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Du Rapport du Pentagone à la réalité

Qui aurait pu dire lors de la lecture du Rapport du Pentagone sorti en Octobre 2003 qu’il y aurait un brin de réalité dans ce document.

Et pourtant ce scénario, qui devait en rester seulement un, est une simple thèse plausible comme l’avancent leurs auteurs. Ce document qui est toujours contesté par la plus grande partie de la communauté scientifique a aujourd’hui quelque chose d’intrigant. En effet bien des points se sont réalisés depuis 2003…  

Le but de ce rapport est d’imaginer l’impensable – de repousser les frontières de la recherche actuelle sur les changements climatologiques pour mieux comprendre les implications possibles. (Rapport du Pentagone – RP)

  • À la suite du réchauffement le plus rapide qu’ait connu la civilisation moderne en un siècle, on observe pendant les 10 premières années du 21e siècle, une accélération du réchauffement atmosphérique. (RP)

– Le réchauffement du climat semble s’accélérer
L’observatoire Mauna Loa a enregistré une forte hausse de la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère. (Info Janvier 2006)

Le climat de la planète est-il en train de s’emballer? C’est ce qu’on serait porté à croire à la suite de la divulgation de données nouvelles et plutôt alarmantes sur les derniers relevés des concentrations de gaz carbonique (CO2) à l’observatoire de Mauna Loa, à 11 400 pieds d’altitude dans une île hawaïenne du Pacifique par les services gouvernementaux de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis.

C’est le quotidien The Independent, de Grande-Bretagne, qui a révélé début 2006 ces données inédites, selon lesquelles les concentrations de gaz carbonique ont augmenté de 2,2 parties par million (ppm) dans les dix premiers mois de 2005.

– La vitesse à laquelle le réchauffement a affecté les banquises a surpris les chercheurs,  »Il y a une dizaine d’années, les scientifiques pensaient que le réchauffement climatique se produirait graduellement et que ces plaques allaient fondre lentement », a déclaré Luke Copland, de l’Université d’Ottawa.

Pour certains scientifiques comme Vincent Warwick, nous traversons actuellement des seuils climatiques, qui pourraient indiquer une accélération du réchauffement. (Info Janvier 2007)

  • Les températures planétaires moyennes augmentant de 2,75°C par décennie et même de 1,1°C par décennie dans les régions les plus durement touchées. (RP)

2004 : La température moyenne à la surface du globe en 2004 a dépassé de 0,44°C la normale calculée pour la période 1961-1990 (14°C), d’après les relevés des Membres de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Par conséquent, 2004 se place au quatrième rang des années les plus chaudes depuis 1861, juste derrière 2003 (+0,49°C). Le record est toujours détenu par 1998, année où la température globale en surface était supérieure de 0,54°C à la moyenne relative à cette même période.

2005 : La température moyenne à la surface du globe en 2005 présente  une anomalie positive de 0,48°C par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990 (14°C), d’après les relevés des Membres de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). À ce jour, 2005 se place au deuxième rang des années les plus chaudes depuis 1861

2006 : Selon l’OMM, l’année 2006 se place au sixième rang des années les plus chaudes depuis 1861 avec une température moyenne à la surface du globe présentant une anomalie positive de 0,42°C par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990.

Rien que sur ces 3 années, nous arrivons à environ 0.46 de moyenne de hausse atmosphérique au dessus des normes par rapport à 1961-1990.

  • Plus d’inondations, en particulier dans les régions montagneuses, des sécheresses prolongées dans les zones céréalières ainsi que dans des régions littorales et agricoles. En général, le changement climatique apparaît comme un fléau économique, s’abattant sur des zones localisées, dont l’agriculture et autres activités dépendantes du climat sont touchées par les effets des tempêtes, sécheresses et périodes de chaleurs. (RP)

Les inondations sont-elles aujourd’hui plus importantes ou plus fréquentes qu’il y a quelques années ? On ne peut pas dire que des évènements d’inondations submergent deux fois plus d’habitations qu’avant ; par contre, on observe plus souvent des évènements exceptionnels du point de vue de la violence et de la quantité d’eau qui tombe. Les montants dégagés pour parer aux inondations et pour réparer ensuite sont beaucoup plus importants depuis une décennie : c’est un bon indicateur de cette augmentation de fréquence.

