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Dossier : Les Nanos-Futur II

La technologie d’identification par fréquence radio (Radio Frequency Identification, ou RFID) est une technologie de pointe visant à assurer l’identification détaillée d’objets de tous types. Elle permet de procéder à une saisie de données rapide et automatique grâce aux ondes radio.

La RFID (Radio Frequency Identification) est utilisée de plus en plus, spécialement là où d’autres technologies d’identification comme celle du code bar se heurtent à leurs limites (par ex.: logistique, gestion de matériel, automatisation industrielle, services etc.).

Ainsi quels sont les bienfaits de cette nano-technologie ? et quels sont ces désagréments qui apportent tant de craintes ? Ces craintes sont elles justifiées ?

 

Les avantages de la RFID:
une identification ne nécessitant aucun contact (possible également sans contact visuel)
pénétration au travers de différents matériaux comme le carton, le bois etc.
lecture de la mémoire et stockage pouvant être effectués à volonté
identification dans un délai inférieur à la seconde
saisie de plusieurs étiquettes électroniques opérée simultanément
résistance aux influences néfastes de l’environnement (températures extrêmes, humidité etc.)
forme et dimension du transpondeur pouvant être adaptées à volonté
étiquettes électroniques pouvant être intégrées complètement au produit
sécurité élevée avec une protection contre la copie, une protection des données par mot de passe ou une transmission cryptée des données possible également

Le terme d’étiquette RFID (Radio Frequency Identification) s’applique au composant le plus visible de cette infrastructure d’Auto-ID. Ses premières utilisations sont déjà apparues depuis quelque temps dans la chaîne logistique. Ses avantages métiers sont extrêmement séduisants et annoncent une double révolution dans les métiers de la logistique et de l’informatique. Les étiquettes RFID changent radicalement la façon dont les marchandises sont approvisionnées et mises en place. Cette technologie fiabilise et abaisse considérablement le coût des inventaires, permet une traçabilité fine des marchandises, un meilleur repérage des colis égarés, des tris plus rapides et plus fiables, et constitue un obstacle important contre le vol à l’étalage et la contrefaçon. En outre, elle permet l’alerte dynamique des rayons à réapprovisionner et l’inventaire global du chariot des consommateurs. Côté informatique, nous sommes pour la première fois confrontés à des volumes potentiels considérables. Les données produites et potentiellement persistantes sont énormes. La montée en charge des transactions échangées devrait atteindre l’ordre des milliers de milliards. Les techniques actuelles de stockage, d’indexation et de recherche sont inadaptées et de nouvelles solutions se développent ou restent à créer.

Domaines d’application
tracage des pièces, des contenus d’emballages ou des transporteurs tout au long de chaîne de livraison, depuis la fabrication jusqu’au point de vente (Walmart, Metro)
gestion d’objets à échanger (bouteilles de gaz, conteneurs, palettes)
gestion de stock: inventaire permanent, surveillance de stocks consignés ; asset management: surveillance des pièces coûteuses (Notebooks, outils etc.)
sécurité : marquage des pièces à protéger (pièces de rechange originales contre leur copie) ; sécurisation du processus de production (par ex.: ordre chronologique) ou du processus de transport (par ex.: contrôle de la chaîne frigorifique), identification claire des opérateurs responsables le long de toutes les étapes
marquages des hommes et des animaux

Et c’est sur ce dernier point que la chose commence à toucher un domaine qui rappelle le livre de 1984 de George Orwell. Dans ce livre où tout est sous contrôle, le RFID pourrait bien jouer son rôle.

La vision la plus noire de notre futur et ses craintes selon Georges Orwell seraient celle ci :
http://www.mutations-radicales.org/definition/big-brother-1984.htm

C’est tout un livre : 1984.
La finalité de tout ça ? L’extrapollation du sujet Big Brother. La Chute du Futur se fera probablement comme le dénonçait déjà Geroges Orwell en 1948. Une société qui n’aura jamais su évoluer, en ajoutant petit à petit, toujours plus de sécurité au nom de la liberté et de la paix, on arrivera à créer une société policière, dictaturiale et stalinienne. Mais tout ceci, correspond il à ce qu’est la nature ?
Certainement pas ! La nature s’est donner, comme disait un ancien compagnon. Mais l’Homme ne sait que prendre ! Ainsi la Nature va reprendre son droit sur l’Homme, car il lui en a trop fait. On ne rentre pas dans l’ésotérisme ici, on ne parle que de logique. La logique fait que l’humanité se fout de la nature et de lui même, mais on ne peut abuser de celle ci. Paul Emile Victor disait il y a 30 ans : « Un jour, l’écologie rapportera. » Un tournant décisif est en route car l’Humanité n’aura pas d’autres choix.
Les peuples primitifs l’avaient compris

Ils sauvegardaient la nature au détriment de ceux qui ne savent que prendre. Ce George Orwell a été un visionnaire, il a probablement été inspiré par la deuxième guerre mondiale qui lui a montré qu’avec l’Homme, tout peut arriver, même l’impensable. Mais cette vision reste celle de la théorie la plus négative sur une humanité qui n’aura pas su évoluer. L’évolution actuelle de la Chine, nous prouverait que ceci n’arrivera pas. La Chine a su par exemple sortir d’un communisme stalinien, à une économie de marché et elle reconnait que le progrés passe par le bien être de sa population. Ainsi pour le moment elle garde un gouvernement communiste très rigide et despotique mais graduellement elle s’ouvre au monde. Le confort, les technologies et le social en font ses atouts. Mais dans ce monde qui reste imparfait l’avenir n’est probablement pas aussi noir que notre société et notre vision pourraient nous le faire croire.

Conclusion :

Entre les avantages et les possibilités offertes à un état policier qui contrôlerait tout, le RFID pose donc ces questions et ces craintes de voir arriver un système qui se sera écroulé sur lui même. Ces questions sont légitimes car notre futur dépend de ce que nous faisons aujourd’hui. Nos enfants doivent connaître un monde meilleur et pas pire. Dans cette réflexion que nous devons avoir sur les nouvelles technologies, la nano technologie pose immédiatement la question suivante : quelle éthique derrière l’étiquette ?

Le projet Auto-ID (Automatic Identification) est né en 1999 au Massachusetts Institute of Technology (MIT) auquel se sont joints de grands acteurs de l’industrie et de la distribution. Partant du principe que pour identifier un objet, il est plus simple que celui-ci annonce son identité plutôt que de chercher à le reconnaître, les chercheurs eurent l’idée d’associer une « mini carte d’identité » à chaque objet sous la forme d’une étiquette. Cette dernière devait répondre à plusieurs contraintes : identifier un objet physique de façon unique dans le monde, pouvoir facilement être lu dans des contextes variés : à travers un emballage, résister à certaines conditions climatiques…, et, enfin, être de taille et de coût réduits.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) publie sur son site un article sur les RFID dont le chapeau précise : « La technologie de radio-identification (RFId) devient un enjeu économique majeur notamment dans les applications de la distribution et du transport. Du fait de leur dissémination massive, de la nature individuelle des identifiants de chacun des objets marqués, de leur caractère invisible, et des risques de profilage des individus, la CNIL considère que les RFIds sont des identifiants personnels au sens de la loi Informatique et Libertés. »

Que cela soit bon ou mauvais, tout dépendra de ce que l’Homme fera avec. L’Humanité avait elle besoin de ça pour mieux vivre ?

Sources : http://www.seeburger.info/ / http://xmlfr.org/actualites/decid/031128-0001

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