La sécheresse californienne : une pénurie de capitalisme !

Le rationnement d’eau en Californie suite à la sécheresse démontre qu’en l’absence de capitalisme on se retrouve vite en pénurie. Comme vous le savez sans doute, une sévère sécheresse s’abat actuellement sur la Californie, occasionnant un rationnement de la consommation d’eau potable. Pour certains, il s’agit certainement d’une autre preuve des impacts négatifs du réchauffement climatique, alors que pour d’autres, c’est la preuve que l’interventionnisme étatique est nécessaire pour éviter ce genre de problème.

En fait, cette sécheresse n’est pas si extraordinaire que cela, puisque ce genre d’événement s’est produit à plusieurs reprises au cours des derniers quelques siècles. La période 2012-2014 est considérée comme ayant été « anormalement » sèche, mais encore une fois, une telle période de trois ans s’est produite à trois reprises au cours des 440 dernières années. D’autre part, selon les modèles climatiques, le réchauffement aurait dû faire augmenter les précipitations sur la partie de la Californie qui est aujourd’hui privée d’eau. Donc cette sécheresse serait plutôt une preuve que le réchauffement n’est pas si grave ou que les modèles climatiques sont inefficaces !

Il y a cependant une chose qui est claire : l’interventionnisme étatique a contribué au problème.

Dans les États de l’Ouest américain, l’agriculture utilise plus de 80% de l’eau et la majorité de cette eau provient d’infrastructures gouvernementales financées par les contribuables. La distribution de cette eau n’est pas sujette aux forces d’un quelconque marché, mais bien à la discrétion d’un processus politique.

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Quand on observe la structure de l’approvisionnement en eau aux États-Unis, on constate vite que la crise qui sévit présentement en Californie résulte de distorsions induites par l’intervention du gouvernement sur plusieurs fronts. En plus d’avoir aggravé la sécheresse, les projets du Bureau de Réclamation ont endommagé l’environnement, notamment en détruisant des écosystèmes. Le gouvernement fédéral a par la suite dû dépenser des sommes considérables dans le but d’atténuer ces dommages à l’environnement.

Encore une fois, la solution à ce problème est le libre-marché. Le gouvernement fédéral devrait abolir toutes les subventions et mesures protectionnistes favorisant l’industrie de l’agriculture. Il devrait ensuite privatiser toutes les infrastructures du Bureau de Réclamation, ce qui ferait augmenter le prix de l’eau pour les agriculteurs et autres grands utilisateurs industriels. Les consommateurs résidentiels verraient peut-être leur facture augmenter aussi, ce qui les inciteraient peut-être à s’installer dans une autre région, où l’eau est plus abordable. Finalement, il faudrait abolir tout système de quotas ; c’est le prix qui jouerait ce rôle.

En somme, la pénurie d’eau en Californie démontre encore une fois qu’en l’absence de capitalisme, on se retrouve vite en pénurie…

Quand Barack Obama nous proclamait son fameux « You didn’t build that », il se référait entre autre au barrage Hoover. On aurait pu simplement lui répondre : « Yes, and look at the disaster that resulted! »

TDF

Extrait et source de http://www.contrepoints.org/

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