Au cours de la dernière décennie, le nombre de sécheresses et d’inondations a considérablement augmenté, tandis que l’environnement continue de se dégrader et que le changement du climat se poursuit. De nombreuses rivières n’atteignent plus leurs deltas pendant les périodes sèches. Les rivières comme le Colorado, le Huang-He (le fleuve Jaune), le Gange, le Nil, le Syr Darya et l’Amu Darya s’assèchent en aval pendant la saison sèche – certaines sont asséchées pendant la moitié de l’année ou plus encore.

Selon l’Institut des ressources mondiales, cela signifie que les sécheresses deviennent plus fréquentes et plus sévères dans les zones sèches, tandis que les inondations ont également augmenté en intensité et en fréquence, en particulier dans les régions sujettes à de tels phénomènes.

  • Autour de 2005, l’impact climatique de ce changement est ressenti plus fortement dans certaines régions du monde. Des tempêtes et ouragans plus sévères amènent des vagues destructrices et des inondations dans des îles de très faible altitude. (RP)

L’état de l’année 2005; une année exceptionnelle : Une année très « cyclonique » avec plus de 20 cyclones et tempêtes tropicales sur l’Atlantique Nord au 25 octobre 2005, dont le plus important jamais enregistré : Wilma.

La saison cyclonique 2005 de l’Atlantique a été celle des records :

La totalité de la liste des 21 noms a été utilisée, puis les six premières lettres grecques, pour un total de 28 (*), dépassant le précédent record de 21 cyclones enregistrés dans la saison cyclonique de 1933 ;
L’ouragan Epsilon a été le 15e ouragan de la saison, battant le précédent record de 12 ouragans établi en 1969 ;
On n’avait jamais observé quatre ouragans de catégorie 5 (soit Emily, Katrina, Rita et Wilma) dans une même saison cyclonique ; le précédent record était de deux sur une même saison… en 1960 et 1961.
L’ouragan Katrina a été le cyclone tropical le plus coûteux de l’histoire avec des dégâts estimés à au moins 80 milliards de dollars, battant le record de 26,5 milliards de l’ouragan Andrew en 1992 ;
L’ouragan Wilma a été le plus puissant ouragan du bassin de l’Atlantique, avec une pression centrale de 882 hPa (18 octobre à 8h00 EDT), battant l’ouragan Gilbert de 1988 (888 hPa) ; et a connu une baisse de pression de 98 hPa en 24 heures, dont 61 hPa en 6 heures.
La tempête tropicale Zeta a sévi à mi-chemin entre les années 2005 et 2006. La dernière fois qu’on avait observé ce phénomène remonte à la saison 1953-1954.

  • L’Institut Océanographique de Woods Hole rapporte que les mers entourant
    l’Atlantique Nord sont devenues moins salées au cours des quarante dernières années, ce qui a pour effet de rafraîchir le fond de l’océan dans l’Atlantique Nord.(RP)

En mai 2005 : Atlantique Nord : « Dans le passé nous pouvions voir 9 à 12 colonnes géantes se formant sous la couche de glace tous les ans. Lors de notre dernière plongée, nous en avons trouvé seulement deux et elles étaient si faibles que l’eau descendante ne pouvait pas atteindre le fond de la mer » a expliqué Wadhams, qui a communiqué ses résultats lors d’une réunion de l’Union européenne de Geosciences à Vienne (European Geosciences Union – EGU).

C’est la revue scientifique britannique Nature qui a publié le 1er décembre 2005 les résultats d’une étude menée par Harry Bryden, Stuart Cunningham et Hannah Longworth, du National Oceanography Centre, de Southampton.
Régulièrement (1957, 1981, 1992 et 1998) des navires de recherche et des capteurs effectuent des sondages près du 25e parallèle pour connaître la température de l’eau, la pression, la salinité, la vitesse et la direction des courants de surface et du fond des océans. Ainsi, ils obtiennent une mesure de l’intensité du Gulf Stream.
Ces données valables pour 2004, enregistrent depuis 1957 une baisse de 30% du débit la dérive nord-Atlantique (DNA) qui est passé de 20 millions de tonnes d’eau/seconde à 14 millions de tonnes d’eau/seconde. Si le Gulf Stream, en surface, évolue peu, les courants de retour les plus profonds auraient diminué de 50%. Ces résultats se retrouvent dans certaines simulations océaniques mais dans des proportions plus modestes.

