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De la planète Vénus primitive habitable à sa terraformation

Credit : K. Llewellin l'a enregistré dans Exotic Worlds Impressions d'artistes de Vénus après terraformation pour la rendre habitable pour la vie terrestre.

La Terre et Vénus sont des planètes « sœurs » et pourtant, elles ont évolué très différemment, l’une des deux étant devenue un enfer volcanique et dépourvue d’océans. La Nasa envisage une nouvelle mission à destination de Vénus pour tenter de mieux comprendre l’origine de ces différences et si des volcans font bel et bien encore des éruptions en ce moment même sur Vénus. Cette mission se nomme Veritas.

Vénus a été carrément comme la Terre pendant 2 à 3 milliards d’années (beaucoup plus longtemps que Mars, qui a eu des conditions propices à la vie pendant environ 700 millions d’années) et ne s’est pas transformée en un violent no-man’s land que nous connaissons aujourd’hui.

Vénus Primitive – Crédits : NASA

La modélisation suggère que la surface de la Vénus primitive était très similaire à celle de la Terre primitive, avec des lacs (ou même des océans) d’eau et des conditions douces. C’était avant qu’un effet de serre incontrôlable ne transforme la planète en un paysage d’enfer qu’elle est aujourd’hui.

La découverte récente de phosphine dans l’atmosphère de Vénus est passionnante, car elle pourrait démontrer des signes potentiels de vie.

Si la vie s’était formée à l’époque, elle aurait pu s’adapter pour se répandre dans les nuages. Ensuite, lorsque l’intense changement climatique a fait bouillir les océans – tuant toute vie sur la surface – les nuages ​​seraient devenus le dernier avant-poste de la vie et des microbes sur Vénus.

Mais la seule façon d’être sûr que Vénus est toujours une planète vivante avec du volcanisme est d’y retourner avec une autre sonde. C’est bien ce qu’envisage de faire depuis quelques années la Nasa en se penchant sur la conception de la mission Venus Emissivity, Radio Science, InSAR, Topography & Spectroscopy : Veritas. Gérée par le mythique Jet Propulsion Laboratory, cette mission serait également l’œuvre de Lockheed Martin, l’Agence spatiale italienne, l’Agence spatiale allemande et l’Agence spatiale française. Ce n’est encore qu’un projet qui doit vraiment être sélectionné dans le cadre du programme Discovery de la Nasa avant d’être construit et de partir pour l’espace à l’horizon 2026.

La terraformation de Vénus pour l’adapter à nos besoins est sujet à débat quant à sa faisabilité. En effet, ce projet entrainerait plusieurs changements radicaux :

  • réduire la température à la surface de Vénus, qui est de l’ordre de 467 °C ;
  • éliminer les 9 MPa de pression de l’atmosphère, composée surtout de dioxyde de carbone, via une transformation sous une autre forme ;
  • établir un cycle jour/nuit plus court que l’actuel, qui est de 116,75 jours terrestres.

Ces 3 éléments sont interconnectés, puisque l’extrême température de Vénus est due à l’effet de serre causé par la densité de son atmosphère et que la rotation très lente est due aux effets de marées solaires sur l’épaisse atmosphère.

Des boucliers solaires pourraient être utilisés pour réduire l’ensoleillement de Vénus, rafraichissant la planète. Un bouclier placé sur le point L1 entre le Soleil et Vénus servirait aussi à réduire le rayonnement solaire reçu par Vénus.

Le rafraîchissement de l’atmosphère peut être fait à l’aide de réflecteurs placés à la surface. Des ballons réflecteurs dans la haute atmosphère peuvent créer de l’ombre. Le nombre et/ou la taille des ballons devront nécessairement être importants…

N’en déplaise à Elon Musk, l’humanité a peut-être d’autres options que Mars pour coloniser des planètes. Depuis quelques années, la Nasa planche sur le projet HAVOC — pour « High Altitude Venus Operational Concept » — grâce auquel l’agence spatiale veut en apprendre davantage sur la deuxième planète du système solaire. Si l’on en croit deux spécialistes, la perspective d’envoyer des humains sur cet astre serait même « une idée brillante. »

En attendant, de rêver d’une seconde Terre, dans ces projections utopiques avec les technologies d’aujourd’hui, voici à quoi pourrait ressembler Venus une fois terraformée :

Vénus terraformée
Crédit : MagellanTV
Vénus terraformée
Crédit : MagellanTV
Vénus terraformée
Crédit : MagellanTV
Vénus terraformée
Crédit : MagellanTV
Vénus terraformée
Crédit : MagellanTV
Credit : Frans Blok
Carte du monde de Vénus terraformée

Vénus est souvent présentée comme la soeur jumelle de la Terre : les deux planètes sont nées toutes les deux il y a environ 4,6 milliards d’années, il s’agit toute deux de planètes telluriques qui présentent une grande variété géologique avec une activité volcanique, elles disposent toutes les deux d’une atmosphère présentant des nuages denses, leur composition chimique est proche et cerise sur le gâteau : Vénus est également plus proche de nous que Mars (environ 42 millions de km contre 78 millions de km).

Comme le soulignent les physiciens Gareth Dorrian de l’Université de Lancaster et Ian Whittaker de Nottingham Trent, la haute atmosphère de Vénus est le lieu qui ressemble le plus à la Terre dans tout le système solaire. Malheureusement, si Vénus est la plus proche de nous, on en connait encore peu de cette planète, c’est pourquoi la NASA a lancé le programme HAVOC (High Altitude Venus Operational Concept) pour tenter d’en apprendre plus sur l’atmosphère de la planète.

La température de Vénus à sa surface est moins accueillante que celle de Mars : 460°C en moyenne, une température qui entraine des phénomènes étonnants comme des tombées de neige de plomb et de bismuth en fusion sur les sommets les plus élevés de la planète… Mais entre 50 et 60 km d’altitude, les conditions sont plus favorables : la pression atmosphérique est moitié moindre que sur Terre, la température se situe entre 20 et 30 °C… De quoi envisager la création de cités volantes comme de gigantesques dirigeables gonflés à l’oxygène et à l’azote.

Malheureusement là encore, il faudra composer avec des nuages d’acide sulfurique… La situation est donc plus complexe que sur Mars et nous avons donc plusieurs années à patienter avant de voir l’homme s’intéresser un peu plus à Vénus.

Adaptation Terra Projects

Sources : https://fr.wikipedia.org/ / https://www.numerama.com/ / VenusTerraformingCorporation / https://www.generation-nt.com/ / https://www.futura-sciences.com/ / exotic-worlds

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