Méchants climatosceptiques et horribles réchauffistes
Voici une réflexion des plus pertinentes du Blog de Sylvain Massip.
Le réchauffement climatique, c'est comme le père Noël. Il y a ceux qui y "croient" (les horribles réchauffistes) et ceux qui n'y "croient" pas (les méchants climatosceptiques). Outre l'utilisation du verbe croire qui indique la préséance des préjugés et des opinions dans ce domaine qui devrait être tout ce qu'il y a de plus scientifique, on peut se demander ce que "croient" ou "ne croient pas" les réchauffistes et les climatosceptiques.
Il n'y a pas qu'un seul type de climatosceptique et pas qu'un seul type de réchauffiste. Être convaincu de la nécessité de combattre le réchauffement climatique implique d'être d'accord avec une chaine logique d'affirmations :
Les hommes ayant vécu durant la première partie du Moyen Age, du 9ème au 11ème siècle plus précisément, auraient eu quelques centimètres de plus que les hommes ayant vécu quelques centaines d'années plus tard, au seuil de la Révolution Industrielle. Telle est la conclusion d'une étude menée par Richard Steckel, professeur d'économie à l'Ohio State University. Cela va à l'encontre de l'opinion traditionnelle au sujet des progrès dans les standards de vie durant le dernier millénaire. La taille est un indicateur de la santé globale et du bien-être économique. Apprendre que les hommes vivaient relativement bien il y a 1.000 à 1.200 ans en arrière, a constitué une surprise.
Une nouvelle étude scientifique autorisée contredisant le ''consensus scientifique'' semeur d'alarme est sortie au mois de mai 2012, qui montre que la période de réchauffement bien documentée ayant eu lieu au Moyen -Âge ne s'est pas limitée à l'Europe, ou même à l'hémisphère nord : elle est allée jusqu'à l'Antarctique.
Sur le front climatique, les bonnes nouvelles sont suffisamment rares pour mériter un peu d'attention. La dernière en date est une étude conduite par Ghislain Picard, enseignant-chercheur au Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement (CNRS, université Joseph-Fourier de Grenoble), publiée, lundi 2 juillet 2012, dans la revue Nature Climate Change et qui suggère qu'une bonne part du réchauffement de l'Antarctique sera évitée grâce à de subtiles variations de la couleur de la neige. Ou, plus exactement, grâce à l'évolution de la taille des petits grains qui la composent.
Quarante-neuf anciens employés de la Nasa reprochent à l’agence américaine d’avoir défendu l’idée selon laquelle le réchauffement climatique serait dû à des causes humaines.