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Philae s’est réveillé de son hibernation sur la comète

Après sept mois sans donner de nouvelles, le robot largué sur une comète par la sonde Rosetta a donné de ses nouvelles dans la nuit de samedi à dimanche.

Philae s’est réveillé après sept mois d’hibernation sur la comète 67P/Tchourioumov-Guerassimenko. A 22h28 (20h28 GMT) samedi soir, le petit robot a «parlé» aux équipes du Centre des opérations de l’Agence spatiale européenne, à Darmstadt (Allemagne), via la sonde Rosetta restée en orbite de la comète.

La «conversation» n’a duré que les quelques instants durant lesquels les antennes de Philae et Rosetta étaient dans le même axe, la sonde étant située à plus de 200 kilomètres de la comète qui se fait de plus en plus active en se rapprochant du soleil. «Avec l’ESA, nous allons essayer de modifier l’orbite de Rosetta pour modifier son altitude par rapport à Philae», a expliqué au Figaro Jean-Pierre Bibring, de l’Institut d’astrophysique spatiale d’Orsay (IAS) et responsable scientifique de Philae. «Nous avons actuellement quelques minutes de communication, mais d’ici quelques semaines nous allons arriver à des heures.»
«Philae va bien»

Philae avait fait sensation en se posant sur la comète le 12 novembre dernier, après l’avoir traqué dix ans durant à bord de la sonde Rosetta. Mais un atterrissage mouvementé l’avait fait se poser, après plusieurs rebonds, entre des falaises et dans un endroit trop peu éclairé pour que ses panneaux solaires puissent alimenter ses batteries en énergie. Après avoir travaillé une soixantaine d’heures, Philae s’était endormi le 15 novembre. Depuis, les équipes tâchaient de le retrouver.

Par étapes

Les scientifiques attendent maintenant un prochain contact avec le robot. Plus de 8000 paquets de données seraient encore cachés dans sa mémoire, qui permettraient aux équipes restées sur Terre de savoir ce qui lui est arrivé dans les derniers jours. Quand au recueil de nouvelles informations sur la comète elle-même, «nous allons commencer par les mesures les plus simples (températures, images de la comète sous d’autres angles…) qui nécessitent le moins de mouvements», a précisé Jean-Pierre Bibring.
«Dans une deuxième étape, nous pourrons utiliser la foreuse» pour prélever des échantillons sur 67P/Tchourioumov-Guerassimenko. Les roches et glaces de la comète renferment des molécules datant de la formation du système solaire il y a 4,6 milliard d’années.

TDF

Extrait et de Source : http://www.lefigaro.fr/

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