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Images inédites de la naissance de l’univers

Fascinant et déroutant : les scientifiques européens ont réussi à obtenir l’image la plus précise jamais réalisée de l’enfance de l’Univers. Une équipe de 350 astrophysiciens a publié la carte du cosmos, peu après le big-bang. Dressée par le télescope spatial Planck, elle révèle son âge, son passé, sa vitesse d’expansion, son contenu… L’Agence spatiale européenne a dévoilé des images inédites du cosmos établies par le télescope Planck.


Cet incroyable cliché a été obtenu après 15 mois d’observation de la voûte céleste grâce aux radiations dans le domaine des micro-ondes et à la suppression des émissions de poussières et des fréquences radio provenant de la Voie lactée pour ne laisser apparaître que les restes du Big Bang.

image de l'univers

 

« Le rayonnement fossile, c’est le Graal des astrophysiciens et des cosmologues », lance François Bouchet, le coordinateur scientifique du principal instrument embarqué à bord de Planck, HFI. Détecté totalement par hasard en 1964 par Arno Penzias et Robert Wilson (des Bell Labs), et plus communément appelé « fond diffus cosmologique » par les scientifiques, le rayonnement fossile est le plus ancien qui ait été émis dans l’univers. Sa toute première « lumière », vieille de 13,8 milliards d’années, lorsque l’univers, jusque-là opaque, devint subitement transparent, 380.000 ans après le big bang.

D’un bout à l’autre de l’univers, ce rayonnement primordial présente une remarquable homogénéité de température, à 2,7 kelvins (2,7° au-dessus du zéro absolu). Avec toutefois d’infimes variations, de l’ordre du cent-millionième de degré, autour de cette valeur moyenne. Ce sont ces variations qu’a mesurées Planck avec une précision stupéfiante, de l’ordre du dix-millionième de degré. Pour donner une idée de la performance, Planck serait capable de détecter, depuis la Terre, la chaleur corporelle d’un lapin gambadant sur la Lune !

L’analyse des 500 premiers milliards de mesures a ainsi conforté les cosmologues dans l’idée que l’univers était « plat » – sa géométrie à grande échelle est celle qui nous est familière depuis Euclide, dans laquelle la somme des angles d’un triangle vaut 180°. Ce qui peut paraître évident au profane mais ne l’était pas pour les cosmologues, qui pendant longtemps ont aussi envisagé l’hypothèse que sa géométrie puisse être sphérique (la somme des angles d’un triangle y est supérieure à 180°) ou au contraire hyperbolique, c’est-à-dire en forme de selle de cheval.

Ces résultats sont en soi parmi les plus significatifs obtenus en cosmologie depuis longtemps, mais la moisson de Planck ne s’arrête pas là. « Ce qui rend cette étude du rayonnement fossile si intéressante, explique François Bouchet, c’est que, s’il a été émis 380.000 ans après le big bang, il conserve la trace de ce qui s’est passé bien plus tôt. » Bien plus tôt ? « Moins d’un milliardième d’un milliardième d’un milliardième de seconde après le big bang », précise le cosmologue du CNRS.

sources : http://fr.euronews.com / www.huffingtonpost.fr

http://www.lesechos.fr/

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