  • Après 2010 : Alors que la neige s’accumule dans les régions montagneuses, le refroidissement perdure jusqu’en été.(RP)

Mais est ce que cela aurait commencé plus tôt ? Voilà ce qui se passe au delà de 2500 m :

« Ce que je remarque, c’est que depuis 3 hivers nous avons plus de neige et des périodes de froid que nous n’avions plus vues la décennie précédente. Quand au froid, tout le monde autour de Chamonix a senti au fil des 3 derniers hivers des périodes plus froides et plus longues.
L’hiver dernier, on a connu une période où la T° a flirté avec les -30° pendant plusieurs jours aux Grands Montets et à l’Aiguille du Midi 3300 m et 3842 m. Celà fait bien plus de 10 ans que ce n’étais pas arrivé, alors que c’était courant pendant la période précédente d’une vingtaine d’années, où les glaciers étaient en crue. »

  • En 2007, une tempête particulièrement sévère rompt les digues aux Pays-Bas, rendant inhabitables quelques villes côtières telles que La Haye.(RP)

A ce jour les Pays bas n’ont pas connu d’effondrement de leurs digues, mais depuis septembre 2006, une amplification des tempêtes dans la mer du nord est à noter. Mais la Tempête de la semaine dernière qui a touché l’Europe n’avait pas été vue depuis 30 ans !

La violente tempête qui a balayé jeudi 18 janvier 2007 une partie de l’Europe a fait au moins 45 morts. En Grande-Bretagne, où la tempête était la pire depuis 17 ans, des vents atteignant 160 km/h ont causé la mort d’au moins treize personnes, dont un enfant de deux ans, la plupart victimes de chutes d’arbres ou de murs. En Allemagne, où la tempête était la plus forte depuis une trentaine d’années, avec des rafales atteignant 200 km/h, onze personnes dont un bébé de 18 mois ont été tuées, principalement par la chute d’arbres ou de murs. On compte aussi six morts aux Pays-Bas, six en Pologne, quatre en République tchèque, trois en France et deux en Belgique. Un milliards d’euros de dégâts.  La tempête a commencé vendredi matin 19 janvier à quitter l’Europe occidentale. La Belgique a levé l’alerte dans la nuit. Le trafic transManche a repris. Les ferries naviguaient vendredi sans problème entre le port britannique de Douvres et les ports français. Le trafic ferroviaire a repris progressivement vendredi. Le porte-conteneurs britannique MSC Napoli, qui s’était trouvé en perdition dans la Manche jeudi avec une cargaison de près de 1700 tonnes de produits dangereux doit arriver samedi en fin de matinée à Portland.

La Fédération des assureurs allemands (GDV) a évalué vendredi à un milliard d’euros les dégâts causés par la tempête en Allemagne. Aux Pays-Bas, la compagnie des assureurs estimait le coût provisoire dans le pays à 160 millions d’euros.

  • Tous ces points qui étaient plausibles par le Rapport du Pentagone ont pris un sens dans la réalité qui devient très curieux. Ainsi aujourd’hui on peut être dans le droit de se demander si les évènements futurs décrits dans ce rapport sont beaucoup plus possibles que plausibles. Car tous ces éléments ont été prévus dès 2003 et ont lieu aujourd’hui.

sources : http://paxhumana.info/ / http://www.ledevoir.com/ / http://www.radio-canada.ca/ / http://www.actu-environnement.com/ / http://www.info-durable.be/ /http://www.notre-planete.info  / http://www.futura-sciences.com/ / http://www.wateryear2003.org/ / http://www.educnet.education.fr/ / http://fr.wikipedia.org/ /http://www.earthfiles.com / http://tf1.lci.fr/

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