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Que se passe t-il dans l’Atlantique Nord ?

Depuis quelques jous de nombreux observateurs des cartes d’anomalies de surface de l’Atlantique Nord constatent un phénomène étonnant.

Ainsi il y a 20 jours, voici ou en était cette anomalie négative…

Ici dessus cette carte date du 17/09/2005 et ci dessous du 31/08/2005…

Vous pouvez constater que par rapport à la carte ci dessus, l’anomalie négative (bleue) progresse très rapidement entre le Groenland et la Scandinavie. On notera une remontée négative du sud également.

Il sera bon de rappeler que le Gulf Stream dans cette zone montre de très sérieux signes de faiblesse.

La zone positive (rouge) correspond à la fonte des glaces et du permafrost du cercle Arctique.

Mais alors que se passe t-il dans l’Atlantique Nord ? Dans le même laps de temps, des chutes de neiges très importantes ont eu lieu à 260 km au sud de Calgary au Canada, des chutes de températures ont été constatées dans la Baie d’Hudson, des chutes de neige ont été également observées au nord de la Scandinavie et pour finir ce week end une chute de plus de 8° est enregistrée sur toute l’Europe.

L’été est sur sa fin, mais cette brusque avancée négative reste impressionnante et nous sommes dans le droit de se poser la question de ce qui se passe.

Le Professeur Peter Wadhams de l’université de Cambrige en Angleterre est la personne qui a remis le rapport sur le Gulf Stream à Vienne en avril 2005. Avec un Gulf Stream très affaibli, la chaleur de l’Océan Atlantique semble bloquée plus au sud. Ainsi n’a t’on pas relevé un océan de plus de 2° au dessus des normes habituelles dans le Golfe du Mexique et au large de la Floride. Katrina pourrait bien résulter de ce phénomène océanique.

Une dernière information qui a été donnée par un ami québécois de la Terre du Futur concernant Ophélia. Ce dernier ouragan qui a frappé les USA a soudainenement bifurqué pour remonter au nord. Mais en vérité si cet ouragan est reparti si vite, c’est qu’une descente d’air froid est arrivée par l’ouest du Canada et l’a repoussé vers l’Atlantique.

Ainsi le Canada et l’Europe connaissent des descentes d’air froid dans le même temps. Il va être intéressant de connaître la suite climatique des deux cotés de l’Atlantique car il se passe quelque chose d’étrange dans l’Atlantique Nord et l’été indien semble bien mal en point.

Les anomalies de surface relevées ci dessus sont des anomalies comparatives de moyennes sur 30 ans. Un autre problème vient s’ajouter à tout ceci et apporte un pavé dans la marre : ce sont les prévisions saisonnières. Cette science avance à grands pas et s’avère de plus en plus juste. Mais un élément est souvent oublié dans ces prévisions. Les températures de l’océan sont cet élément.

Les flèches bleu pâle du diagramme ci-dessus montrent les apports de l’atmosphère aux océans, et les flèches vertes, les trajets potentiels de transmission de signaux de rétroaction vers l’atmosphère par les océans. Étant donné que les divers mécanismes ont généralement des échelles spatiales et temporelles différentes, il faut examiner les mécanismes du transport de la chaleur et de l’humidité.

L’interaction entre la couche superficielle océanique et la basse atmosphère est responsable des échanges d’énergie à la surface océanique, un des facteurs clef du climat. Encore mal connue et difficile à représenter dans les modèles, elles est l’objet principal de la campagne SEMAPHORE.

Effet de l’atmosphère sur l’océan
L’évolution de la couche mélangée sous l’effet du vent est étudiée à partir des mesures effectuées. La couche de mélange est homogène en température, salinité et densité, mais les variations de température de surface peuvent atteindre plus de 0,5°C en 24h dans certains cas. Ces variations croissent, en même temps que la température moyenne de la couche homogène décroît, et correspondent à une plus grande profondeur de la couche mélangée. Plusieurs causes sont en cours d’examen pour expliquer ce phénomène : rôle des oscillations d’inertie, occasionnant l’advection quasi-cyclique d’eaux de températures différentes, mais aussi mélange incomplet de la couche, en raison de sa profondeur.

SEMAPHORE a été la première expérience conçue par des océanographes et atmosphériciens français pour l’étude des interactions océan-atmosphère à moyenne échelle. Les données de la campagne sont archivées dans une base accessible à tous les chercheurs, au Centre de Météorologie Marine, à Brest. Les travaux menés concernent l’interprétation des observations dans l’océan et atmosphère, la représentation des échanges d’énergie à petite et moyenne échelle, l’amélioration de modèles numériques et les méthodes d’assimilation de données. L’exploitation des mesures spatiales constitue un volet important, pris en compte dès la conception de la campagne. Ces travaux devraient avoir des conséquences sur la modélisation de l’atmosphère (flux de surface) et l’océan (forçage de surface, mélange dans la couche mélangée océanique), en particulier dans des perspectives opérationnelles, en plus de l’interprétation de phénomènes importants et insuffisamment connus (meddies, structure fine du front, couplage océan-atmosphère, état de mer,…).

Nous l’aurons donc compris, la connaissance des échanges thermiques entre l’océan et l’atmosphère est mal connue. Quand sera t-il, si cette anomalie négative s’étend sur les prévisions saisonnières ? Quelle réaction réelle va avoir l’atmosphère ?

sources : http://www.mar.dfo-mpo.gc.ca/science/ocean/climate/f/processes.html / http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/rechfran/5campagn/Pyrexsema/semaphore.html

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