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29 ans après Tchernobyl dans les Alpes

29 ans après Tchernobyl, certains sols des Alpes sont « des déchets radioactifs ». C’est le constat établi par la CRIIRAD, Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité, dans un communiqué publié le 31 juillet 2015.

Les impacts de la catastrophe de Tchernobyl semblent sans fin. 29 ans après le plus grave accident de l’histoire du nucléaire avec Fukushima, les traces nocives de son passage sont encore gravées dans nos sols. Publié le 31 juillet dernier, un communiqué de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), repéré par Le Figaro, alerte les autorités sur la contamination toujours présente par les déchets de Tchernobyl.

La Commission est allée inspecter les sols alpins, précisément ceux du parc national du Mercantour, à la frontière entre les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes. Une terre particulièrement touchée par la radioactivité après l’événement du 26 avril 1986, comme tout l’arc alpin, en France, en Autriche, en Italie et en Suisse.

Trop de césium 137

« Des sols contaminés avec des niveaux de radiation au contact qui atteignent par endroit 10 fois, 20 fois, 90 fois plus de taux de radiation que le niveau naturel, dû à la présence du césium 137 », précise Bruno Chareyron, chercheur pour la Commission. Ce césium 137 est un isotope radioactif dangereux quand il est présent en trop grande quantité. C’est bien le problème que pose la CRIIRAD.

Selon son rapport, les points les plus contaminés peuvent atteindre une concentration entre 10.000 et 100.000 Becquerels par kilogramme (Bq/kg). Un niveau qui peut être alarmant, comme l’explique Bruno Chareyron. Selon lui, « à partir de 10.000 Bq/kg, l’élément est considéré comme déchet radioactif. À partir de 100.000 Bq/kg, il passe dans la classe supérieure ». Toutefois, ces zones sont très localisées, souligne Le Figaro.

« Mensonge des autorités françaises »

Le rapport de la CRIIRAD dénonce également « le mensonge des autorités françaises », à l’époque de la catastrophe. En 1986, le gouvernement assurait que « le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées » radioactives de Tchernobyl. Une promesse depuis démentie, notamment par les maladies liées à la thyroïde contractées par des habitants de Corse ou d’Alsace, mais également par les autorités elles-même, qui ont reconnu l’erreur.

Seulement, elles n’ont jamais admis « que les niveaux de doses subies à l’époque auraient nécessité la mise en place de mesures de protection sanitaire ». C’est ce que critique le communiqué de la CRIIRAD. Ce taux de radiation élevé, si longtemps après l’explosion, inquiète donc la Commission, qui s’interroge sur les risques encourus en cas d’une nouvelle catastrophe sur une centrale plus proche, une centrale française.

source : http://www.rtl.fr/

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