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Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera

Monsieur Alain Peyrefitte a écrit en 1973 un livre « Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera ». Cette phrase célèbre a été tirée de Napoléon Bonaparte. L’empire du Milieu s’est réveillé à la consommation et à la production de produits pour que 25% d’américains et d’autres obèses continuent à consommer comme des malades qu’ils sont et le monde est fasciné…, alors que cela représente le début du déclin de notre espèce.
La terre connaîtra un véritable cauchemar écologique d’ici 2031 si l’ensemble des Chinois venaient à adopter l’actuel mode de vie américain de forte consommation, a averti mercredi 9 mars 2005, l’institut de recherche américain Earth Policy Institute.
Que ferons-nous quand, dans un commerce international dérégulé, la Chine exportera à bas prix toutes les céréales produites suivant des techniques que nous n’aurons pas pu développer ?

La Chine, en pleine expansion économique tire la demande d’acier. Elle en a absorbé à elle seule en 2003 plus de 25% de la consommation mondiale, qui devrait dépasser en 2004 la barre du milliard de tonnes.

Son énorme demande d’acier fait aussi grimper les prix depuis le début de l’année 2004, et la plupart des analystes estiment que le mouvement se poursuivra pendant le premier semestre 2005.

Tokyo, novembre 2004 : « En raison d’une pénurie temporaire d’acier, Nissan va suspendre la production dans certaines de ses usines japonaises pour un total de cinq jours fin novembre début décembre », annonçait jeudi le numéro deux du secteur au Japon dans un bref communiqué laconique.

« C’est un incident sans précédent », a admis plus tard un porte-parole.

La Chine est sur une trajectoire de rattrapage économique rapide des pays développés. Son irrésistible ascension dans les échanges internationaux se profile comme une des lignes de force de l’économie mondiale au cours des prochaines années. La transition vers l’économie de marché, l’ouverture aux échanges internationaux et aux capitaux étrangers s’accompagnent de profonds changements structurels internes : la Chine se désengage d’industries vieillissantes et de processus de production obsolètes, et trouve les ressorts de sa croissance dans de nouvelles générations d’industries et de technologies. C’est une économie à plusieurs vitesses, et l’avenir de la modernisation chinoise se joue dans la capacité d’entraînement des régions et des industries dynamiques, des technologies modernes, sur le reste de l’économie. Les fragilités de l’économie chinoise viennent des tensions sociales et des déséquilibres internes que crée la rapidité même de sa croissance.

La demande croissante de bois qui accompagne le développement économique de la Chine constitue une menace pour les forêts à travers le monde, selon un rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) publié mardi.

La Chine est devenue l’un des principaux clients de pays comme la Russie, la Malaisie ou l’Indonésie pour le bois et la pâte à papier. Elle est aussi l’une des principales destinations de bois abattu et vendu illégalement, selon les experts du WWF.

Dans son rapport intitulé « Le marché du bois en Chine, commerce et environnement », l’organisation de défense de l’environnement souligne que les principaux pays qui exportent du bois vers la Chine sont tous confrontés à des problèmes de surexploitation forestière, de transformation de leurs forêts naturelles et d’abattage illégal.

« Alors que les Chinois utilisent en moyenne 17 fois moins de bois que les Américains, les importations chinoises de bois ont connu une augmentation spectaculaire au cours des dix dernières années et vont continuer à croître pour répondre aux besoins de l’énorme population et d’une croissance économique rapide ».

Lors du forum de Davos, le premier ministre Chinois Huang Ju n’a pas caché devant un parterre de quelques centaines des plus grands patrons du monde l’intention de la Chine de participe à la coopération internationale et de travailler à « un système économique plus ouvert ».

Cela ne se fera malheureusement pas dans l’intérêt des centaines de millions de salariés Chinois ! Des dizaines de milliers d’entreprises d’Etat ont changé de statut ces dernières années, pour devenir rentables. Avec la rentabilité, le critère qui arrive tout de suite c’est le profit capitaliste mais là les chinois n’ont bien sûr rien inventé.

 

La course aux nouvelles sources d’approvisionnements ainsi qu’à leur diversification est aussi ouverte en Chine. Les besoins énergétiques de ce pays sont énormes pour assurer son développement économique.

Aujourd’hui, tout est différent, c’est le retour au capitalisme, la privatisation des mines ou leur changement de statut pour en faire des entreprises « rentables », qu’elles soient d’Etat, provinciales ou privées. Nous pouvons incontestablement remarquer la détérioration des conditions de vie, de travail et de production des mineurs. Une telle régression est forcément très mal vécue par les intéressés. Tous les travailleurs chinois disposaient d’une protection sociale, d’un droit aux soins. Ce service à disparu avec le « socialisme de marché » qui n’est rien d’autre que le marché capitaliste !

