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Une saison cyclonique hors norme : Bilan

Katrina, Rita, Wilma… Le cru 2005 des cyclones a battu tous les records dans l’Atlantique nord. Les chiffres parlent d’eux-memes : 28 tempetes tropicales et ouragans, soit quatre de plus qu’en 1933, qui etait deja consideree comme un millesime exceptionnel ; treize ouragans dans la meme saison ; sept ouragans dits intenses, dont trois classes au plus haut de l’echelle de Saffir-Simpson, c’est-a-dire dans la terrifiante categorie 5, ou les vents depassent les 250 km/h ; et, enfin, la plus faible pression atmospherique jamais enregistree dans la region, 882 hectopascals.
Jean-Noël Degrace : « Des que l’on a une anomalie chaude, on a envie de la relier au rechauffement de la planete. Mais il n’est pas possible d’aller directement a cette conclusion, pour plusieurs raisons. D’abord, on peut relier cette anomalie au phenomene cyclique qu’est l’oscillation nord-atlantique. Ensuite, si on soupconne le rechauffement, il faut se demander pourquoi, dans ce cas, le Pacifique a ete epargne. Et puis on a deja eu dans le passe des phases d’activite forte. Je dirai donc que le rechauffement climatique a sans doute joue, mais qu’il n’est pas le seul coupable. C’est un debat que nous avons en permanence entretropical stormers, mais personne ne peut trancher pour l’instant. » ….

Voici un article pour ceux qui aurait manqué le suivi sur la Terre du Futur…

Les specialistes des cyclones dans la region etaient tous tombes d’accord avant l' »ouverture » de la saison : celle-ci s’annoncait mouvementee. La confirmation est arrivee tres vite. Le 1er aout, le National Hurricane Center americain publiait un communique expliquant que « le mois de juillet (avait) vu une activite cyclonique tropicale sans precedent dans le bassin atlantique, avec le developpement de cinq tempetes nommees : la tempete tropicale Cindy, l’ouragan Dennis, l’ouragan Emily, la tempete tropicale Franklin et la tempete tropicale Gert. Le record precedent pour des tempetes nommees formees en juillet etait de quatre. »

MADRID 29/11 (BELGA/AG) = La tempête tropicale Delta qui est passée dans la nuit de lundi à mardi par l’archipel des Canaries, un phénomène « absolument anormal » pour ces îles espagnoles, a fait au moins sept morts et provoqué d’importants dégâts matériels, selon les autorités locales. Selon la compagnie Unelco-Endesa, 265.000 personnes ont été privées d’électricité pendant la nuit sur les îles de Fuerteventura, Gran Canaria et Tenerife, cette dernière demeurant mardi privée de courant. Les cours de 320.000 élèves ont été suspendus lundi après-midi dans les écoles de tout l’archipel à l’approche de la tempête Delta, la 25ème de la saison dont l’arrivée avait été annoncée par le Centre national des ouragans (NHC) basé à Miami. La tempête s’est formée le 23 novembre au sud-ouest de l’archipel portugais des Açores et y est restée plusieurs jours avant de se déplacer vers l’Est pour atteindre le nord de l’archipel des Canaries lundi à la mi-journée.

Tempête: Le Maroc a tremblé

· Le pays relativement épargné

· Dans la région du Souss, l’agriculture touchée

· Aucun avertissement adressé à la population

Toute la nuit du lundi dans les chaumières marocaines on a «tremblé» de crainte que la tempête tropicale ne balaie tout sur son passage. Il faut dire que les bulletins étaient plutôt alarmants, même si la météo nationale a préféré parler de dépression que de tempête (cf.www.leconomiste.com). Les autorités n’ont pas voulu alerter la population de peur de susciter un affolement général. Mais, c’est oublier que les foyers marocains sont équipés de paraboles et qu’ils ont été au courant de ce qui se préparait.
Ce matin, la population s’est réveillée, soulagée d’avoir échappé à Delta, la tempête tropicale. Mais, ce n’est pas le cas des îles Canaries qui ont été prises dans l’œil du mini «cyclone». De nombreux dégâts matériels sont à déplorer, un mort aussi. Une vingtaine d’autres personnes, de malheureux candidats à l’émigration clandestine, ont sombré au large des côtes marocaines.

