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La moto volante tient la route !

Thierry Gruffaz, ingénieur et pilote de ligne, planche sur un concept de motogyre, une moto accouplée à un autogire, pour se déplacer sur route comme dans les airs. Explications…

Et si la moto volante arrivait bientôt sur nos routes ? L’idée fait son chemin… En tout cas, un ingénieur des Arts & Métiers aixois et pilote de ligne, y travaille d’arrache-pied. Voilà plus de quatre ans que Thierry Gruffaz se consacre à ce projet. Son ambition ? « Créer un véhicule qui va sur la route et dans les airs », explique-t-il. Un rêve fou ? Non, pas forcément… Les fans de Star Wars se souviennent sans doute de la mythique scène du film Le retour du Jedi dans laquelle Luke Skywalker pourchasse un éclaireur impérial sur un speeder-bike.

Eh bien, la moto volante pourrait bientôt devenir réalité. L’armée américaine s’y intéresse de très près et quelques ingénieurs européens planchent également sur le sujet. Notre Géo Trouvetout aixois est parti d’un simple constat : « L’espace routier évolue et on y trouve moins de plaisir à circuler. D’où l’utilité de trouver un autre espace pour se déplacer. Et pourquoi pas les airs ? Les avions bimoteurs, les ULM ou encore les hélicoptères, c’est bien mais pas à la portée de tout le monde. »

C’est une machine volante de type autogire (il s’agit d’un aéronef qui ressemble à un hélicoptère, inventé en 1923 par l’Espagnol Juan de La Cierva) qui prend son envol.

Développer une machine qui ne coûte pas plus de 50 000 euros. La moto en question est une Suzuki 1000 de 190 kilos pour 190 chevaux. On a choisi le véhicule au rapport poids -puissance le plus élevé, car en l’air, on récupère la puissance du moteur pour faire tourner l’hélice arrière. »

Avec 450 kilos au décollage maxi et deux personnes, cette drôle de machine, une fois en l’air, sera en fait un ULM classé autogire.

La motogyre dotée de longerons vient de coupler à la moto. « Nous utilisons du carbone et de l’aluminium pour réaliser les différentes pièces, souligne Thiery Gruffaz. C’est léger, fiable et résistant. » L’ingénieur-pilote a passé un partenariat avec l’Ensam et dispose d’un atelier sur le campus aixois : « Nous avons pu effectuer tous les calculs et réaliser les plans mais aussi confectionner certaines pièces. Je travaille avec des professeurs, des chercheurs et des élèves. J’ai investi toutes mes économies, soit un peu plus de 60 000 euros. J’ai reçu une aide de la BPI de 30 % pour réaliser l’étude de faisabilité. Je viens de passer un partenariat avec le lycée Jean-Perrin à Marseille pour la réalisation de pièces en carbone. Je souhaite ouvrir une nouvelle forme de déplacement et développer une machine qui ne coûte pas plus de 50 000 euros. On va faire des essais au sol, puis en vol dans les mois qui viennent. »

De la moto Hoverbike à la voiture volante futuriste

Le ministère de la Défense américain s’intéresse de près au projet baptisé « Hoverbike », un prototype, développé par la compagnie britannique « Malloy Aeronautics ». Il s’agit d’une moto volante propulsée dans l’air par deux grosses paires d’hélices. L’appareil, qui s’enfourche telle une bicyclette ou une moto, ne possède pas de roues mais quatre rotors. L’engin pèse 105 kilos et peut décoller avec un poids total en charge de 270 kilos. Ce véhicule en fibre de carbone pourrait venir en soutien des missions en transportant des fournitures.

Elle n’a pas encore été produite mais peaufine son style et ses caractéristiques : la voiture volante TF-X américaine de Terrafugia adopte des hélices rétractables pour décoller verticalement. Avec une puissance de 1 360 chevaux, via deux moteurs électriques alimentant les hélices, elle peut emmener 4 personnes. Mais attention, le modèle ne serait pas lancé avant… 2025.

extrait et source de http://www.laprovence.com/

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