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Le Sahara peut reverdir de nouveau

sahara reverdit

sahara reverditAvec des preuves convaincantes qu’au passé il y a eu de l’eau dans le Sahara, le désir des chercheurs de connaître la raison des changements climatiques dans la région est tout naturel.

Se procurer les quantités d’eau nécessaire pour l’agriculture par pompage de la nappe phréatique n’est pas une solution adéquate parce que son niveau descend d’autant plus, ou même pire, comme il est arrivé récemment en Algérie. En extrayant l’eau du premier niveau phréatique, ensuite du deuxième et puis du troisième, ces eaux ont été utilisées au-dessus du sol et sont devenues partiellement usées (à des engrais chimiques, par la pollution industrielle, les eaux ménagères etc.), mais elles n’ont pas été traitées et on les a déversées dans le désert, parfois à des débits d’environ 14.000 m3/jour.

 

 

Ces eaux usées se sont infiltrées dans le premier lit aquifère mais n’ont pas pu passer plus en profondeur à cause des couches intermédiaires étanches en argile, et par conséquent elles ont élevé le niveau de cette première couche, en provocant des dégâts significatifs aux cultures de palmiers situées sur des sols défavorables et très humides.

Lorsque ce niveau arrivera à approximativement 400 m, le système de pompage ne sera plus économique et les cultures agricoles devront être arrosées avec de l’eau d’autres sources. A présent il y a diverses organisations internationales qui essayent d’imposer une utilisation équilibrée des réserves d’eau souterraines, mais si un manque sévère d’eau survenait dans des années successivement sèches, des conflits seraient possibles mais difficiles à maîtriser. De tout ceci il résulte clairement que la procuration de l’eau des couches aquifères souterraines dans les pays autour du Sahara n’est pas une solution de longue durée, une autre source d’eau devant être utilisée, mais laquelle?

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Solutions; propositions; résultats estimés

Comme mentionné plus haut, la croissance du niveau de vie des habitants des pays autour du Sahara s’étaye tout premièrement sur l’utilisation des leurs propres terrains, à présent désertiques, pour une agriculture intensive.

Cette étude sur le désert du Sahara a pour but d’accomplir les objectifs suivants:

– Obtenir l’eau nécessaire pour des cultures agricoles

– Arrêter le processus de désertification du Sahara et ramener les terrains respectifs dans le circuit économique de ces pays

– Réaliser une agriculture intensive avec une consommation minimale d’eau

Pour réaliser ces desiderata, il faut souligner qu’environ 80% de la consommation mondiale d’eau s’utilise pour l’agriculture. Les principales solutions et propositions de l’étude suivent.

a. La source d’eau

L’eau nécessaire aux futures cultures agricoles du Sahara peut être obtenue sans dépenses permanentes pour sa procuration, directement de la nature, sans affecter les nappes phréatiques de la zone. Cette eau peu être prise du fleuve Niger par un programme annuel et en quantités variables, en fonction de ses débits réalisés pendant les saisons sèche / humide, parce qu’on constate que, une fois satisfaits tous les besoins en eau des pays riverains du Niger, le débit de ce fleuve situé entre 15.000 m3/s et 30.000 m3/s s’écoule inutilisé dans l’océan.

Il est possible qu’après avoir obtenu des cultures agricoles au Sahara le débit du Niger à son embouchure dans l’océan soit moindre que la somme des débits de tous ses affluents. Ceci a été constaté aussi dans le cas du Nil en Egypte, à cause de l’irrigation des grandes superficies de terrain cultivées actuellement. (Le débit annuel moyen des eaux du Nil est de 3800 m3/s à leur embouchure dans le Lac Assouan, mais au Caire en s’écoulant dans la Mer Méditerranée il est seulement de 2300 m3/s, respectivement 60% du débit reçu).

b. La prise des eaux

La prise des eaux du fleuve Niger va se réaliser probablement sur le territoire du Niger, entre les localités Tombouctou et Niamey. Les solutions qui peuvent être prises en considération pour faire passer les eaux prises du Niger à l’est de la faille tectonique sont:

– Par siphonage en utilisant des tuyaux sous pression, en forme d’U

– Par pompage en utilisant des tuyaux sous pression, en forme de voûte

– Par pont pour les eaux

Dans les deux premiers cas on utilise des solutions techniques courantes de la construction des centrales hydro électriques. La dernière solution est réalisée au port de Hambourg en Allemagne. La solution à adopter sera déterminée par des calculs techniques et économiques adéquats. Les aménagements nécessaires pour la prise d’eau pourront résoudre en même temps aussi la reconsidération du lit en amont du Niger, en systématisant l’actuelle zone marécageuse et insalubre appelée ‘delta intérieur’ de ce fleuve.

