Dernières Infos

45 experts économiques proposent que l’on reverse la taxe carbone aux citoyens, mais…

Le 9 janvier 2019, Wall Street Journal a publié une lettre rédigée par un groupe de 45 experts économiques des deux côtés des ailes politiques aux USA.

Dans ce document, ils détaillent une idée de la manière dont les États-Unis devraient faire face au changement climatique mondial: taxer les émetteurs de carbone et donner l’argent aux citoyens américains.

« Il y a peu de panacées, (de remède universel) dans la vie », a déclaré le signataire Greg Mankiw, cité sur le site internet du groupe, « mais la chose la plus proche d’un remède dans le débat sur le changement climatique est de mettre un prix sur le carbone et de réduire les revenus des citoyens ».

Une taxe sur le carbone est un droit perçu sur tout bien ou service qui produit des émissions de dioxyde de carbone. L’idée est que le coût supplémentaire associé à la combustion de combustibles fossiles inciterait les émetteurs à s’éloigner de ces taxes.

Selon la lettre du groupe, « Une taxe sur le carbone constitue le moyen le plus rentable de réduire les émissions de carbone à la vitesse et l’ampleur nécessaires. » Cependant, l’idée n’a pas encore suscité un grand soutien de la part des législateurs ou des électeurs.

« Parmi les économistes, ce n’est pas controversé », a déclaré Mankiw au Washington Post. « La politique est compliquée, les relations internationales sont compliquées, mais l’économie est vraiment simple. »

Donner les revenus d’une taxe sur le carbone directement aux citoyens sous forme de rabais forfaitaires égaux pourrait changer cette dynamique. Le gouvernement ne donnerait pas l’impression d’essayer de gagner plus de revenus, et les électeurs seraient peut-être plus enclins à soutenir la législation sur la taxe sur le carbone s’ils savaient qu’ils en tireraient des avantages financiers.

«On estime que si nous commencions avec une taxe sur le carbone de 40 dollars la tonne, cela représenterait 2 000 dollars par famille. Il s’agit donc d’un rabais très substantiel», a déclaré la signataire, Janet L. Yellen, à WaPo .

Le rabais pourrait même encourager les familles à réduire leur consommation de carbone. Après tout, si elles paient moins d’impôts que ce qu’elles perçoivent avec le rabais, elles gagneront de l’argent.

Sur le papier, il semble que ce plan pourrait être une victoire pour les Américains et l’environnement. Mais seul le temps nous dira s’il gagne du terrain à Washington.

A terme, avec cette idéologie, irions nous  vers un revenu universel ? 

Taxe carbone : la « défense du climat » menace de plonger une partie du monde dans la famine, montre l’IIASA

La taxe carbone et l’attirail interventionniste qui s’abat sur nos économies sous prétexte de « défense du climat » pourraient bien avoir l’effet inverse de celui (prétendument) recherché, montre une étude de l’International Institute for Applied Systems Analysis (IIASA). Cet institut basé à Laxenburg en Autriche, fondé en 1972 par un accord américano-soviétique pour réfléchir sur les problématiques mondiales, a établi qu’une mesure générale contraignante censée combattre le supposé réchauffement climatique d’origine humaine, telle qu’une taxe carbone étendue au monde entier, pourrait avoir des conséquences graves sur l’agriculture. Au point d’engendrer davantage de famine et d’insécurité alimentaire que l’impact supposé du changement climatique lui-même.

L’étude de l’IIASA est la première qui modélise les effets comparés sur l’alimentation du changement climatique d’une part, des politiques de restrictions à visée climatiques de l’autre. Elle a été menée par Tomoko Hasegawa, de l’Institut national japonais pour l’étude de l’environnement (NIES), et Shinichiro Fujimori, professeur à l’Université de Kyoto. Ils ont comparé huit modèles agricoles pour analyser divers scénarios et leurs conséquences à l’horizon 2050. Il s’agit de modèles de développement socio-économique, l’un d’eux incluant un effort de « soutenabilité », un autre poursuivant l’itinéraire de développement actuel, le tout avec différents « niveaux de réchauffement ». Les divers scénarios incluent ou non des politiques contraignantes.

A l’horizon 2050, l’étude de ces modèles montre que le changement climatique – tel qu’il est projeté par les officines officielles -, pourrait entraîner la mise en danger alimentaire (famines) de 24 millions d’humains en plus de ceux qui le sont déjà, voire 50 millions. Mais si l’agriculture est soumise à des règlementations très contraignantes à visée supposément climatiques, telles qu’une taxe carbone mondialisée ou un système de droits d’émissions appliquant les mêmes règles à tous les secteurs économiques, l’augmentation des prix alimentaires pourrait être telle que le nombre d’humains risquant d’être frappés par la famine bondirait à 78 millions, voire 170 millions selon certains modèles de l’IIASA.

Selon la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation, 815 millions d’êtres humains sont actuellement soumis à la famine, sur 7,6 milliards dénombrés en mai 2018. En cas d’application de politiques rigides et globales, « il deviendrait difficile pour beaucoup plus de personnes pauvres et vulnérables d’acheter suffisamment de nourriture » pour survivre, estime Tomoko Hasegawa, qui estime aussi « que beaucoup de gens pourraient basculer d’une alimentation riche vers une alimentation plus pauvre ». Le chercheur recommande des politiques spécifiques adaptées à chaque pays, le retour du local ou du national, en quelque sorte.

Le serpent des bonnes intentions se mord la queue. « La tarification du carbone ferme les portes aux pays en voie de développement, où vivent des populations hautement vulnérables », insiste Hasegawa qui prône « une intégration des réglementations aux politiques de développement » pour éviter la famine. Nos chercheurs suggèrent des systèmes agricoles plus productifs et résilients, pointant par exemple que les élevages industriels de ruminants forment les trois-quarts des émissions issues de l’ensemble des ruminants pour seulement la moitié du lait et de la viande. Ils prônent l’adoption de techniques propres aux pays peu développés ou l’utilisation d’une partie du revenu de la taxe carbone pour des programmes alimentaires. Ou encore le transfert de technologies d’amélioration des cultures des pays développés vers les pays pauvres. Ils occultent toutefois les effets positifs du carbone lui-même sur… la croissance végétale.

Adaptation La Terre du Futur

sources : https://futurism.com/ / https://www.washingtonpost.com/ / https://reinformation.tv/taxe-carbone-defense-climat-famine-iiasa-lenoir-86893-2/

(172)

Laissez un message