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Une guerre nucléaire aurait un impact dévastateur sur le climat

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Une étude publiée dans la revue scientifique Journal of Geophysical Research : Atmospheres évalue la manière dont une guerre nucléaire de grande échelle affecterait le climat global. Les résultats confirment, prolongent et affinent ceux obtenus par des travaux précédents. Autrement dit, l’apparition d’un redoutable hiver nucléaire qui s’étalerait sur une dizaine d’années.

Depuis les premières simulations remontant aux années 1980, les climatologues savent qu’un conflit nucléaire de grande ampleur s’accompagnerait d’une perturbation catastrophique du climat global : le fameux hiver nucléaire. Ainsi, même les pays non impliqués dans la guerre seraient durement touchés – famine, maladie, etc. Des impacts collatéraux critiques qui s’ajouteraient aux ravages directement liés au conflit.

Le conflit nucléaire est prescrit dans le modèle comme une injection brutale de 150 téragrammes de carbone noir dans la haute atmosphère – libérés selon une fonction linéaire décroissante sur une semaine. Ces énormes quantités d’aérosols concrétisent l’élévation des panaches de fumée résultant des vastes incendies de forêts et des centres urbains qui seraient ravagés par les bombardements. Les sources sont exclusivement localisées sur les deux pays susmentionnés.

Formation rapide d’un écran de fumée planétaire
Les particules de fumée atteignent rapidement la stratosphère. Sous l’effet des vents, un voile hémisphérique puis planétaire se forme en l’espace d’une dizaine de jours seulement. Il diminue fortement la quantité de rayonnement solaire arrivant près du sol : la pénombre s’installe. En effet, les aérosols de carbone noir formant le voile d’altitude absorbent une grande partie de l’énergie incidente.

Au cours des 6 premiers mois, l’astre n’éclaire la surface qu’à hauteur de 30 % à 40 % de la quantité usuelle. Il faut attendre 10 ans pour que le rayonnement revienne à sa valeur habituelle – suite à l’évacuation progressive des poussières de la stratosphère.

Refroidissement brutal en surface
La température moyenne du globe subit un réel crash. En effet, un an après la guerre, celle-ci a chuté de quasiment 10 °C. Une baisse d’autant plus forte au-dessus des continents de l’hémisphère nord en été. Sur de vastes étendues, la température moyenne sur juin-juillet-août s’abaisse 20 °C à 30 °C sous la norme.

Dans la majeure partie des latitudes tempérées, la température minimale journalière ne passe presque jamais au-dessus du 0 °C pendant les 2 à 3 ans qui suivent le conflit.

On note par ailleurs que la remontée des températures est assez lente et que même 10 après la guerre, on ne retrouve pas les valeurs initiales. En cause, l’inertie de l’océan et les surfaces englacées qui auront eu le temps de gagner du terrain. Ainsi, une fois les fumées dissipées, le système climatique paraît s’être équilibré sur un nouvel état stable plus froid de 0,5 °C à 1 °C au global.

Dans la stratosphère, la situation est totalement opposée en raison de l’absorption de l’énergie solaire par les aérosols. La température s’envole de plus de 100 °C au-dessus de la norme les années post-injection. Une conséquence désastreuse pour la couche d’ozone. De fait, la quantité de rayons UV arrivant au sol à mesure que les particules s’évacuent est supérieure au seuil de risque.

Quant aux précipitations, elles diminuent de 40 % à 50 % – atteignant un déficit de près de 60 % en moyenne planétaire au cours de la troisième année suivant le conflit. La répartition géographique est telle que les rares zones à devenir plus humides sont les déserts.

En somme, la guerre déclencherait un refroidissement et un assèchement global catastrophiques. Ajouté à la baisse drastique de la luminosité, il en résulterait un effondrement généralisé des récoltes et une famine globale – le tout dans un environnement largement dévasté. La généralisation de certaines pathologies est également très probable. De tels facteurs risquent d’entretenir des conflits.

extrait et source de https://sciencepost.fr/

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