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L’affaire d’une courbe inexacte

Il faisait plus chaud au Moyen Age qu’aujourd’hui. Le scandale de la crosse de hockey.

En 2001 le GIEC de l’ONU (IPCC en anglais) a publié  un rapport (le N°3) qui contenait un graphe en forme de crosse de hockey. (ci-dessous à droite) sur l’évolution des tempétatures depuis l’an 1000 jusqu’à nos jours dans l’hémisphère nord. Or ce graphe est grossièrement faux et a fait scandale dès sa publication.

Le point fort de l’argumentation du GIEC concernant  le rôle essentiel de l’homme sur le climat reposait sur la comparaison de deux courbes en forme de crosse de hockey, montrant depuis 1000 ans, l’une une augmentation récente et sans récédent des températures et l’autre un accroissement récent et sans précédent du taux de CO2. Hélas pour le GIEC, la première est fausse et la seconde est contestée. Voyons d’abord la première, celle du CO2 étant abordée au chapitre 8.

Ici courbe des températures avant 1998 selon le GIEC.

La courbe en crosse de hockey est issue partiellement des données de la dendroclimatologie (analyse des anneaux annuels de croissance des arbres pouren déduire températures et humidité) pour les périodes d’avant l’usage généralisé du thermomètre (donc avant le XX° siècle). Cette méthode repose sur un postulat: Les arbres vivent et croissent toujours à la même température que l’air ambiant. Or deux chercheurs de l’Université de Penssylvanie (Brent Helliker et Suzanna Richter)* ont montré que les feuilles des arbres s’adaptent aux variations climatiques en transpirant quand il fait chaud et en se recroquevillant quand il fait froid, afin de favoriser la photosynthèse. Résultat confirmé par des chercheurs suisses, qui ont étudié, à l’aide de caméras infra rouges, la température de la canopée d’arbres poussant dans les forêts alpines. Sur toute une saison de croissance, la température moyenne de la canopée était de 4 à 5°C supérieure à celle de l’air froid environnant !

Donc l’hypothèse de base de la dendroclimatologie est fausse : Pour favoriser la photosynthèse, les arbres font varier leur température qui est donc, le plus souvent, différente de celle de l’air ambiant. Du coup prétendre reconstruire avec exactitude la courbe des températures depuis l’an 1000 par la dendroclimatologie est illusoire.
Source:
http://www.nature.com/nature/journal/v454/n7203/abs/nature07031.html

Le plus grave: La courbe en forme de crosse de hockey a été bâtie en commettant de lourdes erreurs statistiques et en introduisant des biais dans le choix des données.

Erreurs statistiques: Le biais dans le choix des données et le traitement statistique furent démontrés en 2003 par les scientifiques climato-sceptiques Steve McIntyre et Ross McKitric. Leur analyse fut confirmée par Eward J. Wegman, statisticien chevronné de l’Académie des Sciences américaine, aidé de deux autres statisticiens expérimentés dans un rapport de juillet 2006 commandité par une commission parlementaire US. Ce rapport montre que le traitement statistique non modifié de Michael Mann permettait d’obtenir une « crosse de hockey » avec des données totalement aléatoires. Ci dessous quatre courbes obtenues avec la méthode statistique utilisée par Michael Mann. L’une est celle qu’il a publiée, les trois autres sont obtenues en injectant des données aléatoires. Dans tous les cas la crosse de hockey apparaît…
Source rapport Wegman :
http://republicans.energycommerce.house.gov/108/Hearings/07192006hearing1987/Wegman.pdf

Biais dans la choix des données : Wegman a de plus découvert que le choix des séries de mesures des cernes des arbres utilisées par Mann était erroné et que quand on procédait avec un centrage correct des données on obtenait clairement (bien que sur la base de données en nombre faible vu leur âge) la période chaude du Moyen Age et le Petit Âge Glaciaire. Pour faire ses calculs globaux en fusionnant la ultitude des séries chronologiques des reconstitutions locales, Michael Mann leur avait appliqué une analyse en composantes principales qui avait été calculée avec une procédure biaisée : la moyenne était calculée sur le XX° siècle et les coefficients de covariance étaient alculés sur l’ensemble des siècles étudiés, ce qui donnait un poids dominant aux quelques séries ayant une croissance forte au XX° siècle.

L’existence de la période chaude du Moyen Age est bien attestée, par les scientifiques et par les historiens. Le Groenland a été colonisé par les Vikings à partir de 985 ap JC, qui y ont pratiqué l’élevage et l’ont baptisé « terre verte ».

Le GIEC a déclaré depuis le scandale du graphe de 2001, que la période chaude du Moyen Age ne concernait qu’une région du globe: en gros l’Atlantique nord.

Voici ci-dessous à droite un graphe issu d’une étude internationale, portant sur le climat depuis 2000 ans en Chine, qui montre pourtant clairement la période chaude du Moyen Age (flèche rouge) et le petit âge glaciaire (flèche bleue).

Le site sceptique CO2 Science a recensé 41 pays, partout dans le monde, où la période chaude du Moyen Age est mise en évidence par des études impliquant 744 scientifiques venant de 437 institutions différentes.
Source:
http://www.co2science.org/

En 2007, devant les critiques, le GIEC rectifie le tir :
Le graphe concerne toujours l’hémisphère nord seul. Il est régionalisé et la période chaude du Moyen Age n’est plus occultée, mais minorée. Les courbes de différentes couleurs correspondent à diverses régions de l’Hémisphère Nord. NB: Là encore après 1998, il faut imaginer une courbe descendante en réalité.

Le graphe en crosse de hockey, grossièrement faux, est pourtant encore largement utilisé par nombre d’organismes, beaucoup de sites web. Pourquoi? Il faisait plus chaud au Moyen Age qu’aujourd’hui et les rejets de CO2 humains étaient dérisoires à l’époque. Le niveau des températures actuelles n’a donc rien d’exceptionnel. Cette affaire célèbre nous enseigne aussi que les publications du GIEC ne doivent pas être prises aveuglément pour la vérité avant d’avoir été soumises à un minimum d’esprit critique.

source : http://astrosurf.com

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