L’été 2004 a vu se développer une campagne liée aux risques de pénurie d’électricité. Parallèlement sont montrées les « sources potentielles » de la Chine en matière de charbon bien entendu, de nucléaire aussi, ainsi que d’autres ressources énergétiques comme le gaz et le pétrole.

Depuis quelques temps la Chine est régulièrement montrée du doigt pour sa pollution par ceux là mêmes qui sont les plus grands pollueurs de la planète. Entre eux les groupes capitalistes qu’ils soient américains, européens ou chinois ne se font pas de cadeaux et s’en feront de moins en moins.

Immense marché, la Chine est devenue une espèce de champ clos dans lequel s’affrontent férocement les grands groupes capitalistes multinationaux, chinois compris.

Revenons à l’énergie, le nucléaire est perçu par les chinois comme un des moyens sinon le moyen le « plus rapide et propre » de répondre à leur besoin énergétique exponentiel. Le groupe français FRAMATOME n’est pas très loin, sans parler des USA, de la Russie et des groupes de pressions qui s’intéressent plus à leur carnet de commande qu’à l’indépendance énergétique de la Chine.

Actuellement la Chine a choisi de relancer son programme nucléaire : vingt-cinq nouvelles centrales seront construites d’ici à 2020, contre huit actuellement. A l’horizon 2040, la Chine pourrait compter plusieurs centaines de réacteurs de 1.000 MW.

Quant au pétrole, la Chine a produit 145 millions de brut au cours des dix derniers mois de 2004. Elle a importé 85,80 millions de tonnes de pétrole brut selon les chiffres officiels (soit 30% de la consommation totale).

Mais il faut savoir que les deux groupes pétrochimiques de Chine (China Petroleum Corporation et China Pétro-Chemical Corp) ont déjà atteint la limite de leur capacité de raffinage. Au dessus, pour l’instant, tout ne peut dépendre que de l’importation. Qui arrachera le marché ? Cette frénésie est accentuée par le fait que les réserves aujourd’hui connues en pétrole de la Chine seront quasi épuisées d’ici quinze ans car l’industrie, en pleine croissance, engloutit des quantités énormes de produits pétrochimiques. Et d’autre part, les réserves mondiales baissent elles aussi dans la même période, accentuant les rivalités régionales avec le Japon. La Chine négociant l’accès au pétrole Sibérien par la construction d’un oléoduc avec la Russie entre la région du lac Baïkal et la ville de Daqing dans le nord-est du pays. Le Japon soutenant un autre tracé par le port Russe de Nakhodka sur la mer du Japon. Pas de cadeau !

Le gaz aussi pose un problème. Un gazoduc de plus de 4.000 km entre le Xinjiang (qui possède d’importantes réserves évaluées à plus de trente ans) et les régions côtières (Anhui, Jiangsu et Zhejiang), a été achevé fin 2004. Il fournira annuellement 12 milliards de mètres cubes de gaz. La Chine a consommé en 2004 moins de 40 milliards de m3 de gaz naturel, ce qui représenterait moins de 3% de sa consommation énergétique totale, chiffre de loin inférieur à la moyenne mondiale.

Le marché chinois dugaz intéresse le grand voisin Russe qui estime les besoins de la Chine en 2010 en gaz importé, à 20 milliards de mètres cubes. Là encore la concurrence avec le Japon agace, c’est l’utilisation du gaz naturel de l’île de Sakhaline négocié entre la Russie et la Chine.

La Chine s’éveille avec une force rarement dévellopée par la passé par une autre puissance. Quand 1 smic français correspond à 63 personnes payées en Chine, toute notre économie valse dans les méandres d’un tremblement sans précédent. La Chine s’éveille à une époque où la planète n’en peut déjà plus des méfaits de l’Humanité. Napoléon avait raison, et c’était il y a 200 ans. Quand le Chine s’éveillera, le monde tremblera. La Chine s’éveille et le monde commence à trembler.

sources : http://www.geocities.com/jguillermain/ / http://www.20minutes.fr/forums/show_thread.php?thread_id=41470&forum_id=3&theme_id=84&hl_msgs=41470 / AFP / Wanadoo / http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/allegre/dossier.asp?ida=342775 / http://fr.biz.yahoo.com/041125/202/45nte.html / http://www.cepii.fr/francgraph/publications/livres/decouverte/flchine2003.htm / http://www.la-croix.com/afp.static/pages/index.sci.htm / http://membres.lycos.fr/communistes/080205chinecapital.htm /

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