c. L’adduction des eaux dans le Lac Tchad

Une fois les eaux prises et traversées à l’est de la faille tectonique, elles pourront arriver au Lac Tchad soit par des conduits pour diminuer les pertes par évaporation, soit par un canal ouvert, soit dans une exécution mixte. Etant donné que dans les millénaires passés depuis la parution de la faille des modifications ont pu se produire dans le relief de la région, il est possible que des travaux supplémentaires soient nécessaires pour assurer l’écoulement de l’eau sur la pente naturelle vers la dépression où se trouve le Lac Tchad, éventuellement même réaliser des stations intermédiaires pour pomper l’eau- une solution pratiquée pour les oléoducs à grandes distances. Pourtant les travaux nécessaires sont habituels dans ce domaine. On peut remarquer sur la carte de la Figure 3 une ligne ponctuée marquant le trajet d’un oued (lit sec d’une rivière) sur la direction ouest – est, ainsi qu’à moitie distance vers le Lac Tchad (près de la localité Zinder) les eaux pourraient arriver à leur destination en utilisant le lit de la rivière Komandugu.

d. Tchad, réservoir tampon d’eau

Le Lac Tchad aura le rôle de réservoir de compensation des eaux prises du fleuve Niger pendant les saisons sèches / humides. Etant donné que dans le temps le Lac Tchad a été colmaté dans une grande mesure par les alluvions apportées par les torrents de la région, sa capacité d’emmagasinage devra être élargie non en augmentant sa superficie mais en l’approfondissant, afin de réduire les pertes d’eau par évaporation. Les travaux de dé- colmatage du Lac Tchad vont être déterminés en fonction du volume d’eau prévu pour un emmagasinage temporaire conformément aux régimes de fonctionnement adoptés.

e. Augmenter l’efficience de l’eau dans le processus d’irrigation

En ce qui concerne l’utilisation de l’eau pour les travaux agricoles dans le désert, l’économie d’eau pour diverses cultures impose faire des irrigations. Celles-ci peuvent s’exécuter par aspersion classique (Fig. 19) ou en utilisant un tambour mobile et des tuyaux (Fig. 20), mais la méthode la plus efficiente d’humidification est celle par égouttage (Fig. 21), qui s’avère adéquate pour tous les types de cultures agricoles (pâturages, céréales, légumes, vignobles, vergers, horticulture etc.).

En fonction de la spécificité des cultures, l’humidification par égouttage peut être pratiquée en diverses variantes:

Système d’égouttage

Débit en eau par dispositif d’égouttage

Durée de vie du matériel

Dispositif cylindrique

2,0 litres / heure

8 – 10 années

Dispositif plat

1,65 litres / heure

4 – 5 années

Dispositif à bande

1,0 litre / heure

3 – 4 années

L’irrigation par égouttage offre de nombreux avantages, parmi lesquels :

– Elle permet d’arroser les plantes et en même temps les fertiliser (les engrais s’ajoutent dans l’eau)

– Elle a une consommation réduite d’eau (environ 60% par rapport aux systèmes d’irrigation traditionnels)

– Elle utilise l’eau à des pressions basses

– Elle a une consommation réduite d’énergie

– Elle permet l’automatisation du processus

– Elle assure la plus grande continuité dans l’humidification des cultures et leur parfaite localisation

– Elle facilite la pénétration de l’eau même dans des sols imperméables

– La zone sèche entre les lignes d’égouttage réduit les pertes par évaporation et la pousse des mauvaises herbes

– La distribution de l’eau dans les cultures est indépendante de l’effet négatif du vent

– Elle réduit la prolifération des insectes nuisibles

– Elle peut se faire sur des terrains non nivelés ou accidentés

– Elle n’a pas besoin de personnel qualifié d’exploitation

– Elle permet au personnel et aux outils de se déplacer parmi les rangs même pendant l’arrosage

– Les coûts sont réduits pour les conduits de distribution de l’eau, qui ont aussi une durée de vie grande

Des divers systèmes d’humidification des cultures sont illustrés pour les vergers fruitiers en Malte (Fig. 22), pour la culture des céréales en Jordanie (Fig. 23) et pour les pâturages en Libye (Fig. 24).

f. Résultats estimés

La réalisation des travaux prévus dans cette étude représentera pour tous les états autour du Sahara, mais peut-être aussi pour d’autre pays africains, d’énormes avantages en beaucoup de domaines, parmi lesquels sont- protection de l’environnement parce que l’impact est positif; croissances économiques sensibles, et même impressions politiques favorables. On peut donner ces exemples:

– Limiter le processus de désertification des terrains et les réintégrer dans le circuit économique;

– Augmenter la production agricole en élargissant les zones cultivables et en stabilisant celles à sable;

– Réduire l’impact sur l’environnement parce que les nappes aquifères ne sont pas épuisées, mais même alimentées;

– Améliorer et diversifier l’alimentation des habitants et du bétail, qui deviendra plus productif;

– Stimuler le commerce interne et externe;

– Utiliser la main d’œuvre locale et réduire le chômage;

– Sédentariser un grand nombre d’habitants;

– Réduire le processus d’émigration des habitants vers d’autres pays;

– Consolider le prestige de l’Organisation de l’Unité Africaine dans le monde;

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