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Un monde de lobbies

Depuis des décennies, on nous parle de politiques, de pôles financiers, d’industriels dont les activités sont toutes aussi diverses que la machine financière fait fonctionner le système entier.

Lobby signifie en français « groupe de pression » selon Wikipedia. (Dictionnaire anglais Webster) signifiait littéralement « vestibule » ou « couloir », en évoquant notamment les couloirs du Congrès américain à Washington et ceux de la Chambre des Communes à Londres, là où divers représentants de groupes constitués et leurs avocats cherchent à rencontrer les parlementaires ou leurs assistants et conseillers.

De là vient l’expression « lobbying » et le sens actuel du mot lobby qui évoquent les efforts de groupes de pression constitués (associations, entreprises éventuellement multinationales, chambres, syndicats, fédérations, filières professionnelles, organisation non gouvernementale (ONG), clubs de réflexion, cabinet de conseils, avocats…) pour faire valoir leur point de vue auprès des élus et institutions, ou d’influer sur le cours des décisions politiques soit en leur faveur, soit pour défendre une cause externe (sociale, environnementale, humanitaire…).

On parle de clientélisme pour caractériser le comportement des élus ou partis politiques qui répondent facilement positivement aux pressions du lobbying.

Le trafic d’influence est une forme extrême et illégale du lobbying.

Définir le « groupe d’intérêts » alors qu’une inflation de termes ou concepts décrivent un même phénomène est délicat. Des nuances existent cependant. Et les concepts de « groupe de pression », « groupe d’intérêts » ou « lobby » évoluent aussi dans le temps et selon les contextes (nationaux, de filière, etc.). Nous définissons les « groupes d’intérêts » comme « des entités qui cherchent à représenter des intérêts de sections particulières de la société en vue d’influencer les processus politiques ».
Le terme « lobby » peut être considéré comme une version anglophone du terme « groupe d’intérêts », et synonyme de « groupe de pression » (toutefois plus négativement connoté). Quelques éléments peuvent étayer cette définition ;

Ces groupes peuvent être classés selon certaines caractéristiques. Ils sont organisés, non gouvernementaux ou représentant d’un autre gouvernement. ils cherchent à influencer le processus de décision politique, sans chercher à gouverner.
Le principal processus d’influence est l’échange d’informations, tant factuel que subjectif, dans le but d’influencer l’attitude, les positions ou les décisions des pouvoirs publics. Une telle influence n’est pas unidirectionnelle et ne s’opère pas nécessairement contre la volonté des décideurs politiques. L’homme ou le groupe politique peuvent aussi chercher à établir des relations avec les groupes d’intérêts pour obtenir plus d’informations utiles à la prise de décision, ou encore pour influencer ces groupes d’intérêts, en les associant par exemple à leur action.

Une innovation constante semble caractériser l’organisation de ces groupes (avec notamment l’usage de l’Internet). La forme pyramidale classique, où certains groupes fixes et bien identifiés prédomineraient une hiérarchie organisationnelle des groupes d’intérêts, s’éroderait aujourd’hui au profit d’une organisation plus flexible, en réseaux, reflètant la fluctuation des groupes d’intérêts, dans un système moins hiérarchique et mettant en avant les nouvelles techniques de coopération ad hoc ou « informelle » qui se baseraient sur des échanges plus simples d’information.

Les Lobbies et l’Argent. L’argent selon Georg Simmel :

La « philosophie de l’argent » permet notamment de comprendre quels ont pu être les effets de la monétarisation sur les sociétés humaines, effets économiques mais surtout culturels.
Les fonctions et qualités de la monnaie ont favorisé l’émergence de la « modernité »

Les caractéristiques de l’argent

Certaines des « qualités » traditionnelles attendues de l’argent, sa facilité de transport et sa divisibilité, ont des effets indéniables sur l’action humaine.

L’argent permet d’abord aux individus de s’affranchir de la puissance des choses. Un individu qui possède un objet, un marteau, une galerie de peinture,…, sera limité par les fonctions possibles de ces objets ; En revanche, l’argent, qui ne sert à rien en lui-même, peut être converti à tout moment en un objet ou un autre. Il est donc un des fondements de la liberté des hommes vis-à-vis de leur environnement matériel.

L’argent accroît non seulement l’activité économique mais surtout accroît le rythme de la vie économique et de la vie en général.

Si l’argent est un facteur essentiel de liberté, il n’empêche qu’il autorise également de nouvelles formes de pouvoir et de supériorité que Simmel appelle « superadditums ». Ainsi, le possesseur de l’argent, produit inaltérable, est toujours avantagé dans l’échange sur le vendeur de biens (on peut en trouver un exemple avec le pouvoir des intermédiaires dans l’échange ou des grandes surfaces par rapport aux producteurs). De plus, « on ne prête qu’aux riches », ce qui est vrai économiquement et socialement : les riches obtiendront considérations et avantages inaccessibles aux pauvres et pourront se permettre, luxe incomparable, d’afficher un « mépris aristocratique de l’argent ». Ces éléments permettent de rappeler que l’argent n’est pas seulement un phénomène économique et donc qu’il peut être désiré pour lui-même.

S’il permet aux minorités de vivre, l’argent favorise aussi leur oppression : il est facile d’exproprier ou de léser un possesseur d’argent. Ainsi, pour Simmel, « l’aristocratie d’argent » est fragile et est toujours susceptible de déclassement social.

L’usage de l’argent, en rendant les relations économiques plus objectives, tend à « lisser » les fluctuations économiques. Pourtant, cela n’empêche pas la possibilité de crises financières mais celles ci proviennent du fait que l’argent est en train de perdre ses aspects « objectivants ». En effet, en cas de « bulle financière », les individus fixent la valeur des choses, et de l’argent, non plus en fonction d’une donnée « objective » mais en fonction de ce qu’on estime être l’estimation faite par les autres, d’où les phénomènes de « bulle spéculative » et de « panique boursière »; il s’agit donc d’un retour vers la fixation « subjective » de la valeur de l’argent. Cette grille de lecture particulière a été développée par un économiste contemporain, André Orléan.

Simmel a donc essayé de présenter les diverses conséquences, souvent opposées, de l’essor de la monétarisation de la société, conséquences qui restent actuelles. L’argent favorise la liberté individuelle, la vie des minorités, les échanges entre les individus mais il tend à tout soumettre à son propre pouvoir, à éliminer les communautés et un certain nombre de valeurs, à développer un « relativisme » excessif et dangereux et le cynisme des individus, enfin à développer des relations sociétaires et marchandes qui, si elles libèrent les individus d’une tutelle personnalisée, les rendent dépendants d’autres groupes et des choses en général.

L’argent est une affaire de pouvoir où les lobbies trouvent leurs comptes. Le XX eme siècle a été marqué par ces pouvoirs qui n’ont fait que s’affirmer avec le temps pour entrer dans le XXIeme siècle. Actuellement, pour être en accord avec les thèmes de la Terre du Futur, on nous parle des lobbies pétroliers, on nous parle de lobbies écologistes qui pourraient avoir des ramifications dans des lobbies climatiques. Finalement, nous pouvons simplifier le monde en un monde de lobbies où les interets de chacun viennent intervenir et interagir au profit des profits.

sources : http://fr.wikipedia.org/ / http://www.ac-orleans-tours.fr/

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