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Nouvel indice qui expliquerait les glaciations depuis 2.6 millions d’années

La Terre est marquée par des cycles de glaciation. Chaque ère glaciaire étant suivie d’une période interglaciaire. Depuis quelque 2,6 millions d’années, la Terre connaît des cycles de glaciation. Elle alterne entre des chutes drastiques de température, où une grande partie des continents s’englacent, et réchauffement. Sans que les scientifiques ne comprennent exactement pourquoi notre planète se refroidit de la sorte. Bien que ces cycles soient liés à l’orbite qu’effectue la Terre autour du Soleil. Périodiquement, la Terre reçoit une moindre quantité de rayonnements solaires… Mais cela n’explique pas tout. D’autres hypothèses s’y ajoutent, laissant la communauté scientifique insatisfaite.

Une nouvelle étude comble peut-être cette lacune. « Nos résultats fournissent le chaînon manquant dans la façon dont l’Antarctique et l’océan Austral ont réagi aux rythmes du système climatique » avance Ian Hall, l’un des auteurs. Pour cause, l’Antarctique et l’océan qui le borde – dit océan Austral – participent à des transferts importants de masse d’eau. Ces mouvements modifient la température et la composition de certaines zones océaniques. Jusqu’à présent, les preuves manquaient pour définir les conséquences précises de ces déplacements d’eau.

Le Pléistocène est marqué par des cycles de glaciation, représentés par des variations de température. © Ariel Provost, Wikimedia Commons

Selon cette étude, l’énigme se résout avec les icebergs de l’Antarctique. Ceux-ci fondent de plus en plus loin de l’Antarctique, ce qui déplace de forts volumes d’eau douce et glaciale. Petit à petit, l’océan Austral devient plus salé, tandis que les océans Atlantique et Indien se rafraîchissent. La circulation océanique est bouleversée. L’effet de serre s’amenuise. Par ces réactions en chaîne, la Terre accumule les conditions propices pour une nouvelle ère glaciaire.

Surtout, « les déplacements vers le nord de la fonte des icebergs antarctiques […] ont systématiquement précédé les réorganisations de masse en eau profonde d’un à deux mille ans pendant les glaciations », écrivent les chercheurs. Cela signifie que durant les 2,6 millions d’années que constitue le Pléistocène, ces mouvements en provenance de l’Antarctique ont été annonciateurs d’une glaciation mondiale.

De nos jours 

…Des scientifiques ont découvert qu’il y a 10 000 à 12 000 ans, la superficie de l’Inlandsis Ouest-Antarctique avait connu un important recul. L’effondrement d’une partie de l’Inlandsis s’est produit à la fin de la dernière ère glaciaire, alors que les températures étaient bien plus fraîches qu’elles ne le sont actuellement. L’Inlandsis mesurait alors 215 000 km² de moins qu’aujourd’hui.

« Dans un climat certainement plus frais qu’aujourd’hui, savoir que l’inlandsis était plus petit qu’à l’heure actuelle montre à quel point il est sensible aux changements », a déclaré Robert DeConto, glaciologue à l’Université du Massachusetts qui n’a pas pris part à l’étude…

Or, le Pléistocène est l’ère géologique précédant l’Holocène. Notre ère. Qui se déroule en pleine période interglaciaire. Les chercheurs craignent que le réchauffement climatique d’origine anthropique perturbe le cycle naturel des périodes glaciaires-interglaciaires. L’océan Austral pourrait se réchauffer au point d’empêcher les icebergs antarctiques de se déplacer suffisamment loin.

extraits et sources https://www.futura-sciences.com/ / https://www.nationalgeographic.fr/

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