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Le désastre de l’ouragan Idai au Mozambique et au Zimbabwe

Selon l’ONU, des centaines de personnes sont portées disparues au Zimbabwe et près de 10 000 ont été affectées par le cyclone.

Considéré comme l’un des plus puissants de l’océan Indien depuis dix ans, le cyclone a balayé du vendredi au samedi 16 mars 2019 la région zimbabwéenne de Chimanimani, tout près de la frontière avec le Mozambique.

Plus de 600 personnes ont trouvé la mort au Zimbabwe et au Mozambique au cours du passage dévastateur du cyclone tropical Idai et beaucoup d’autres étaient portés disparus dimanche 17 mars dans ces deux pays d’Afrique australe ravagés par des inondations et des vents intenses.

Depuis, le bilan des victimes dans les deux pays ne cesse de s’alourdir, ainsi que les alertes sanitaires.

Beira, la deuxième ville du Mozambique, et ses environs ont été « endommagés ou détruits à 90 % par le cyclone Idai », a annoncé lundi la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), alors que le bilan des intempéries s’est alourdi à 138 morts au Mozambique et au Zimbabwe. « L’étendue des dégâts causés par le cyclone Idai qui a frappé la ville mozambicaine de Beira (centre) est énorme et terrifiant », a estimé la FICR.

Capturée par la mission Copernicus Sentinel-3, cette image montre le cyclone Idai le 13 mars 2019 à l’ouest de Madagascar et à destination du Mozambique. Ici, la tempête a une largeur d’environ 800 à 1000 km, mais n’inclut pas toute l’étendue d’Idai. La tempête a ensuite provoqué de nombreuses destructions au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwe. Alors que des milliers de personnes perdaient la vie et que maisons, routes et terres cultivées étaient submergées, la Charte internationale des catastrophes majeures et le service de cartographie d’urgence Copernicus ont été amenés à fournir des cartes des zones inondées à l’aide de données satellitaires afin de faciliter les interventions d’urgence.

« Je pense qu’il s’agit de la plus grave catastrophe naturelle à frapper le Mozambique. Tout est détruit. Notre priorité est de sauver des vies humaines », a déclaré le ministre mozambicain de l’environnement, Celson Correia à l’aéroport de Beira qui a rouvert dimanche après avoir été fermé en raison du cyclone.

Idai, plus puissant cyclone survenu en Afrique australe depuis Eline en 2000, a également frappé le Zimbabwe voisin et le Malawi. Au Zimbabwe, 259 personnes ont été tuées et près de 200, dont 30 écoliers, sont toujours portées disparues. Au total, le cylone a fait au moins 676 morts au Mozambique et au Zimbabwe.

Dans plusieurs écoles de la ville réquisitionnées, des milliers de rescapés s’entassaient, laissant craindre des épidémies. «La promiscuité dans les centres d’hébergement, le manque d’hygiène, les eaux stagnantes et infectées posent des risques de maladies comme le choléra, le paludisme et les diarrhées», a prévenu l’Unicef. Des informations contradictoires circulaient sur d’éventuels cas de choléra.

«Plus de 100.000 personnes ont besoin d’aide alimentaire», a assuré le président Filipe Nyusi au cours d’une intervention télévisée lundi à Maputo. «Les eaux des rivières Pungue et Buzi ont débordé et fait disparaître des villages entiers, isolant des communautés. Il y a des corps qui flottent. C’est un véritable désastre humanitaire.» Selon lui, des rescapés ont dû trouver refuge dans des arbres en attendant les secours. Des images aériennes transmises par l’organisation Mission Aviation Fellowship montrent aussi des dizaines de personnes bloquées sur les toits de bâtiments en dur entourés d’eau.

Au Zimbabwe, le pays n’a jamais connu de «destructions d’infrastructures d’une telle ampleur», a estimé lundi le ministre des Transports, Joel Biggie Matiza. Le président Emmerson Mnangagwa est rentré précipitamment lundi d’un voyage aux Émirats arabes unis. «À chaque heure qui passe, nos pires craintes se confirment», a-t-il déclaré lors d’une intervention sur la chaîne publique ZBC. «Beaucoup sont morts noyés, tandis que d’autres ont été tués dans leur sommeil par des pierres qui ont démoli leur maison.»

Flooded buildings are seen in Beira, Mozambique, in the aftermath of Cyclone Idai, March 23, 2019. REUTERS/Mike Hutchings

Flood water covers the ground between rubble where there once use to be houses at an informal settlement in Beira, the fourth largest city in Mozambique, on March 23, 2019. – The man lost his house in Cyclone Idai and he has been rebuilding it the past week. The UN is stepping up calls for help in Mozambique as aid agencies struggle to assist tens of thousands of people battered by one of southern Africa’s most powerful cyclones. A week after Tropical Cyclone Idai lashed Mozambique with winds of nearly 200 kilometres (120 miles) per hour, survivors are struggling in desperate conditions — some still trapped on roof tops and those saved needing food and facing the risk of outbreaks of disease such as cholera. (Photo by WIKUS DE WET / AFP)

The graves of people killed during Cyclone Idai are seen in Chimanimani, Zimbabwe, March 23, 2019. REUTERS/Philimon Bulawayo

Locals look on after Cyclone Idai in Buzi district outside Beira, Mozambique, March 22, 2019. REUTERS/Siphiwe Sibeko

A woman waits with her child as aid is distributed at a camp for people displaced in flooding in the aftermath of Cyclone Idai, near Beira, Mozambique, March 23, 2019. REUTERS/Mike Hutchings

Adaptation La Terre du Futur

sources : https://www.la-croix.com/ / http://www.lefigaro.fr/ / http://www.lefigaro.fr/ / https://www.esa.int

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