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Le 11 mars 2011 avait lieu une catastrophe épouvantable au Japon, où en sommes nous ?

Le Japon commémore la catastrophe de Fukushima, le tremblement de terre puis le tsunami et l’accident nucléaire qui, il y a huit ans jour pour jour, le 11 mars 2011, ont fait 18 000 morts et disparus. Ce drame a rendu les Japonais encore plus attentifs au risque de catastrophes naturelles majeures et cela a un impact sur leur vie quotidienne.

Depuis le 11 mars 2011, beaucoup de Japonais ont préparé un « kit de survie ». C’est le cas de cette femme au foyer. « Dans ce sac, il y a une radio, des piles, une lampe de poche, etc, explique-t-elle. Au cas où je devais évacuer en urgence. Je n’en aurai peut-être pas le temps, cela dit, le jour venu. Auquel cas, je resterai chez moi et je prierai et le destin décidera de mon sort. »

D’autres font carrément des stocks. Comme ce retraité : « Chez moi, depuis Fukushima, il y a toujours assez d’eau et de nourriture pour pouvoir survivre pendant une semaine s’il n’y avait plus rien dans les magasins à la suite d’un énorme séisme », dit-il.

En huit ans, le nombre d’habitations assurées contre le risque de séismes majeurs s’est envolé. Mais beaucoup de bâtiments publics – d’écoles notamment – ne résisteraient pas à une telle secousse. Aussi, le ministère de l’Education va autoriser les enfants à venir à l’école avec leur téléphone.

C’est très bien pour ce père de famille. « C’est le minimum, vu les prévisions des sismologues. Après une catastrophe, je veux pouvoir joindre ma fille dans les deux minutes pour m’assurer qu’elle va bien », dit-il.

Selon les experts, il y a 80% de probabilités que dans les trente ans à venir, un séisme puis un tsunami majeur dévaste une grande partie de la côte est du pays.

Fukushima :

Huit ans après le tsunami de mars 2011 qui a dévasté la côte nord-est du Japon et mis en péril la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, le site reste un énorme chantier. Le risque immédiat semble écarté, mais les tâches ardues et les imprévus continuent. Le site regorge notamment d’eau contaminée.

Quatre des six réacteurs de la centrale ont été endommagés.

Les coeurs des tranches 1 à 3 ont fondu au moment de l’accident et l’on sait désormais que le combustible est en quasi totalité tombé au fond de l’enceinte de confinement primaire de chaque unité, enceinte qu’il a même en partie entamée.

Tepco ne prévoit pas de retrait de ce combustible des piscines des réacteurs 1 et 2 avant 2023.

Le réacteur 4 était lui à l’arrêt pour maintenance au moment de la catastrophe. Le problème principal résidait dans la piscine, dont les assemblages de combustible ont pu être enlevés entre fin 2013 et fin 2014.

Le site regorge d’eau contaminée, « même si les différentes dispositions prises ont permis d’atténuer » le problème, selon M. Ono.

L’eau, c’est au départ celle du tsunami qui a ravagé les installations, eau qu’il a fallu pomper, assainir et stocker. C’est ensuite celle qui sert à refroidir les réacteurs et enfin celle qui tombe du ciel et descend de la montagne en amont et se contamine au passage.

Un mur de glace souterrain faisant barrière et des pompes permettent cependant de limiter la quantité d’eau contaminée par les installations.

« Elle a diminué à 220 m3 en moyenne par jour en 2017/2018, contre 470 m3 quatre ans plus tôt, et nous pensons la faire descendre à 150 m3/jour en 2020 », indique M. Ono. Les graphiques montrent cependant qu’en périodes de violents typhons (septembre, octobre), des pics à des niveaux bien plus élevés sont inévitables.

Au total, environ 1,12 million de m3 d’eau sont conservés dans des citernes sur le site, mais la capacité maximum (1,37 million) sera atteinte fin 2020.

Cette eau est traitée par un système de décontamination qui élimine les éléments radioactifs à l’exception du tritium.

Problème: Tepco a reconnu en fin d’année dernière que 85% de l’eau était en fait toujours porteuse d’une teneur trop élevée concernant les 62 radionucléides censés être supprimés. La société a donc décidé de la filtrer une deuxième fois.

« Sans résolution de cette situation critique de l’eau, le plan, déjà irréaliste de Tepco d’en finir avec l’accident, est encore plus compromis », insiste auprès de l’AFP Shaun Burbie, spécialiste du secteur nucléaire au sein de l’organisme Greenpeace.

Environ 4/5.000 personnes travaillent chaque jour sur le site, un nombre presque deux fois moins important qu’il y a quatre ans, « car de gros chantiers ont été achevés (mur de glace, pose d’un revêtement sur le sol, construction de bâtiments divers) », précise M. Ono.

 

Adaptation La Terre du Futur

sources : https://information.tv5monde.com/ / http://www.rfi.fr/ / https://www.goodplanet.info

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