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Vers un monde qui aura faim

Pendant que 20% de la population mondiale utilise les 85% des ressources mondiales, où court notre monde dans ce paradoxe très humain. Nous avons créé les éléments pour destabiliser notre environnement avec son climat.

L’augmentation de la production de nourriture par hectare de terre ne va pas de pair avec l’augmentation de la population, et la planète n’a virtuellement plus de terres arables ou d’eau douce en réserve. En conséquence, la surface de terre cultivable par personne a diminué plus que de moitié depuis 1960, et la production par personne de céréales, la nourriture de base, est en baisse partout dans le monde depuis 20 ans.

De nombreux êtres humains souffrent déjà de la faim et/ou de malnutrition. En se basant sur la production céréalière qui représente environ 80% de l’alimentation mondiale, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a rapporté que la quantité de nourriture produite par personne était en baisse depuis 1984. Même si la production de céréales par hectare augmente à la fois dans les pays développés et les pays en voie de développement, le taux d’augmentation ralentit. D’après le Département américain de l’agriculture, la production céréalière américaine a augmenté d’environ 3% par an entre 1950 et 1980, mais, depuis, le taux d’augmentation de la production de maïs et d’autres céréales importantes n’est que d’à peu près 1%. L’Organisation Mondiale de la Santé estime que plus de trois milliards de personnes souffrent de malnutrition (manque de calories, carence en protéines, en fer, en iode et/ou en vitamines A, B, C et D). C’est le plus grand nombre et la plus grande proportion de gens mal nourris jamais enregistrés.

Dans le même temps, les ressources agricoles sont mises à rude épreuve. Les bilans alimentaires de la FAO montrent que 99,7% de la nourriture (en apports caloriques) provient d’un environnement terrestre, alors que 0,3% seulement proviennent des océans ou d’autres écosystèmes aquatiques. Sur une surface totale de 13 milliards d’hectares de terre sur la planète, les terres cultivables représentent 11%, les pâturages 27%, les forêts 32% et les zones urbaines 9%. La majeure partie des 21% restant n’est pas adaptée à l’agriculture, aux pâturages ou aux forêts en raison de sols trop stériles ou trop peu profonds pour permettre à des plantes d’y pousser, ou parce que l’environnement est trop froid, trop sec, trop montagneux, trop rocailleux ou trop humide.

À travers le monde, les taux d’érosions sont plus élevés que jamais. D’après une étude de l’International Food Policy Research Institute, on estime que 10 millions d’hectares de terres cultivables sont abandonnés chaque année dans le monde à cause de l’érosion des sols et de la diminution de production causées par l’érosion. 10 autres millions d’hectares sont gravement endommagés chaque année par la salinisation due en grande partie à l’irrigation et/ou à des systèmes d’écoulement inappropriés. Cette perte s’élève à 1,3% de la surface cultivable par année. La majeure partie de la surface additionnelle nécessaire pour remplacer ces pertes annuelles vient des zones forestières. Le besoin urgent d’accroître la production agricole est responsable de plus de 60% de la déforestation massive à travers le monde.

Les pertes dues à l’érosion sont graves dans la mesure ou le renouvellement de la couche arable est extrêmement lent. Il faut environ 500 ans pour qu’une couche de 2,5 centimètres de terre arable se renouvelle pour répondre aux exigences agricoles. Le taux d’érosion des sols agricoles va d’environ 10 tonnes par hectare par année (t/ha/an) aux États-Unis à 40 t/ha/an en Chine. Pendant les 30 dernières années le taux d’érosion des sols en Afrique a été multiplié par 20. Une étude menée en 1996 en Inde a établi que l’on pouvait perdre jusqu’à 5’600 t/ha/an de sol dans certaines conditions particulièrement arides et venteuses.

Les faits parlent d’eux-mêmes. Ils annoncent de façon indéniable une période de grave remise en question pour le système agricole. Durant le vingtième siècle, l’augmentation de la production de nourriture – allant de pair avec une période de croissance démographique sans précédent – dépendait de la disponibilité d’énergies fossiles bon marché, principalement le pétrole et le gaz naturel. L’expansion conséquente des besoins et des activités humaines a réduit les ressources en terre, en eau et en ressources biologiques essentielles à une production agricole durable. Plus de 3 milliards de personnes dans le monde souffrent déjà de malnutrition et la production par personne de céréales, la nourriture de base partout dans le monde, est en déclin depuis 20 ans et cela malgré les nouvelles biotechnologies.

A mesure que la population mondiale continue d’augmenter, toutes les ressources naturelles vitales devront être divisées entre un nombre d’individus de plus en plus important et la disponibilité de ces ressources par personne va tomber à des niveaux plus bas. Quand cela arrivera, il deviendra assez difficile de maintenir la prospérité, la qualité de vie et même les libertés individuelles de ceux qui en bénéficient déjà ; et cela sera encore plus difficile pour les milliards d’êtres humains qui en sont actuellement privés. L’humanité devra déployer toutes ses ressources et sa bonne volonté pour faire face à ce défi.

Mais dans un monde ou l’armement joue un rôle d’envergure dans l’économie, il est difficile de croire que ce défi sera soulevé. En effet pendant qu’environ 10$ vont dans l’armement, seulement 0.7$ vont pour l’alimentaire.

En 2004, aux prix courants, les dépenses militaires mondiales se sont élevées à 1.035 milliards de dollars. Les Etats-Unis représentent à eux seuls plus de 45% de ce total (467 milliards de dollars). Les 25 pays membres de l’Union européenne représentent environ 23% de ce total, soit 237 milliards de dollars.

Exprimées en dollars aux prix et taux de change de 2003 (cfr graphique), les dépenses militaires mondiales sont de 975 milliards de dollars, dont 455 milliards pour les Etats-Unis et 211 milliards pour l’UE. La fin de la Guerre froide a entrainé une diminution régulière jusqu’en 1998, année dès laquelle elles sont reparties à la hausse à un rythme soutenu.

Voici un lien qui démontrerait que l’on pourrait être optimiste sur la question, bien que le passé démontre le contraire : http://www.fao.org/documents/show_cdr.asp?url_file=/docrep/007/y5650f/y5650f02.htm

Il faudra ajouter avec ceci tous les éléments climatiques chaotiques qui n’arrangeront rien au développement.

Pendant ce temps chaque année, alors que l’on produit 356kg de céréales par personne, 40 millions de gens meurent de faim.

En 1800 : 1 milliard d’habitants, 1960 : 3 milliards dont 56 % en Asie, 20% en Europe, 9 % en Afrique, et 7 % en Amérique du Nord, en 2000 : 6 milliards dont 60 % en Asie, 13% en Afrique, l’europe ne représente plus que 12% et l’Amérique du Nord 5 %. En 2050, nous serons 9 milliards d’habitants.

sources : extrait de http://www.delaplanete.org/article.php3?id_article=156 / http://www.grip.org/research/dias/dia1.html

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