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Chaque seconde, 100 tonnes de déchets finissent en mer

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A l’heure de la COP21, posons-nous les vraies questions ! Chaque seconde, 100 tonnes de déchets (sur les 4 milliards produites annuellement) finissent en mer, dont une grande partie est constituée de matières plastiques. Certains n’hésitent pas à parler de « septième continent ». Objets flottants ou microparticules, ces déchets plastique se déposent sur les plages, se dispersent en mer, se retrouvent sur les fonds marins. Quels effets ont-ils sur l’Homme et son environnement ?

Un septième continent, formé de déchets plastique : réalité alarmante ou exagération de langage ? Dévoilés dès les années 1990, ces amas de déchets, aussi appelés « îles flottantes », font régulièrement la Une des médias.

Quels sont exactement ces déchets ? D’où viennent-ils ? Quelles sont les conséquences sur notre environnement ? Y a-t-il des solutions pour préserver l’avenir de nos océans ?

De gigantesques zones de convergence, appelées « gyres océaniques », ont été découvertes dans le Pacifique Nord – un amas de 3,4 millions de km2 baptisé le « Great Pacific Garbage Patch », ou « grande poubelle du Pacifique » —, ainsi que dans le Pacifique Sud, l’Atlantique Nord et sud et l’océan Indien. Mais toutes les mers du globe sont souillées. « Les plastiques et micro plastiques sont présents sur l’ensemble de l’océan mondial », constatent les chercheurs.

Pour éviter la pollution de l’eau par ces matières, il faut notamment développer le recyclage du plastique. La tâche n’est pas simple mais de nombreuses initiatives fleurissent dans le monde pour réduire l’impact écologique de ces déchets et développer de nouvelles techniques de recyclage.

L’équipe, conduite par Marcus Eriksen, du Five Gyres Institute de Californie, a assemblé, modélisé et analysé les données recueillies au cours de vingt-quatre campagnes océanographiques menées entre 2007 et 2013 dans les cinq zones de gyres océaniques, mais aussi près des côtes australiennes, dans le golfe du Bengale et en Méditerranée. Soit plus de 1 500 sites où les scientifiques ont prélevé dans leurs filets des échantillons, pour les plus petits débris, ou effectué des observations visuelles, pour les plus gros.

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Ils ont pu ainsi quantifier la pollution au plastique, qui touche « toutes les zones océaniques, y compris les plus éloignées ». Il apparaît en effet que les déchets ne sont pas uniquement concentrés dans les grandes zones de convergence, où leurs densités sont « plus faibles qu’attendu », mais que des zones côtières sont également « très affectées », notamment en Méditerranée.

Le danger vient du ciel également puisque ce sont 200 000 tonnes d’hydrocarbures dispersés dans les airs qui retombent dans l’océan avec la pluie. A cela s’ajoute la centaine de navires qui, chaque année, font naufrage et sombrent au fond de la mer et dont on ne parle jamais. Leurs cargaisons finissent elles aussi par s’échapper et polluer l’eau marine.

400 000 tankers parcourent les eaux du globe pour transporter des marchandises. Les bateaux rejettent 20 000 tonnes d’eau de ballast par an dans les mers, déversant ainsi des quantités d’organismes étrangers aux océans.

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Des centaines d’espèces menacées

Ce qui est sûr, c’est que les plastiques, qui persistent pendant des centaines d’années, contaminent « tous les écosystèmes océaniques, y compris les organismes marins, le zooplancton et les espèces vivant dans les sédiments », rappelle Marcus Eriksen. Et qu’ils peuvent, ajoute-t-il, « concentrer les polluants organiques et altérer le fonctionnement des chaînes alimentaires ».

De précédentes études ont montré que les déchets plastique, fragmentés et brassés par les eaux, sont ingérés par plusieurs centaines d’espèces marines (tortues, poissons, oiseaux ou mammifères), provoquant blessures, empoisonnements et suffocations.

L’Ifremer estime à 540 millions les déchets présents dans les fonds marins européens. La mer méditerranée en a recueilli 300 millions, la mer du Nord 150 millions, le Golfe de Gascogne 50 millions, et l’Adriatique 40 millions. Ces détritus peuvent s’accumuler jusqu’à 2000 mètres de profondeur.

Si le climat est une question essentielle lors de la COP21, les dirigeants ne doivent pas oublier que les principaux fléaux de notre planète sont les pollutions toxiques océaniques, terrestres et atmosphériques, il serait étonnant que ces problèmes soient mis à l’index des discussions… car c’est bien là, l’axe majeur des intoxications de notre planète. Si la question n’était pas soulevée, c’est bien une affaire d’hypocrisie qui en serait alors dédiée.

Adaptation TDF

sources et extraits de http://www.futura-sciences.com/ / http://www.planetoscope.com/ / http://www.lemonde.fr/ / http://www.vedura.fr/ / http://www.consoglobe.com/ / http://www.notre-planete.info/

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