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L’astéroïde Apophis frôlera la Terre le vendredi 13 avril 2029

© Getty

Apophis (désignation provisoire 2004 MN4) est un astéroïde géocroiseur, de type Sqa, qui fut découvert le 19 juin 2004. Mesurant environ 325 mètres de diamètre1 et d’une masse d’environ 40 à 50 millions de tonnes, il suit une orbite proche de celle de la Terre qu’il croise deux fois à chacune de ses révolutions.

Les premières observations de l’astéroïde tendaient à donner une probabilité non négligeable d’une collision avec la Terre le vendredi 13 avril 2029.

Avant les dernières mesures radar d’Apophis, son orbite était connue suffisamment précisément pour prédire une série de passages rapprochés sans risque au cours des prochaines décennies. Le prochain et le plus proche aura lieu le vendredi 13 avril 2029, lorsque Apophis passera à 38.000 kilomètres du centre de la Terre (32.000 kilomètres de sa surface) et sera visible à l’œil nu. L’astéroïde sera alors dix fois plus proche que la Lune, plus proche que les satellites géostationnaires (à 36.000 kilomètres d’altitude).

Davide Farnocchia, du Center for Near Earth Object Studies (CNEOS) de la Nasa, explique que, « grâce aux récentes observations optiques et radar, l’incertitude sur l’orbite d’Apophis est passée de centaines de kilomètres à quelques kilomètres seulement lorsqu’elle est projetée jusqu’en 2029 ». Ces observations radar ont réduit l’incertitude sur la trajectoire d’Apophis à un point tel que tout risque d’impact jusqu’en 2068 ou longtemps après a été exclu.

En conséquence, Apophis a été retiré de la liste des objets à risques de l’ESA et de celle de la Nasa.

Modification de l’orbite d’Apophis lors de son passage près de la Terre en 2029. © ESA, NEO Coordination Centre

Apophis suit une orbite proche de celle de la Terre, qu’il croise deux fois à chacune de ses révolutions de 323 jours. Lors de ses passages à proximité de la terre sa vitesse relative est d’environ 5 km/s soit 18 000 km/h.

L’astéroïde est ainsi passé dans la nuit du 9 au 10 janvier 2013 à 14,4 millions de kilomètres de la Terre16,3, une distance quarante fois plus importante que celle qui nous sépare de la Lune et qui ne cause absolument aucun danger.

En octobre 2020, les chercheurs de l’université d’Hawaï ont révélé qu’Apophis déviait de son orbite de 170 mètres par an sous l’effet Yarkovsky, selon lequel un corps céleste reçoit une faible impulsion en raison du rayonnement thermique de la surface qui se réchauffe pendant la journée et se refroidit la nuit, rendant possible une collision avec la Terre.

À l’occasion de la découverte de l’astéroïde, des chercheurs ont proposé des moyens de le dévier de sa trajectoire s’il s’avérait qu’il risquait bien de rencontrer la Terre. On a par exemple suggéré l’envoi, en 2027, d’un vaisseau d’environ une tonne et de la taille d’un module lunaire à proximité d’Apophis. La gravité exercée par ce vaisseau sur l’astéroïde dévierait suffisamment sa trajectoire pour l’écarter de celle de la Terre.

Trajectoire d’Apophis en 2029 par rapport à la Terre et à la Lune ; la barre blanche figure l’incertitude de position au plus près de la Terre.

S’il avait suivi une trajectoire de collision avec la Terre, sa vitesse au moment de l’impact serait d’environ 12,62 km/s5. Connaissant ses paramètres physiques, les astronomes estiment qu’une collision avec la Terre dégagerait une énergie pouvant atteindre l’équivalent de 750 mégatonnes (750 millions de tonnes) de TNT, soit 13 fois plus que la Tsar Bomba, la bombe nucléaire la plus puissante testée.

S’il tombait au large de la Californie par exemple, les simulations présentées sur le site de la Planetary Society indiquent que le tsunami formerait une vague de 170 m de hauteur qui déferlerait à 100 km/h sur les mégapoles, la vague engloutissant les habitations.

S’il percutait le sol sans se désagréger, dans le pire des cas (impact d’une sidérite sur une mégalopole) il provoquerait des dégâts importants dans un rayon qui pourrait dépasser plusieurs centaines de kilomètres et tuer plusieurs millions d’habitants. En raison de la poussière libérée dans l’atmosphère, il pourrait en résulter un hiver d’impact (du moins dans l’hémisphère touché) qui pourrait durer plusieurs mois.

Toutefois, tous ces scénarios catastrophes et notamment leur amplitude ne reposent que sur des spéculations concernant le lieu d’un éventuel crash, et des calculs sur la force de l’impact au vu des données concernant la nature de l’astéroïde.

Il est important de souligner que la surface de la Terre est constituée à 70 % de mers. Un impact maritime pourrait provoquer d’importants dommages (tsunami etc.), sans pour autant avoir des conséquences majeures sur les populations humaines.

En tout état de cause, l’astéroïde mesurant moins d’un kilomètre de diamètre, son impact n’aurait eu que des conséquences « régionales »

sources : https://www.futura-sciences.com/ / https://fr.wikipedia.org/

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