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Trois-quart des espèces auront disparu de la surface de la Terre en 2200

Ne riez pas, à l’échelle de la Terre et de celle de l’histoire de l’humanité, 2200 c’est déjà demain. Et avec l’espérance de vie qui s’allonge c’est une affaire de cinq ou six générations tout au plus. Vos petits ou arrière-petits enfants seront donc directement concernés.

A qui la faute? En partie aux activités humaines bien évidemment. Est en cours à l’heure actuelle le plus rapide déclin des espèces animales et végétales. Les plus pessimistes des personnes autorisées, comprenez les scientifiques les plus éminents de la question, estiment que trois-quarts des espèces auront disparu d’ici 2200. Déforestation, pollution, braconnage, surexploitation des ressources… autant d’activités directement liées à l’homme qui ont des conséquences concrètes et immédiates sur les espèces du monde animal et végétal.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui a tenu son congrès à Hawaï au début du mois de septembre 2016, tire la sonnette d’alarme. La nouvelle liste rouge des espèces en danger qu’elle vient de dresser, l’inventaire le plus complet de la faune et de la flore mondiales, comprend 82 954 espèces. Parmi elles, 23 928 sont menacées d’extinction, soit un tiers, 68 sont menacées de s’éteindre à l’état sauvage (survivant uniquement en élevage) et 855 disparues.

Terre mer, air, aucun espace n’est épargné. A titre d’exemple, certaines lignes à haute tension détruisent l’habitat de rapaces, la montée des eaux raréfie les espaces et les ressources d’espèces insulaires notamment…

Les experts alertent notamment sur les cas du gecko de Malaisie, de la chauve-souris géante d’Europe et d’Afrique du Nord, du desman de Moscovie, un petit mammifère semi-aquatique, du Gorille ou encore du koala d’Australie et du zèbre d’Afrique, dont la population a diminué de 24% en quatorze ans…

Des exemples isolés qui font office d’arbres cachant la forêt de l’extinction. « Nous vivons une époque de mutations extrêmes et chaque mise à jour de la liste rouge de l’UICN nous montre que la crise mondiale de l’extinction avance très vite », alerte Inger Andersen, directrice générale de l’UICN.

Alors la Terre, paradis perdu pour toujours? Il y a des solutions, avance l’UICN: limiter le commerce illégal d’espèces menacées, promouvoir les solutions fondées sur la nature pour faire face aux changements climatiques, prendre en compte la conservation de la biodiversité dans le développement des énergies renouvelables… Mais le temps presse. On se répète, 2200 c’est déjà demain.

extrait et source de http://www.lexpress.fr/

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