Le refroidissement climatique global est amorcé !

Voici un article datant de mars 2009. Cet article illustre déjà comment les choses se sont profilées dans les mois qui ont suivi. Félicitations à l’auteur Régis CREPET Météorologue.

Sous ce titre qui s’inscrit volontairement à contre-courant, je souhaite, en tant que météorologue, porter à votre connaissance (si ce n’est déja fait!) une thèse climatique « politiquement peu convenable » mais étayée par de nombreuses données scientifiques, et reprise récemment par la Présidence Tchèque de l’Union Européenne.
La théorie du réchauffement climatique global est remise en cause par un abaissement de la température moyenne de la Terre depuis 2007, la reprise de l’extension de certains glaciers (Alaska, Antarctique…), ce qui pourrait vouloir dire que malgré les rejets des gaz à effets de serre d’origine anthropique, la réaction climatique est pilotée par des acteurs extérieurs telle que l’activité solaire par exemple…Le climat est doté d’une variabilité naturelle indéniable.

La stabilisation, voire la diminution des températures globales se poursuit sur une tendance depuis dix ans ,l’année 2008 ayant été sensiblement plus froide que 2007, et les températures globales pendant toute l’année étaient en-dessous de la moyenne par rapport aux 30 dernières années: les données de 2008 montrent que c’est la 14ème année la plus froide des 30 derniers années mesurées par les instruments de la NASA depuis 1979.
2008 fut, en tous cas,l’année la plus froide depuis 2000.

Tout d’abord pour 2008 : 2008 a fini avec une anomalie positive de 0.49°C, citée la plus basse depuis 10 ans.
Il reste un fait, que de toute façon, le réchauffement global a subi une soudaine freinée en dépit d’un CO2 en constante augmentation.
Ce qui s’est passé l’an dernier montre que l’actuel changement global n’est pas exclusif et l’apanage de l’homme, mais qu’il passe même (et peut-être surtout) par des forçages naturels.
Les plus importantes observations en 2008 ont été, dans l’ordre, le minimum solaire, les effets océaniques (la nina) et l’effet d’albedo ; ces feedbacks négatifs, avec beaucoup de probabilité, auront un poids important dans l’orientation climatique de 2009.

En ce qui concerne l’activité solaire, les dernières projections des principaux centres astronomiques indiquent qu’en 2009 elle sera extrêmement faible.
Les prévisions les plus « optimistes » (NASA-IPS) prévoyaient une moyenne de 14-16 taches solaires entre novembre et décembre ; des nombres entièrement insuffisants pour compenser au minimum la perte energétique des deux dernières années.
Selon les dernières données de la NASA, en effet, depuis 2001 à aujourd’hui la constante solaire a perdu environ 2 Watt au mètre carré.
Ce n’est pas tout, l’énergie arrivée depuis ces 7 derniers mois est la valeur la plus basse depuis 70 ans et également la plus basse du siècle (1365,1 Wm2).
Ce manque de taches solaires continue à favoriser l’accroissement des rayons cosmiques vers la Terre qui sont fortement suspectés d’augmenter la couverture nuageuse sur la Terre.

Un autre forçage négatif qui se répétera pendant l’année 2009 sera celle liée aux influences océaniques.
L’an passé, la NINA a été particulièrement intense et à fait baisser les températures, soit au niveau océanique, soit au niveau terrestre.
Depuis fin décembre, la NINA, en dépit des prévisions, est toujours active sur le Pacifique tropical et devrait l’être au moins jusqu’en ce printemps 2009.
À suivre une probable phase neutre, avec un risque presque nul d’un retour d’un faible Nino.
La phase négative du Pacific Decadal Oscillation (PDO), favorise actuellement la NINA et interdit el NINO.
L’actuelle phase « négative » du PDO devrait se prolonger au moins une dizaine d’années.
Une contribution pas si indifférente à la marche climatique de 2009 pourrait même arriver et s’y ajouter : l’Atlantic Multidecadal Oscillation, (AMO), la phase positive est en phase de constante diminution et est passée en négatif depuis le mois de septembre 2008.

En dernière analyse il n’est pas exclu que 2009 puisse finir avec une température égale ou même inférieure à 2008.
Les ingrédients sont réunis pour observer une année 2009 plutôt fraîche au niveau planétaire, avec la perspective d’un nouvel hiver rigoureux dans l’hémisphère nord en 2009-2010.

source : http://www.viadeo.com/

(2596)

facebook-profile-picture

Author: Admin

Laissez un message