· Comme la veille du tremblement de terre à Agadir

La région d’Agadir était particulièrement exposée. Mais aucune mesure particulière, aucun avertissement n’a été lancé à propos de cette perturbation climatique. Pourtant, dans la capitale du Souss, l’atmosphère était «spéciale». «Le ciel était gris et semblait vouloir écraser la ville. Il n’y avait pas un brin de vent et la mer était anormalement calme. Cela m’a rappelé la veille du tremblement d’Agadir, le 29 février 1960», témoigne cette quinquagénaire.
Mais finalement ce sera plus de peur que de mal. La tempête, qui s’est abattue sur la ville et sa périphérie dans la nuit du lundi 28 novembre, n’a pas véritablement fait de dégâts. Ce sont surtout les arbres qui ont fait les frais du mauvais temps. Le groupe Tikida informe de même que la végétation du Golf du Soleil a été malmenée et abîmée par la tempête et qu’un arbre est tombé à l’hôtel Tikida Dunas. Par ailleurs, du côté de l’aéroport Al Massira, un habitant des alentours avance qu’un poteau de la station Shell n’a pas résisté aux rafales du vent. Malgré ces quelques incidents, les autorités locales comme les représentants de la Commune urbaine de la ville maintiennent que la tempête n’a pas eu d’impacts négatifs.
Il est vrai que l’on s’attendait au pire. «On a pas voulu effrayé la population et l’on a eu raison», indique un élu. Les opérateurs du tourisme, notamment les hôteliers ont par contre été prévenus et ont pris leurs dispositions pour préserver leurs clients, sans tout de même les inquiéter. Mardi matin, les touristes, que la tempête n’a pas empêchés de dormir, ont poursuivi leur séjour. Les plus téméraires se promenaient sur le front de mer malgré le vent et la houle. Les pompiers, l’ODEP et tout les concernés ont aussi été prévenus lundi après-midi de la tempête qui arrivait. Fort heureusement, il semble que personne n’ait eu à intervenir.
Dans la région d’Essaouira à El Jadidia, pas trop de dégâts non plus.
D’ailleurs, les armateurs ne sont pas inquiets mais, n’empêche, ils consultent avec attention les prévisions météorologiques. Et avant-hier soir, «on a échappé de peu à Delta», indique un habitant. De fait, la force des vents a oscillé entre 3 et 5 sur l’échelle de Beaufort. La houle qui était évaluée entre 1,5 à 2,5 mètres s’est heureusement calmée. Lundi, la hauteur des vagues était de 2,80 à 4,20 m.
Ce mercredi, les habitants devront prendre leur parapluie. Et pour cause, des averses orageuses sont annoncées. Les vents souffleront du nord à l’est et seront d’une force variant entre 3 à 6. La mer sera aussi forte avec une houle de 5 à 3,5 de hauteur. Cependant, de l’apaisement est prévu pour le soir. Les petites barques des pêcheurs s’aventurent déjà aux alentours du port d’El Jadida pour jeter leurs filets. Les sardiniers se risquent au large. «C’est par mauvais temps que la mer est poissonneuse», lancent, pressés, des marins pêcheurs qui ne veulent pas rater l’occasion de remplir leurs nasses.

· Les agriculteurs ravis des précipitations

Ces derniers ont bien entendu parler de la tempête des îles Canaries. Mais ils sont confiants dans les prévisions météorologiques nationales. Ils consultent même l’Internet pour connaître la situation de la mer. Mais ceux qui «veillent au grain» sont les armateurs qui opèrent entre le cap «Jubié» à une vingtaine de kilomètres au sud de Tarfaya jusqu’au cap «Gur», à 40 km au nord d’Agadir. Un autre armateur de la place indique avoir été prévenu par son frère sur l’approche de la tempête depuis l’Irlande. Dimanche dernier, la météo de ce pays prévoyait de grandes perturbations atmosphériques éventuelles au niveau des côtes marocaines.
Mais à quelque chose malheur est bon. Cette perturbation ravit les agriculteurs car elle a amené avec les pluies attendues. «Si cela pouvait durer, ce serait bénéfique pour les barrages et les puits. Les inondations, même si elles font des dégâts, sont préférables à la sécheresse», souligne un paysan de Doukkala.

Dégâts agricoles

Selon Samir Tazi, membre de l’Apefel (Association des producteurs de fruits et légumes), la tempête a détruit quelques serres et déchiré le plastique de bon nombre d’autres dans le Souss Massa.
La superficie estimée touchée ne dépasse pas 10 hectares. De son côté, Abderrazak Mouisset, président de l’Apefel, indique qu’au niveau des vergers d’agrumes des cyprès ont été cassés et saccagés.
Comme le bulletin météorologique l’annonçait, la tempête s’est déclenchée vers trois heures du matin mardi après un peu de pluie dans la soirée du lundi. En raison des vents forts, la pluie a été chassée et les précipitations enregistrées n’ont pas été très élevées. Selon les services de la météo à Inezgane, le niveau des précipitations sur Agadir, entre 18 heures lundi et 06 heures du matin mardi, a atteint à peine 7 mm.

Presse Canadienne

La saison des ouragans a pris fin officiellement mercredi, mais la tempête tropicale Epsilon prenait des forces dans l’Atlantique, loin au large des Bermudes.

Epsilon, la 26e tempête tropicale de l’année dans l’Atlantique, vient donc couronner une saison record pour 2005. Jamais depuis que les statistiques sont compilées à ce sujet n’aura-t-on vu autant de dépressions tropicales en une même saison.

A 16h, mercredi, Epsilon était située à un peu plus de 1000 km à l’est des Bermudes. Selon le Centre national de prévision d’ouragans de Miami, la tempête devrait se dissiper au-dessus de l’océan au cours des prochains jours.

Malgré tout, Epsilon, avec des vents soufflant à 113 km-h, pourrait causer de fortes vagues sur les côtes des Bermudes.

La saison des ouragans dure de juin à novembre.

Voici des articles qui apporteront de nombreuses explications :

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L’ouragan Rita

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Après Wilma, Alpha : du jamais vu : ça continue…

L’année 2005 aura été une année cyclonique exceptionnelle dans l’Atlantique Nord et il est fort à supposer que le réchauffement climatique ne soit pas la principale cause directe. Tous les records ont été battus. Et maintenant qu’elles sont les raisons de ce qui ressemble à un changement majeur ?

sources : http://www.meteonews-fr.com/ / AFP

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