Les océans se vident et se meurent

Plus de 70% des stocks de pêche sont exploitées à la limite de leurs capacités de renouvellement, surexploités, épuisés ou en cours de reconstitution.

Les océans sont devenus les poubelles et les victimes des terres surexploitées de la surabondance de nutriments, surtout d’azote, provenant de fertilisants agricoles, de la pollution automobile et industrielle et de déchets.

La pêche est une activité assimilable à la chasse, elle intéresse des ressources libres sauvages et très variées vivant dans un milieu aquatique très vaste, marin et continental. Cette utilisa- tion ancienne du monde aquatique n’intéressait que les popula- tions côtières. Elle est restée une activité archaïque jusqu’à la fin du siècle dernier. Progressivement, grâce à de multiples facteurs (moyens de navigation, techniques de pêche et de détection des bancs de poissons, systèmes de conservation), la pêche a pris un essor considérable. L’intensification de la pêche a entraîné des surexploitations de plus en plus intenses. Il en résulte que la biodiversité aquatique, capital sur lequel doit compter l’humanité pour assurer son déve- loppement dans l’avenir, est actuellement dangereusement menacée. Les mesures de sa sauvegarde doivent être mises en application d’urgence.

Le 12 octobre 1999, le six milliardième habitant de la Terre est né à Sarajevo en Bosnie. Un garçon de 8 livres.

Jamais l’humanité n’a été si nombreuse. Et jamais une espèce animale n’a eu un tel impact sur son environnement. Les forêts disparaissent, les océans se vident de leurs poissons, même le climat est affecté. En produisant des gaz à effet de serre, l’humanité est en train de réchauffer la planète.

La décennie 90 aura été la plus chaude du siècle.

Un nouveau rapport du Programme des Nations Unies révèle qu’il existe près de 150 zones dépourvues d’oxygène à travers les mers et les océans de la planète.

Ces zones, dites ‘mortes’, sont le résultat d’une surabondance de nutriments, surtout d’azote, provenant de fertilisants agricoles, de la pollution automobile et industrielle et de déchets. La quantité limitée d’oxygène dans l’eau provoque la mort des poissons, des huîtres et d’autres espèces marines ainsi que d’importants habitats dont les herbiers marins ne peuvent survivre.

Les experts affirment que le nombre et la taille des zones dépourvues d’oxygène sont en croissance, le nombre recensé ayant augmenté chaque décennie depuis les années 1970. Selon eux, ces zones deviennent rapidement une menace importante qui a des retombées sur les stocks de poissons et donc sur les communautés qui dépendent de la pêche pour leur survie alimentaire et économique.

Les « zones mortes » apparaissent comme étant la grande menace du 21ème siècle pour les stocks de poissons.

Le Year Book souligne également que la ‘fertilisation’ continue de la planète et la croissance de zones privées d’oxygène dans les océans représentent deux nouvelles questions auxquelles les gouvernements doivent s’attaquer au plus vite.

Dans certaines régions du monde, dont de nombreux territoires en Afrique, le manque d’azote entrave la capacité de fermiers à répondre aux besoins alimentaires. De telles régions ont désespérément besoin d’un apport supplémentaire de fertilisants. Toutefois, dans beaucoup d’autres pays du monde, l’utilisation excessive d’engrais chimiques aggrave le problème des zones mortes.

Klaus Toepfer, le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement, a déclaré : « L’utilisation inefficace et souvent excessive de fertilisants, l’évacuation d’eaux usées et les émissions toujours croissantes des automobiles et des usines font de l’humanité le cobaye d’une expérience gigantesque à l’échelle mondiale. L’azote et le phosphore dérivés de ces sources sont déversés dans les rivières et sur le littoral et s’ajoutent aux dépôts provenant de l’atmosphère, déclenchant ces effets alarmants et parfois irréversibles. »

« Certaines de ces zones dites mortes, ou zones dépourvues d’oxygène sont relativement petites, d’une superficie de moins d’un kilomètre carré, alors que d’autres sont bien plus larges, s’étalant sur 70 000 kilomètres carrés. Il est évident que si des mesures ne sont pas prises pour régler urgemment le problème à la source, celui-ci ne fera que s’intensifier. »

« Des centaines de millions de personnes sont tributaires du milieu marin pour leur alimentation, leur moyen d’existence, et leur épanouissement culturel. Réduire les impacts de l’agriculture, des déchets humains et de la pollution atmosphérique sur les océans et les mers représentent un élément incontournable pour atteindre les Objectifs de développement du millénaire et respecter le Plan de mise en œuvre du Sommet mondial sur le développement durable dans des domaines aussi divers que la pêche, la biodiversité, l’assainissement et la pauvreté. », a ajouté M. Toepfer.

Les océans se meurent sur les côtes principalement occidentales. faudra t-il encore combien de temps avant que de vives réactions efficaces interviennent ? Les océans sont malades de nous même. En empoisonnant les océans, nous nous empoisonnons nous même et nos futures générations.

sources : http://www.iucn.org/ / http://radio-canada.ca/tv/decouverte/29_revue99/3a.html / http://www.notre-planete.info/actualites/actu_339.php /http://www.unep.org/

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Author: Admin

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