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Le changement climatique pourrait induire des hivers plus rigoureux

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neige Selon une étude publiée dans la revue Environnemental Research Letters, les hivers rigoureux qu’a connus l’hémisphère nord ces dernières années seraient le fait du réchauffement climatique.

L’année 2011 a beau avoir été la plus chaude depuis 1900, l’augmentation des températures n’est pas de mise partout. Toutefois, selon de nouveaux travaux coordonnés par Judah L. Cohen, spécialiste en recherche atmosphérique et environnementale, la récurrence d’hivers froids et enneigés comme la France a pu en connaître en 2009 et 2010 ne s’expliquerait pas seulement par des variations aléatoires et locales de températures : elle pourrait aussi – surtout – être le fait du réchauffement climatique.

« Divers éléments attestent que les vagues de chaleur en été et à l’automne coïncident avec l’augmentation de l’humidité dans les hautes latitudes et avec l’accroissement de la couverture neigeuse eurasiatique », résument les troupes de M. Cohen, auteurs d’un article paru dans la revue  Environmental Research Letters et selon lesquelles ces phénomènes « induisent un refroidissement dynamique du temps hivernal à grande échelle ». Ainsi s’expliqueraient les hivers globalement plus rigoureux que connaît l’hémisphère nord depuis 1988.

Tout commence en fait en Arctique, où le réchauffement climatique provoque la fonte des glaces, ouvrant ainsi de nouveaux accès aux eaux sombres du Grand Nord, qui absorbent la chaleur. S’ensuit une augmentation des niveaux d’humidité dans l’air et une accumulation de nuages entraînant une amplification des précipitations, lesquelles se transforment en chutes de neige plus intenses qu’à l’accoutumée dans les régions très froides, comme en Sibérie. Cet enneigement plus important se traduit par la modification d’un autre épisode climatique, l’oscillation arctique. Couvrant tout l’hémisphère nord, cette variation de la pression atmosphérique à la surface de la mer est liée à l’intensité et à la position moyenne des dépressions et des anticyclones entre l’Arctique et les latitudes de 37 à 45 nord. Elle affecte le courant des vents et d’air provenant du Pôle et arrivant dans les basses latitudes, en particulier dans l’est des Etats-Unis, dans le sud du Canada et au nord de l’Eurasie.

L’étude menée par Judah L. Cohen pourrait à terme faciliter les prévisions météorologiques et l’anticipation des phénomènes climatiques. Ce qui n’est pas un luxe au regard du contexte actuel.

Malgré tout, l’étude de Judah L. Cohen n’explique pas l’impact solaire actuel qui est à la baisse. Tout ceci a un effet sur la circulation atmosphérique. Nous avons déjà vu que lors de basses périodes solaires des hivers rigoureux étaient observés. Il est également tout aussi étonnant de voir l’impact médiatique du réchauffement climatique lors d’hivers très doux, et l’impact du réchauffement climatique lors d’hivers rigoureux. Finalement, quelque soit les hivers que nous avons, l’impact du réchauffement climatique est mis en cause. Il va falloir apporter plus de sérieux dans ces études car tout ceci discrédite l’impact des changements climatiques en cours.

Adaptation de la Terre du Futur

source : http://www.zegreenweb.com

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