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La comète qui a anéanti les dinosaures venait du nuage de Oort

Illustration d'artiste de l'arrivée d'une comète au temps des dinosaures. GERD ALTMANN/PIXABAY

Il y a 66 millions d’année, un immense objet a frappé la Terre, y provoquant l’extinction d’une grande partie de la vie, dont celle des dinosaures. Vous avez probablement appris à l’école qu’il s’agissait d’un astéroïde, mais selon une nouvelle théorie, il s’agissait en réalité un fragment de comète, venue des confins du système solaire.

Grand d’environ 7 kilomètres, selon cette étude publiée lundi 15 février dans la revue Scientific Reports, ce fragment serait issu de l’explosion d’une comète en provenance du nuage d’Oort, “un nuage de débris” situé très loin à la limite du système solaire.

Avant de venir en partie s’écraser dans ce qui est aujourd’hui la péninsule mexicaine du Yucatan, à Chicxulub, la comète aurait été poussée vers le Soleil par l’attraction gravitationnelle de Jupiter, la plus grosse des planètes de notre système.

Jupiter agit alors “comme un flipper”, renvoyant ces comètes dites ”à longue période” sur “des orbites les rapprochant très près du Soleil”, explique à l’AFP Amir Siraj, auteur principal de l’étude et étudiant en astrophysique à Harvard.

Là, face à l’immense force d’attraction du Soleil, les comètes “les plus grosses éclatent en plus de 1000 fragments”, dit-il.

Chacun des fragments, dont l’un d’entre eux aurait été catapulté vers la Terre, “est potentiellement assez grand pour causer un événement comme celui ayant tué les dinosaures”, ajoute Amir Siraj.

Pour parvenir à cette conclusion, les deux scientifiques à l’origine de l’étude ont effectué des simulations gravitationnelles à partir des données disponibles sur le nuage d’Oort et le mouvement des planètes.

Un autre indice va dans leur sens: on sait que le cratère de Chicxulub a été causé par un objet composé de chondrite carbonée. Or seuls environ 10% des astéroïdes en ont, quand certaines preuves suggèrent que les comètes en comportent plus largement.

Le professeur s’est dit enthousiasmé par la perspective, grâce au nouveau télescope de l’Observatoire Vera Rubin qui doit être opérationnel l’année prochaine au Chili, de peut-être pouvoir observer l’attraction gravitationnelle sur les comètes. Cela « sera extrêmement important pour faire des prévisions sur les 100 prochaines années, pour savoir si quelque chose de fâcheux pourrait nous arriver », dit-il.

Les auteurs ont calculé qu’un fragment de comète pourrait frapper la Terre à une fréquence de plusieurs centaines de millions d’années. Pas de menace à court terme, donc, notamment comparé aux astéroïdes.

Toutefois, nuance Avi Loeb, « il s’agit d’une statistique, vous ne savez jamais quand la prochaine arrivera ».

Le nuage de Oort

En astronomie, le nuage de Oort (ou nuage d’Oort), aussi appelé le nuage d’Öpik-Oort, est un vaste ensemble sphérique hypothétique de corps approximativement situé entre 20 000 à 30 000 unités astronomiques jusqu’à plus de 100 000 unités astronomiques, bien au-delà de l’orbite des planètes et de la ceinture de Kuiper. La limite externe du nuage de Oort, qui formerait la frontière gravitationnelle du Système solaire1, se situerait à plus d’un millier de fois la distance séparant le Soleil de Neptune, entre une et deux années-lumière du Soleil et plus du quart de la distance à Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’il existe un continuum d’objets entre le nuage de Oort solaire et un nuage similaire entourant le système Alpha Centauri.

Bien qu’aucune observation directe n’ait été faite d’un tel nuage, les astronomes, en se fondant sur les analyses des orbites des comètes, pensent généralement qu’il est l’origine de la plupart d’entre elles.

Les objets dans le nuage de Oort sont largement composés de glaces, comme l’eau, l’ammoniac et le méthane. Les astronomes pensent que la matière composant le nuage de Oort s’est formée plus près du Soleil et a été dispersée loin dans l’espace par les effets gravitationnels des planètes géantes, au début de l’évolution du Système solaire.

Le nuage de Oort serait composé de deux parties : un disque interne, appelé nuage de Oort interne ou nuage de Hills, et un ensemble sphérique externe, appelé nuage de Oort externe.

Il tient son nom des astronomes estonien Ernst Öpik et néerlandais Jan Oort.

Par NASA, This SVG image was created by Medium69. Cette image SVG a été créée par Medium69. Please credit this : William Crochot — http://herschel.jpl.nasa.gov/solarSystem.shtml, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=36417414

sources : https://www.huffingtonpost.fr/ / https://actu.orange.fr/ / https://fr.wikipedia.org/

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