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La couche d’ozone en bonne voie de guérison

La couche d’ozone stratosphérique est toujours convalescente, mais les scientifiques espèrent sa guérison avant 2050 dans la plupart des régions et une résorption complète du célèbre « trou dans la couche d’ozone » au-dessus de l’Antarctique vers la fin du siècle.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ont rendu publiques, mercredi 10 septembre, les conclusions de leur dernier rapport sur la couche d’ozone.

Encourageantes, celles-ci entérinent le succès du protocole de Montréal, adopté en 1987 par la communauté internationale pour protéger l’ozone stratosphérique.

Considéré comme un polluant lorsqu’il s’accumule au niveau du sol, l’ozone revêt au contraire une importance cruciale au sommet de l’atmosphère, où il joue le rôle de filtre à ultraviolets (UV).

UNE STABILISATION DEPUIS LE DÉBUT DES ANNÉES 2000

Les mesures prises dans le cadre du protocole de Montréal ont permis de bannir la plupart des composés chlorés et bromés responsables du célèbre « trou d’ozone » en Antarctique.
Mis à jour tous les quatre ans, le rapport indique que leur concentration atmosphérique a baissé de 10 % à 15 % par rapport au pic de la fin des années 1990.
Seul un composé, le tétrachlorure de carbone (CCl4), atteint des concentrations trop élevées par rapport aux émissions déclarées par les états.

Globalement, l’effet positif est cependant déjà tangible puisque les scientifiques notent une stabilisation du fragile bouclier anti-UV depuis le début des années 2000.
« On voit même l’ozone augmenter un peu dans la haute stratosphère, au niveau des latitudes moyennes de l’hémisphère Nord, explique Sophie Godin-Beekmann, chercheuse au CNRS et coauteure du rapport rendu par le PNUE et l’OMM. Au-dessus de l’Antarctique, on n’observe pas encore de franche remontée. »

CE BÉNÉFICE N’EST PAS DÉFINITIVEMENT ACQUIS

Le protocole de Montréal, initialement destiné à protéger la couche d’ozone, aura donc finalement contribué à ralentir le réchauffement en cours. Et ce, avec une efficacité cinq fois supérieure aux objectifs de réduction des émissions, prévus pour la première période (2008-2012) d’engagement du protocole de Kyoto…

Pour autant, ce bénéfice n’est pas définitivement acquis. « Les composés nocifs pour la couche d’ozone sont en train d’être remplacés par des hydrofluorocarbures (HFC), dont le potentiel en termes de réchauffement est important, explique M. Bekki. Aujourd’hui, ces HFC représentent un faible pouvoir réchauffant, mais leur concentration augmente rapidement, actuellement de 7 % par an et, à ce rythme, leurs émissions annuelles représenteraient l’équivalent de 8,8 milliards de tonnes de dioxyde de carbone vers 2050. »

TDF

extrait et source :  http://www.lemonde.fr

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