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Les Orages dans le Monde

L’Argentine connaît les orages les plus intenses au monde, c’est ce que montre une étude récente, menée par une équipe de la NASA, qui s’appuie sur les données du satellite TRMM (Tropical Rainfall Measuring Mission). Un outil qui permet aux scientifiques de mieux différencier les types d’orages qui se manifestent aux quatre coins de notre planète.

Carte mondiale de la distribution des orages.Lles variations de couleur indiquant le nombre annuel moyen d’éclairs par kilomètre carré. Les couleurs jaunes et rouges indiquent des concentrations plus élevées.(Crédits : NASA/MSFC)

Tous les orages estivaux ne se valent pas. Si bien souvent ils ne sont accompagnés que de chutes de pluies, synonymes de soulagement en ces périodes de chaleur, il en est qui apportent grêle, vents destructeurs et tornades. Connaître la distribution de ces violents orages dans le monde représente donc un enjeu important.

En décortiquant les données globales enregistrées par le satellite TRMM entre 1998 et 2004, les scientifiques ont pu identifier les régions de la Terre qui doivent faire face aux orages les plus intenses. C’est en Argentine, au-dessus du versant est de la Cordillère des Andes où de l’air chaud et humide se heurte souvent à un air plus froid et plus sec, qu’ils ont relevé les plus puissants orages. Etonnamment, quelques régions semi-arides, incluant les franges méridionales du Sahara, l’Australie du nord et des parties du sous-continent indien, connaissent de forts orages. En revanche, des zones pluvieuses telles que l’Amazonie occidentale, l’Asie du sud-est et l’Indonésie sont le siège d’orages fréquents mais en majorité peu inquiétants. Le nord du Pakistan, le Bangladesh, et des régions d’Afrique centrale éprouvent également des orages soutenus.

Auparavant, il était seulement possible d’étudier individuellement chacun des orages par un réseau basé au sol, travail rendu difficile par la faible densité d’instruments.TRMM permet d’étendre la connaissance locale des orages à une échelle quasi-globale. En plus d’avoir à son bord le seul radar de précipitation dans l’espace, d’autres instruments de TRMM fournissent un chevauchement de données extrêmement utiles pour étudier les orages.

Les résultats de cette étude aident à quantifier les différences entre les orages qui se produisent dans différents régimes climatiques autour du monde. Les effets sur l’atmosphère d’un orage intense et monstrueux au-dessus de l’Argentine ou de l’Oklahoma diffèrent considérablement des effets d’un autre, plus ordinaire, au-dessus du bassin amazonique.

A l’avenir, la vaste base de données de TRMM permettra de tester si les modèles numériques utilisés pour les prévisions météorologiques reproduisent fidèlement les orages et, le cas échéant, de développer des modèles plus réalistes à l’aide de ces nouveaux résultats.

Sources : American Meteorological Society / http://www.catnat.net/

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