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Glaciations (éres et périodes glaciaires)

De l’avis de la majorité des spécialistes, ces variations climatiques se sont produites à 10 reprises au moins, espacées d’environ 100 000 ans.


Mais la période des dernieres 400 000 années du Quaternaire est bien connues et détaillée, et comporte 4 grandes périodes principales :

 

600 000-540 000 ans : 1re période glaciaire, de Günz

480 000-430 000 ans : 2e période glaciaire, de Mindel

240 000-180 000 : 3e période glaciaire, de Riss

120 000-10 000 : 4e période glaciaire, de Würm

Périodes interglaciaires :

540 000-480 000 ans : 1re période interglaciaire, de Günz Mindel

430 000-240 000 : 2e période interglaciaire, de Mindel Riss

180 000-120 000 : 3e période interglaciaire, de Riss Würm

Mais c’est plus compliqué que celà, car la dernière le Würm a connu plusieurs fluctuations (périodes de réchauffement) suivi de glaciations, la dernière : le « Dryas récent ».
Donc le total des glaciations est bien difficile à faire, car plus on recule, plus on voit que chaque glaciation efface les traces de la précédente.

France / Gr Bretagne sous la glace, pas de Manche entre les deux ci dessus.
La première moitié de l’ère Quaternaire est caractérisée par des alternances de périodes chaudes et de périodes froides tous les 40 000 ans environ ; la seconde moitié par des cycles d’environ 100 000 ans.

Les derniers 400 000 ans :

Période Glaciaire. Eres glaciaires d’hier et de demain

Il existe 2 rythmes de glaciations que l’on peut appeler « ères » et « périodes » :

Les ères glaciaires sont rares, durent environ 10 à 30 millions d’années pendant lesquelles le climat est globalement froid, avec des glaciers au moins aux pôles.
Entre ces ères glaciaires, le climat est plus chaud et les glaciers sont inexistants, même aux pôles…

A l’intérieur d’une ère glaciaire, il y a alternance de périodes plus froides avec beaucoup de glaciers (exemple des périodes glaciaires du Würm, Mindell, Riss …au Quaternaire) et de périodes plus chaudes avec moins de glaciers, comme actuellement (période interglaciaire).

Commencée il y a près de 1,6 millions d’années, la période quaternaire est extrêmement mouvementée. En effet, au début du quaternaire (notre ère actuelle), la Terre connaît des variations de son orbite et de légères modifications de son axe de rotation.
Cela a eut pour effet de provoquer de fortes oscillations climatiques. La dernière période glaciaire s’est étalée de – 110 000 ans à – 13 000 ans.
D’ici 10 000 ans, il faut s’attendre à l’avènement d’une nouvelle période de refroidissement.

Sauf accident du genre arrêt du Gulf-stream, qui précipiterait l’arrivée d’une nouvelle glaciation, hors c’est bien le souçi actuel, ou ralentissement, ce qui affecterait fortement le climat Européen.

Les grandes oscillations climatiques

Les changements climatiques correspondent aux périodes glaciaires et interglaciaires.
Ces variations climatiques se sont produites à 10 reprises au moins, espacées d’environ 100 000 ans.

Les périodes de réchauffement comme celle que nous vivons actuellement durent environ 20 000 ans.
Contrairement à ce que l’on pensait, la fin des âges glaciaires peut intervenir très rapidement (quelques dizaines d’années au maximum). Cette rapidité explique l’extinction de certaines espèces (mammouths, mégacéros) qui n’ont pas eu le temps de s’adapter au réchauffement du climat.

La France avec un niveau des mers abaissé.

Les effets des périodes glaciaires : (hors effets humains, animaux, et espèces végétales).

Plusieurs effets sont constatés :

· Une quantité considérable d’eau est stockée sous forme de glace : c’est la glaciation
· Le niveau des océans s’abaisse d’environ 120 m
· Une réduction importante des pluies permet l’extension des déserts

On peut citer plusieurs exemples qui permettent de mieux comprendre les grands bouleversements que ces périodes froides entraînent.
Pendant le dernier âge glaciaire, une calotte de glace épaisse de plus de 1 500 m recouvrait le tiers du continent nord-américain (dont le New York actuel).

En Europe, les glaciers recouvraient une bonne partie des îles britanniques, la Finlande, la Russie, la Pologne et une partie de l’Allemagne.

Dans les régions froides qui ont échappé aux glaces, les sols sont gelés parfois jusqu’à 300 m. Les vents froids qui balaient ces régions soulèvent des nuages de poussières pouvant aller jusqu’à 200 m d’épaisseur.
C’était le cas en Chine du Nord ou en Europe Occidentale.

A l’inverse, les régions subtropicales, comme l’actuelle Egypte ou le Sénégal, deviennent très arides par manque de pluies.
Les grandes forêts laissent alors la place à la savane.

Après la fin du Würm, le réchauffement qui a conduit au climat que nous connaissons actuellement a été interrompu par une nouvelle période froide, le Dryas. De -14 000 à -9000 ans environ, les températures ont à nouveau baissé, sans retrouver toutefois des valeurs aussi basses qu’au cours de la glaciation précédente. Ce refroidissement a été suivi par un réchauffement extrêmement rapide, le passage du Dryas récent au Boréal s’étant produit en moins de dix ans !

Les environs du massif du Mont-Blanc lors du Dryas récent : (Doc Sylvain Coutterand)

Quelle peut être la cause d’un revirement aussi subit des températures ? Serait-il possible qu’il soit imputable à la vidange du lac Agassiz.

Lorsque, à la fin du Würm, les glaciers de la calotte nord-américaine se sont retirés vers le nord, un grand lac, le lac Agassiz, est apparu sur leur marge sud. On estime sa surface à 350 000 km².
Dans un premier temps, les eaux de fusion de la calotte glaciaire s’écoulaient vers le Mississippi. Mais lorsque le retrait vers le nord s’est accentué, la vallée du Saint-Laurent a constitué un exutoire plus aisé pour les eaux et le lac s’est vidé alors très rapidement, en une ou quelques années. Un refroissement généralisé semble alors s’être produit.

En effet, cet énorme afflux d’eau froide et douce a perturbé, voire même stoppé complètement la circulation thermohaline autour du globe, qui dans cette partie de son parcours, se traduit par l’existence du Gulfstream.
Une baisse importante des températures sur l’Europe du Nord-Ouest, évaluée à 5 ou 6 degrés s’est alors produite, c’était le Dryas.
Ce schéma est séduisant, l’existence du lac Agassiz étant bien prouvée par les dépôts dans toute cette région, qui s’étend de part et d’autre de la frontière qui sépare le Canada des États-Unis.

Les cycles

Durant ces 400.000 dernières années, et pendant toute l’ère quaternaire, la cause première des variations du climat n’a rien à voir avec l’humanité, si l’on excepte le dernier siècle et demi bien sûr. A l’échelle planétaire, le climat a surtout ressenti la variation cyclique de certains paramètres astronomiques de la Terre, qui ont modifié la quantité de rayonnement que notre planète reçoit du soleil.

Sur les 400.000 dernières années, ces variations astronomiques ont produit 4 cycles à peu près identiques, d’un peu plus de 100.000 ans chacun, pendant lesquels il a fait assez froid pendant presque 100.000 ans (température moyenne de la planète inférieure de 5° C à maintenant) puis nettement plus chaud (température moyenne de l’ordre de ce que nous connaissons maintenant) pendant 10 à 20.000 ans.

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