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Un Monde avec un pétrole cher

Les réserves pétrolifères seront épuisées d’ici 50 ans. Et avec l’arrivée de la Chine et de l’Inde, la consommation mondiale explose. Le prix du baril va-t-il atteindre un point de non-retour ? D’ici 2010, les experts estiment que le prix du litre à la pompe aura dépassé les 2 euros.

Depuis le début de l’année, 25 compagnies aériennes ont mis la clé sous la porte ! Avec un plein en hausse de 90% par rapport à l’an passé, la facture de kérosène a gonflé de 70 milliards d’euros en douze mois ! Pour sauver les meubles, des compagnies comme Air France ont augmenté le prix des billets : deux euros pour un vol national et jusqu’à dix euros pour les long-courriers.

Le prix de l’essence ressemble à l’informatique : il faut s’adapter à son évolution ! Touchés par la hausse des tarifs, le porte-monnaie des consommateurs est fortement mis à contribution. Résultat : le moral des ménages est en baisse et le pouvoir d’achat des Français a perdu 0,4 point au 1er trimestre 2008.

La flambée des prix du baril fait au moins un heureux : l’Etat. Les taxes sur le pétrole lui ont rapporté 120 millions d’euros de plus que prévu. Une somme qui est destinée à financer «un fonds de solidarité face à la hausse des prix». Total va également participer à la prime à la cuve de fuel à hauteur de 102 millions d’euros cette année. Une paille comparée aux 12 milliards d’euros de bénéfice réalisé par le groupe l’an passé.

Avec l’envolée des prix du baril, produire sur place coûte désormais moins cher que de faire venir du pétrole de l’étranger. Résultat : des sociétés veulent relancer la production de l’or noir «made in France». Récemment, des Britanniques ont ainsi obtenu un permis pour rechercher des hydrocarbures dans… le Jura !

Chauffeurs de taxis indiens, viticulteurs français, pêcheurs italiens, routiers polonais, agriculteurs belges… Avec la hausse des prix, tous les pays et toutes les professions sont touchées. En Europe, Bruxelles a récemment débloqué d’urgence 2 milliards d’euros pour sauver les pêcheurs et annoncé plus de transparence sur les stocks pétroliers.

L’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) contrôle tout. Et ses décisions ont une influence déterminante sur les cours mondiaux. Ainsi, malgré les demandes répétées des occidentaux, l’organisation refuse toujours d’augmenter sa production. Selon elle, c’est la situation en Iran, en Irak et en Libye (guerre, embargo, sanctions économiques) qui empêche de construire de nouveaux puits dans ces pays.

Avec les deuxièmes réserves du monde, l’Irak est d’une importance stratégique essentielle pour les Américain. Des dizaines de sociétés anglo-saxonnes ont ainsi investi dans le pays et signé des concessions pour exploiter des puits. Les Français ne sont d’ailleurs pas en reste puisque Total a récemment démarré l’exploitation d’un champ pétrolifère.

A eux deux, la Chine et l’Inde consomment 1/8ème de la production mondiale. Et leur dépendance ne cesse de s’aggraver. Les Chinois importent la moitié de leur pétrole et les Indiens les trois-quarts ! Pour ne plus dépendre du Moyen-Orient, Pékin et New Delhi investissent aujourd’hui en Asie centrale, en Afrique et en Amérique latine.

Face à la hausse des prix, tous les pays ont les yeux rivés vers les nouveaux gisements de pétrole. Et l’Antarctique est particulièrement surveillée ! Même si plusieurs traités interdisent les forages sur ce territoire, l’Antarctique pourrait bien devenir le prochain eldorado des compagnies pétrolières. Plusieurs lobbies militent même pour lancer des expérimentations… Espérons que la révolution énergétique arrive avant !

source : http://finances.fr.msn.com/

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