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Où en est on avec la banquise de l’Arctique ?

En 1999, comparée à son niveau des années 60 et 70, la glace recouvrant l’océan Arctique avait perdu 1,3 mètres, soit 40% de son épaisseur totale. On sait depuis longtemps que le climat de l’Arctique se réchauffe. Mais cette réduction de 40% de l’épaisseur de la glace a étonné le chercheur, qui ne s’attendait pas à tel résultat. Cela dit, cette observation corrobore d’autres travaux, qui indique que les glaces permanentes reculent et que les glaces annuelles se rompent un peu plus tôt chaque année. Mais aujourd’hui où en sommes nous ?

 

Les sous-marins nucléaires américains mesurent l’épaisseur de la glace depuis plus de 40 ans. Les données accumulées jusqu’à 1976 sont du domaine public. Le chercheur tente actuellement de convaincre la Marine de lui donner accès aux données plus récentes, histoire de compléter son ensemble de données. Il souhaite notamment déterminer si la fonte des glaces est constante, ou si elle obéit à un cycle connu sous le nom d’oscillation arctique, qui modifie constamment le régime des vents. 

Le satellite ICESat a été lancé en l’an 2002 pour étudier en particulier, l’épaisseur de la couche de glace dans l’Arctique et l’Antarctique.

Grâce aux observations réalisées avec ce satellite, la Nasa a constaté que « l’Arctique a perdu environ 10% de sa couche de glace permanente tous les dix ans depuis 1980. L’étendue de la couche de glace de l’Arctique qui reste gelée toute l’année a atteint les niveaux les plus bas en 2002 et 2003″, selon Josefino Comiso, chercheur à l’agence spatiale américaine.

La couche de glace s’épaissit en hiver et fond en partie quand le soleil revient au printemps et à l’été. La glace qui ne fond jamais, même lors des plus fortes chaleurs de l’été, est appelée la couche de glace permanente.

« Cela se passe en ce moment. Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre longtemps pour trouver des solutions technologiques », a déclaré David Rind, de l’institut d’études spatiales Goddard de la Nasa à New York, lors d’une conférence de presse à Washington.

La fonte de la couche de glace permanente dans l’océan Arctique se transforme alors en cercle vicieux. L’océan en pleine eau absorbe davantage l’énergie du soleil que la glace, qui a un pouvoir réfléchissant, ce qui entraîne le réchauffement de l’eau, qui provoque la fonte des glaces, qui entraîne l’agrandissement de l’océan en pleine eau, selon M. Comiso.

Ce réchauffement de l’océan Arctique a eu récemment des conséquences spectaculaires. En septembre, des chercheurs américains et canadiens ont annoncé que la plus importante plate-forme glaciaire de la région arctique, vieille de plus de 3.000 ans, s’était rompue entre 2000 et 2002, une conséquence selon eux du réchauffement climatique à long terme.
« Des petits changements concernant la glace pourraient avoir de grandes conséquences sur le cycle de l’eau et finalement sur le climat », selon la Nasa.

La fonte des glaces dans l’Arctique accélérera le réchauffement climatique global en réduisant le rôle de l’Arctique en tant que réflecteur de la chaleur vers l’espace.
Le réchauffement du climat de l’Arctique pourrait éventuellement entraîner l’arrêt du Gulf Stream, qui amène de l’eau plus chaude et assure des températures plus élevées à l’Europe du nord-ouest.

La calotte glaciaire couvre une superficie entre 7,5 et 15 millions de km2, et l’épaisseur de la glace atteint environ 3 mètres, selon la saison. Or, les faits sont là: au cours de ces trente dernières années, 988 000 km2 de banquise ont fondu (ndlr: une surface qui correspond à deux fois celle de la France), ce qui représente une réduction d’environ 8% de sa surface globale. Il se trouve que l’accélération du phénomène est beaucoup plus rapide qu’on ne l’imaginait.

Néanmoins personne n’est d’accord sur le fait de donner une date concernant la fonte totale de la banquise en période estivale. Ainsi on parle de 2050, 2070 voir 2100.

Ainsi il faut rappeler que 988 000 km2 de banquise ont déjà fondu. Si on prend comme moyenne 3 mètres d’épaisseur pour la banquise, cela nous ferait 2964000 m3 de glace fondue. Si un volume de glace est égal à 7.5% plus qu’un volume d’eau donc on obtient 3186300 m3 d’eau douce qui se sont déjà mélangée dans l’Atlantique Nord. Ce chiffre ne prend pas en compte tout le permafrost fondu des terres immergées. Ce chiffre doit être certainement multiplié pour obtenir la quantité d’eau douce exacte fondue.

A titre d’exemple le lac Agassiz déclencha une baisse importante des températures sur l’Europe du Nord-Ouest, évaluée à 5 ou 6 degrés. C’était le Dryas. Il y a 12000 ans environ. Cet énorme afflux d’eau froide et douce a perturbé, voire même stoppé complètement la circulation thermohaline autour du globe, qui dans cette partie de son parcours, se traduit par l’existence du Gulf Stream. Il serait curieux de connaître précisément la quantité d’eau. Il est fort à parier que ce lac ne contenait pas autant d’eau douce que celle qui a déjà fondue à notre époque.

Dans tous les cas de figure, nous jouons avec la chimie du pôle et des signes se font déjà sentir. Il est curieux de voir l’hiver que nous passons en 2005. Nous parlons d’un réchauffement global. Et que voyons-nous ? Des records sont battus dans plusieurs pays. Ainsi nous venons de voir le plus gros blizzard aux USA depuis 50 ans, de la neige au Maroc et en Algérie. Nous avons battu des records de températures basses dans le sud de la France : -1.5° le 26 janvier à Nice. A Genève, cela faisait 20 ans qu’ils n’avaient pas vu autant de neige. Certains diront : c’est normal, des hivers rigoureux reviennent régulièrement ! Oui biensur, mais un réchauffement planétaire très marquant depuis 1998, ces records de températures n’arrivent pas régulièrement et modifient les modèles météos passés d’une façon certaine. Peut on se fier à des modèles qui ne prennent pas en compte un climat qui s’emballe ? Alors peut être est ce du à cette fameuse intensité solaire en baisse !? Ces coencidences méritent un débat, mais d’ores et déjà on peut dire que les coencidences sont fâcheuses. L’année 2005 ne serait elle pas un prémisse d’hivers beaucoup plus rudes ? Bien entendu une réflexion sur le sujet ne pourra être que scientifique et réfléchie.

sources : http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N1553.asp / http://www.notre-planete.info/actualites/actu_254.php /http://www.kyela.com/main/index.html?cat=forums&PHPSESSID=09ca9de95db3f9773e265d88ab1d1077 /http://laterredufutur.com/html/modules.php?name=Forums&file=viewtopic&t=149#695 /http://morphoglaciaire.free.fr/site_source/Photos_complementaires/dryas.html 

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