocène inférieur d’un volcanisme localisé dans les zones de plus fort amincissement crustal, en Limagne essentiellement (Premier arrêt de l’excursion de Limagne).

Une augmentation de la sismicité fait craindre le pire…

Evidemment tout ceci était un magnifique HOAX et un poisson d’avril. De tout ceci, seuls les descriptions et la sismicité habituelle du massif central sont réels. D’après un vulcanologue, si le volcanisme du massif central devait se réveiller, nous le serions plusieurs dizaines d’années avant. L’Equipe de TDF vous souhaite un joyeux 1 avril 2008.  

Cet épisode est surtout développé dans la partie nord du Massif Central, lieu de notre excursion, où l’amincissement crustal est localisé mais notable, la sédimentation parfois épaisse, au niveau de la mer et sans volcanisme. Le magmatisme associé à cet épisode ne se développe pleinement qu’au moment de l’arrêt de la sédimentation, est restreint à la partie nord et dure principalement pendant le Miocène inférieur. Il s’interrompt au Miocène supérieur.

C’est cependant dans cette région méridionale, au Miocène supérieur, que se produit une importante érosion thermo-mécanique à la base de la lithosphère, conséquence du flux asthénosphérique engendré par l’enfoncement de la racine lithosphérique alpine à l’Eo-Oligocène. C’est l’époque de la phase volcanique majeure (Figure 1) et de la formation des grandes provinces volcaniques du sud du Massif Central (Cantal, Deves, Veley, Aubrac, etc).

En France, le Massif central et la Bretagne ne s’ont pas épargnés.

On constate, au sud est de Montluçon, une activité sismique particulièrement importante depuis le début de l’année 2002. Cette activité est caractérisée par une quarantaine petits séismes d’une magnitude inférieure à 3. Ils sont situés à une profondeur de 5 Km le long de failles liées au sillon houiller. En portant les coordonnées de ces évènements sur un graphique, on met en évidence leur concentration dans le secteur de St Eloy Les Mines…

De juillet à octobre 2003, les séismes se produisent plus au sud, dans le triangle Manzat – Pontaumur – Pongibaud à une profondeur de 5 à 10 Km. En novembre, c’est dans le secteur du Gour de Tazenat à une profondeur de 5 Km. De juillet à novembre 2003, les séismes se produisent dans ce secteur à une profondeur de 5 à 10 Km. d’une intensité de 1.7 à 3.6. Les petits séismes ont lieu vers le viaduc des Fades sur la vallée de la Sioule et actuellement dans le secteur de Charbonnières Les Vieilles près du cratère de maar du Gour de Tazenat à une profondeur de 5 Km. Le Gour de Tazenat est le plus septentrional des volcans de la chaîne des Puys Un témoignage m’est parvenu d’un résidant de Queuille : Il a ressenti les effets du séisme du 23 août à partir de 2h 30mn, sous la forme d’une succession de 5 « bruits d’explosions » espacés d’une quinzaine de minutes et une autre secousse une heure plus tard. Il n’a pas eu la sensation de vibrations du sol. Ce séisme a été enregistré par le réseau de surveillance sismique avec une magnitude de 3.3 et une profondeur d’une dizaine de kilomètres.

En  2006, on a  enregistré 47 petits séismes répartis sur la zone (voir la carte et les données) la plus forte magnitude est de 2.9. Comme tous les ans nous constatons  une augmentation du nombre de secousses au mois d’août !

En  2005, on a enregistré 59 séismes.

Le 8 décembre à 4h 17mn (heure locale), une magnitude de 3 a été enregistrée au nord de Pontaumur. Le journal La Montagne du 10 décembre rapporte le témoignage d’habitants  comparant le bruit sourd du séisme au passage d’un avion à réaction. Aucun dégât n’a été déclaré.

Ces petites secousses ont eu lieu sur l’ensemble de la zone mais certains présentent des alignements remarquables ;  en août, 4 étaient alignés entre Queuille et Menat, sur les rives de la Sioule vers Châteauneuf les Bains, d’autres vers Vichy ou en Creuse. C’est au sud de Montluçon qu’ont été localisés le plus d’événements en 2005.  (voir la carte ci-dessous)

En  2004,  83 petites secousses se sont  produites entre 5 et 10 Km de profondeur.  Dont un essaim de 53  dans le triangle Queuille – Manzat – St Georges de Mons et vers Gour de Tazenat (ancien maar de la Chaîne des Puys ) (Début Juin 2 secousses d’une magnitude de 3 et 2,9 ont eu lieu au sud de Queuille.) 

Ces tremblements de terre créeraient donc une remontée magmatique à travers les failles du nord du Massif Central. Certaines calderas endormies comme le Mont Dore pourraient être concernées.

L’ensemble Monts Dore – Sancy est un édifice composite qui forme deux grands stratovolcans d’âges différents et couvrant une superficie d’environ 500 km2 pour près de 200 km3 de produits émis. Il est recouvert par la chaîne des Puys au Nord et l’ensemble du Pavin au Sud et culmine au Puy du Sancy à 1885m.Les premiers signes d’activité volcanique dans cette région voient la mise en place de basaltes dispersés et peu importants à partir de 15 Ma et jusqu’à 3 Ma.

Par la suite, s’édifie le stratovolcan des Monts Dore de 3 à 1,5 Ma. Comme pour le Cantal, l’histoire géologique de ce stratovolcan a suscité de nombreux travaux. Ici cependant, les interrogations restent nombreuses et concernent la chronologie des éruptions, l’existence et les limites d’une caldeira et l’importance des avalanches de débris

A l’extérieur de la caldera se mettent en place les dômes phonolitiques (roches Tuilière et Sanadoire), des coulées de trachyandésite (Banne d’Ordanche) et des tufs hyaloclastiques (col de Guéry). En même temps se mettent en place, autour de 2 Ma, les dépôts du plateau de Perrier résultant de gigantesques avalanches de débris partant du Massif de l’Aiguiller et qui se sont écoulées vers le NE jusqu’à l’Allier sur plus de 50km.

Après une lacune d’éruption de produits différenciés entre 1,5 et 1 Ma se met en place le volcan du Sancy entre 1 et 0,2 Ma, et le Massif Adventif entre 0,5 et 0,2 Ma.

Un phénomène cyclique qui pourrait donc être sur le point de se réveiller, les tremblements de terre récents seraient le signal d’un réveil inopiné. Les conséquences d’un tel évènement sont pour l’heure incalculables. Certains spécialistes parlent de quelques mois avant un tel réveil…

sources : http://planet-terre.ens-lyon.fr / http://naturnet.free.fr / http://www2.brgm.fr/

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