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Réchauffement démographique : un monde où les humains choisissent de plus en plus de vivre là où il fait plus chaud

credit pixabay

L’îlot de chaleur urbain (ICU) a été décrit pour la première fois par Luke Howard en 1833 pour Londres, en Angleterre. Les températures de l’air dans les zones urbaines sont presque toujours plus chaudes que dans les zones rurales, en particulier la nuit. Ainsi, l’homme moyen connaît des températures plus élevées que s’il vivait dans la nature.

Ce phénomène n’a rien à voir avec le réchauffement climatique et se produirait même s’il n’y avait pas de « réchauffement climatique » à long terme. En fait, étant donné que plus de 50 % de la population de la Terre vit aujourd’hui dans des zones urbaines (cette proportion devrait atteindre près de 70 % d’ici à 2045), les températures auxquelles les humains sont confrontés continueraient de battre des records de chaleur, même en l’absence de changement climatique. À titre de référence, le graphique suivant montre l’augmentation de la population mondiale entre 1800 et 2023.

Notre nouvel ensemble de données UHI quadrillées à l’échelle mondiale permet de calculer le degré de chaleur (par rapport aux conditions de la nature sauvage) dont bénéficie l’individu moyen, simplement parce que la plupart des gens vivent là où les établissements humains provoquent un réchauffement localisé. Le graphique suivant montre la « chaleur démographique » que j’ai calculée (pendant les mois de juin, juillet et août) pour l’homme moyen et son évolution depuis 1800. À titre de comparaison, j’ai également représenté les écarts de température moyenne par rapport à la moyenne de 1885-1984 pour la partie terrestre de l’ensemble de données thermométriques HadCRUT4.

Que peut-on conclure de ce graphique ? Au minimum, elle montre que les humains choisissent de vivre dans des conditions plus chaudes simplement en vivant dans des zones densément peuplées, et ce de plus en plus. Je laisse au lecteur le soin de décider s’il y a plus que ce constat. Il convient de noter que ces données ne tiennent pas compte de l’effet (par exemple) de la migration de la population américaine des latitudes froides vers les latitudes plus chaudes, ce qui constituerait une source supplémentaire de réchauffement démographique. Le réchauffement illustré par la courbe rouge ne concerne que les effets urbains par rapport aux conditions de la nature sauvage au même endroit.

Ne vous méprenez pas sur la signification de l’impact de l’ICU sur les mesures du thermomètre – c’est un autre sujet. Tout ce que cela montre, c’est une mesure de la chaleur ressentie centrée sur l’homme, et non une estimation centrée sur le thermomètre de l’ampleur du réchauffement du réseau de thermomètres qui peut être attribuée aux effets de l’ICU. L’effet des ICU sur la température de l’air est dû à divers processus associés aux établissements humains, tels que le remplacement de la végétation par des bâtiments et des surfaces imperméables et la production de chaleur résiduelle qui modifient le bilan énergétique quotidien de ces lieux. Notre jeu de données sur les ICU se contente d’approximer tous ces processus en utilisant la densité de population comme indicateur, un choix qui s’explique par le fait qu’il s’agit du meilleur (et peut-être du seul) jeu de données à long terme qui existe pour analyser le problème des ICU.

Extrait du blog du Dr Roy Spencer sur le réchauffement climatique

Adaptation Terra Projects

Source : https://wattsupwiththat.com/

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