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Le Volcanisme et ses conséquences

Le volcanisme en Indonésie est à l’origine d’un certain nombre de « records »

– celui du nombre des volcans actifs
– celui du nombre de victimes : 170.000 depuis l’an 1.500.
– celui du plus grand lac de cratère de la planète : le lac Toba, à Sumatra, (100 km de long sur 30 km de large, âge 75.000 ans).

Mais quel seront les effets sur le climat si un volcanisme puissant devait se réveiller ?

Effets climatiques

Un volcanisme de cette ampleur influence le climat planétaire par la quantité de poussières volcaniques et d’aérosols acides (notamment gaz sulfureux qui devient acide chlorhydrique au contact de la vapeur d’eau de l’air) circulant dans la haute atmosphère (de 25 à 35 km de haut). La réflexion et l’ absorption des rayons solaires qui s’en suivent ont des effets maintenant reconnus, comme le montrent les exemples suivants :

Tambora 1815, année 1816 : « année sans été », gelées au mois d’août en Europe, récoltes catastrophiques et famine.

Krakatau 1883, novembre 83 : l’observatoire de Montpellier note une baisse de 20 % de la transparence atmosphérique, la température moyenne mondiale chute de 1deg.C, les climats seront perturbés pendant 5 ans.

Agung (Bali) 1963, 30 millions de tonnes de poussières dans la haute atmosphère. La transparence atmosphérique chute de 5 %, la température stratosphérique monte de 4 à 8deg.C et la température du sol baisse de 0,3deg.C pendant 3 ans.

Une éruption volcanique de forte ampleur peut influencer le climat d’une façon importante pour plusieurs années. Bien que les éruptions elles-mêmes ne soient cependant pas prévisible, on peut avoir une idée sur l’effet sur le climat. Benjamin Franklin (1706-1790) a été le premier à voir que les éruptions volcaniques ont un impact sur le climat avec l’hiver rigoureux de 1783-1784 causé par l’éruption de l’Eldeyjar et du Jökull d’Islande. Au Sud de la France on voyait les étoiles qu’à seulement au dessus de 40° de hauteur angulaire par rapport à l’horizon.

Le 27 août 1883, le volcan de l’île indonésienne de Krakatoa explosa littéralement, tuant plus de 36 000 personnes et vomissant des tonnes de ponces, poussières et cendres. L’énorme quantité de matière libérée dans la stratosphère forma un écran empêchant la chaleur solaire d’atteindre la surface de la Terre, ce qui entraîna sur toute la planète une baisse significative des températures qui dura plusieurs mois.

Un seul volcan avait suffi ! Une succession d’explosions semblables pourrait déclencher une réaction en chaîne. De minuscules particules de roches, avec des fragments vitrifiés, de la pierre ponce, de la vapeur surchauffée et de l’acide sulfurique se répandraient alors très rapidement sur de vastes étendues. En 1982, le volcan mexicain El Chichon déversa sur toute la Planète, en moins d’un mois, un nuage de 20 millions de tonnes de gouttelettes d’acide sulfurique.

Il faut parfois des mois pour que la poussière et les particules de roches soient rejetées hors de l’atmosphère, et les gouttelettes d’acide sulfurique peuvent imprégner les vents pendant des années. Il se forme des  » voiles de poussière  » qui créent de splendides couchers de soleil et d’étranges effets optiques, semblables à une lune bleue et qui font penser aux paroles de saint Marc à propos de l’Apocalypse:  » « le soleil s’obscurcira, et la lune ne donnera plus sa lumière  » (XIII, 24).

De telles éruptions pourraient avoir des effets apocalyptiques. Les gaz, l’acide sulfurique et les particules de poussière vomis dans l’atmosphère provoqueraient une baisse de la température suffisante pour produire des CFC (chlorofluorocarbures) qui, agissant comme catalyseurs, commenceraient la destruction à grande échelle de la couche d’ozone.

Si ce scénario se réalisait, Armagédon ne serait rien en comparaison ! L’écosystème de la Terre est construit sur un délicat équilibre. Une activité volcanique intense réduirait considérablement la couche d’ozone, ce qui entraînerait une chute de la production agricole et une dramatique augmentation des brûlures et des cancers de la peau.

Il faut tout de même rappeler que rien ne prouve que la résurgence du volcanisme de Sumatra cache un volcanisme de grande ampleur. Mais par le passé de grandes périodes de froid ont touché la planète, pour un grand nombre le volcanisme est en cause.

Si il venait à avoir un volcanisme important, économiquement cela serait certainement dévastateur, et nos avancées techologiques nous aideraient elles ?

Dans la nuit du 23 au 24 juin 1982, un Boeing 747 de la British Airways qui volait au-dessus de Java, en Indonésie, a frôlé la catastrophe lorsque, à 12 300 mètres d’altitude, ses 4 réacteurs ont cessé un à un de fonctionner. Au même moment, une poussière très fine et une odeur de soufre a pénétré dans l’avion. Après plusieurs tentatives de redémarrage et 13 interminables minutes d’angoisse, d’attente et de chute, les moteurs se sont finalement remis en marche et l’avion s’est rendu à destination. La cause de toutes ces perturbations ? Un volcan, le Galunggung, avait fait explosion quelques heures plus tôt et avait injecté des tonnes de poussière volcanique dans la haute atmosphère. L’appareil a tout simplement traversé l’énorme panache chargé de cendres.

Toutes les appareils volants seraient touchés mais également les centrales en tout genre car les eaux seraient durablement contaminées par les cendres. Les eaux deviendraient totalement impropres. L’agriculture serait décimée. La Faune et le Flore seraient gravement touchées proportionnellement à l’immensité de la catastrophe.

Lors d’une explosion, les colonnes éruptives peuvent s’élever jusqu’à une vingtaine de kilomètres en moins de 30 minutes. Transportés en altitude par la convection des gaz chauds, les plus gros débris retombent à proximité – à quelques kilomètres autour de l’évent – alors que les plus petits continuent de s’élever dans l’atmosphère et sont charriés par le vent.

Le nuage d’éruption est formé de fragments de lave et de pierre (le tephra), mais aussi de gaz relâchés par le volcan. Ces gaz contiennent des vapeurs d’eau (90 %), du bioxyde de carbone, du bioxyde de soufre, du sulfure d’hydrogène et des chlorures. Le bioxyde de soufre peut réagir avec les particules d’eau contenue dans l’atmosphère pour former de l’acide sulfurique et retomber sous forme de pluie acide, favorisant la corrosion et affectant la végétation.

Les éruptions injectent du bioxyde de soufre jusque dans la stratosphère où il se combine avec des particules d’eau pour former des aérosols d’acide sulfurique. En réfléchissant les radiations solaires, ces aérosols accélèrent la destruction de la couche d’ozone et peuvent abaisser la température en surface de plusieurs degrés.

Quoi qu’il arrive un volcanisme croissant de Sumatra n’arrangera rien à une planète déjà malade de l’humanité. Ainsi il ajouterait une pierre à l’édifice d’un fort refroidissement déjà imprégné par une intensité faible solaire actuelle et un arrêt probable du Gulf Stream dans les années à venir.

Voici un lien poour observer les volcans par satellite :http://www.jpl.nasa.gov/radar/sircxsar//volcanoes.html

sources : http://www.valpedo.mpl.ird.fr/valpedo/miruram/indonesie/geo/fichtech.htm#RTFToC3 /http://la.climatologie.free.fr/volcan/effetvolcan.htm / http://www.alertes-meteo.com/divers_pheno/les_volcans.htm /http://www.cybersciences.com/cyber/4.0/nov97/volcan.asp

(1897)

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