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La navette spatiale européene est arrivée

Innovation. L’Europe lance un avion spatial expérimental. Il s’appelle IXV. Il mesure 5 m de long, pèse deux tonnes. Il préfigure un futur engin capable de rentrer sans dommage dans l’atmosphère. Premier test grandeur nature : Aujourd’hui mercredi ! Ici la video de son décollage…


 

« L’Europe excelle à mettre des satellites en orbite », souligne Giorgio Tumino, responsable du programme IXV à l’Agence spatiale européenne (Esa). Ses fusées, l’européenne Ariane V (bientôt Ariane VI), la russe Soyouz et l’italienne Vega, emportent des charges jusqu’à 10 tonnes et les placent sur toutes les orbites. Mais, poursuit Giorgio Tumino, « nous sommes derrière les Américains, les Russes et même les Chinois en matière de rentrée dans l’atmosphère ».

Problème de taille : « Le retour d’orbite est une des disciplines les plus difficiles à réaliser dans le domaine du spatial. » Danger principal : si l’angle d’approche est trop fermé, l’engin rebondit sur l’atmosphère et part dans le vide. Si l’angle est trop ouvert, le frottement avec l’air provoque une montée de la température. Là, l’engin est détruit.


Cent minutes de mission

L’avion test européen IXV (Intermediate eXperimental Vehicle), conçu par Thales Alenia Space en association avec une quarantaine d’entreprises européennes, mesure 5 m de long, pèse 2 tonnes. Il a une forme aérodynamique, mais pas d’ailes. Aujourd’hui, il est inhabité.

Mercredi, son vol sera ultracourt : 1 h 40. La fusée Vega décollera de la base de Kourou, en Guyane, à 14 h, heure de Paris. Le véhicule grimpera jusqu’à 450 km, puis entamera sa descente. Il rentrera dans l’atmosphère à 120 km, à la vitesse très élevée de 7,5 km/seconde, soit 27 000 km/h. La température du nez sera de 1 700 °C.


Ses matériaux sont prévus pour résister. Le frottement avec l’air le ralentira. Sa forme aérodynamique le portera brièvement avant que ses parachutes s’ouvrent et qu’il plonge dans l’Océan Pacifique, loin de toute zone habitée. Des ballons le soutiendront, un bateau le récupérera.

Si la mission réussit, l’Europe aura franchi « un pas fondamental ». Elle aura trois possibilités à long terme : « Les lanceurs réutilisables, le retour d’échantillons de l’espace et le retour d’astronautes sur Terre », s’enthousiasme Giorgio Tumino.


source : http://www.entreprises.ouest-france.fr/

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