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Quand la météo crée des migraines

La migraine © Getty

Au delà des raisons médicales déjà identifiées:  Le caractère héréditaire de la migraine est connu depuis le 19ème siècle. Les facteurs qui peuvent intervenir sont le mode de vie : parmi les causes possibles figurent le stress, une contrariété, une détente brutale, un excès de sommeil ou une hypoglycémie. La consommation de certains aliments ou excitants : chocolat, charcuterie, tabac, café ou alcool provoquent parfois une migraine. Les facteurs sensoriels : le bruit, certaines odeurs ou des lumières clignotantes font partie des éléments favorisants. Les facteurs hormonaux : chez la femme, la diminution brutale de certaines sécrétions hormonales. Mais une nouvelle explication est apportée et identifiée : la météo !

La chaleur et, à un degré moindre, une faible pression atmosphérique peuvent déclencher des maux de tête sévères, selon une étude israélienne publiée dans la revue Neurology en 2009.

La température, l’humidité et la pression barométrique sont parmi les raisons les plus fréquentes que les gens donnent à leur maux de tête. La recherche visait à vérifier à quel point ces facteurs agissent effectivement comme déclencheurs. Elle vérifiait également si la pollution, qui peut déclencher des accidents vasculaires cérébraux selon de récentes recherches, a un effet sur les céphalées.

Kenneth Mukamal, de l’Université Harvard et du Beth Israel Deaconess Medical Center, et ses collègues ont réalisé cette recherche avec 7054 personnes s’étant présentées à l’urgence du centre médical entre 2000 et 2007 en raison d’un mal de tête: 2250 avaient un diagnostic de migraine et 4803 de mal de tête de tension ou mal de tête non spécifié. Les données de température, humidité, pression barométrique et diverses mesures de pollution, trois jours avant les visites, étaient analysées.

Des facteurs analysés, la température dans les 24 heures avant la visite à l’hôpital était celui dont l’effet était le plus marqué, avec un risque de céphalée sévère accru de 7.5% pour chaque augmentation de 5 degrés Celsius.

Une faible pression barométrique 48 à 72 heures avant une visite à l’urgence était aussi un déclencheur.

Les polluants atmosphériques mesurés ne semblaient pas influencer le déclenchement de maux de tête. Mais il est possible qu’ils aient un effet qui n’était pas détecté par cette étude (notamment parce que seuls des cas reçus à l’urgence d’un hôpital étaient étudiés).

Dans certains cas, suggèrent les auteurs, des médicaments pourraient être pris préventivement.

Une étude de 2015, plus récente, arrive à la même conclusion :

La moitié des migraineux sensibles à la météo
Pour en avoir le cœur net, l’équipe du Dr Patricia Prince de l’hôpital pédiatrique de Boston a voulu identifier les changements climatiques éventuellement capables de déclencher des crises chez les migraineux et si ces derniers pouvaient prédire leur propre sensibilité.

Résultat : les chercheurs ont découvert que 39 migraineux (soit 50,6 %) semblent effectivement sensibles aux changements climatiques alors que 48 (62,3 %) pensaient l’être. En se focalisant sur trois variables-clés, il apparaît que plus de 30 % souffrent plus ou moins de la température et de l’humidité. Plus de 14 % réagissent mal aux changements de temps sur une courte période (d’un à deux jours) et près de 13 % ressentiraient les variations de la pression atmosphérique. Parmi ces « météo-sensibles », près de 40 % étaient répondeurs à un seul de ces facteurs et 9 % à deux d’entre eux.

Si les facteurs météorologiques à l’origine des migraines sont de mieux en mieux identifiés, l’explication physiologique n’est pas élucidée. Les conditions météorologiques : une chute brutale de la pression atmosphérique (souvent annonciatrice d’un temps pluvieux) donne parfois une migraine. L’hypothèse des « sferics » qui précèdent les épisodes orageux a été avancée. Ce terme anglais désigne les décharges d’ondes électromagnétiques libérées par la friction moléculaire survenant lors des changements de conditions atmosphériques. Ces ondes sont de très basse fréquence, de l’ordre de quelques kilohertz (kHz), et leurs variations pourraient jouer un rôle dans le déclenchement de la crise. Cependant, le phénomène n’a jamais été catégoriquement retenu, tant les études donnent des résultats contradictoires.

Adaptation Terra Projects

Sources : http://www.psychomedia.qc.ca/ / https://www.doctissimo.fr/ / http://www.celtipharm.com/ / https://www.francebleu.fr/

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