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La banquise de l’Antarctique allait jusqu’au sud de la Nouvelle Zélande

Grâce au code génétique d’une algue des temps modernes, des scientifiques ont découvert que la mer de glace Antarctique s’étendait sans doute plus au nord que ce que les scientifiques ne pensaient au cours de la Période Glaciaire et recouvrait même probablement le sud de la Nouvelle-Zélande.

La mer de glace s’est étendue plus au nord dans l’Océan Antarctique au cours de la Période Glaciaire que ce que les scientifiques pensaient précédemment, d’après ce qu’une équipe de chercheurs néo-zélandais a découvert lors d’une étude qui pourrait améliorer les prévisions concernant le changement climatique actuel.

L’équipe de l’Université d’Otago, dirigée par Ceridwen Fraser, a fouillé le code génétique d’une algue brune des temps modernes à partir d’échantillons prélevés dans des îles Antarctique, ainsi qu’en Nouvelle-Zélande et au Chili.

Les résultats de leur étude ont montré que l’algue de l’espèce Durvillaea Antarctica n’a reconquis les îles du nord de l’Antarctique qu’au cours des 20 000 années qui ont suivi la retraite de la mer de glace.

Si la mer de glace était plus étendue que ce que les études précédentes ne le suggèrent, alors il faudra ré-évaluer d’autres données à propos du changement climatique 

Cette espèce d’algue vit dans des eaux peu profondes et a été détruite par l’effondrement de la mer de glace dans les fonds marins.

« Nous avons découvert qu’il y avait beaucoup de diversité génétique plus au nord et pratiquement aucune diversité plus au sud, ce qui suggère que ce n’est que récemment que cette région a été colonisée par cette espèce » a déclaré Ceridwen Fraser mercredi.

Ces découvertes remettent en question les données actuelles de l’extension estimée de la mer de glace qui se base sur les échantillons de sédiments prélevés dans le fonds marin de l’Antarctique. Dans certaines régions, il y a des données abondantes, alors que dans d’autres il y en a très peu, à cause de la froideur du vaste océan.

Aucune des données fondées sur les sédiments ne suggère que la mer de glace s’est étendue si loin au nord, jusqu’à atteindre les îles Antarctique situées entre 50 et 55 degrés de latitude telles que l’île de Macquarie, le sud de la Nouvelle-Zélande ou encore la Géorgie du Sud.

« Si la mer de glace était plus étendue que ce que les études précédentes ne le suggèrent, alors nous allons devoir ré-évaluer un grand nombre d’autres données à propos du changement climatique et de la façon dont ces systèmes inter-réagissent » a déclaré Ceridwen Fraser, en faisant référence aux modèles de circulation des vents et de l’océan et à la quantité des rayons solaires que la mer de glace réfléchit dans l’espace.

« Un petit changement de l’étendue de la mer de glace, même de quelques degrés de latitude, va faire une grande différence dans la quantité de rayons solaires qui sont réfléchis et dans les modèles de courants de l’océan » a-t-elle ajouté.

« Cela nous aide à mieux comprendre à quelles sortes de modèles nous devons nous attendre à l’avenir et aussi la vitesse du changement climatique » a-t-elle déclaré à propos des découvertes de son équipe, qui suggèrent que les températures lors de la Période Glaciaire en Antarctique étaient un peu plus froides que ce que les études précédentes n’avaient estimé.

Le superviseur de la recherche, Jonathan Waters a déclaré que c’était la première fois que des scientifiques étudiaient des données génétiques des temps modernes pour étudier le climat d’il y a plusieurs milliers d’années dans l’hémisphère sud. Le but était d’étendre le concept pour étudier d’autres espèces dans la zone du nord de l’Antarctique.

« Il est important de comprendre le climat historique et la façon dont les estimations inexactes peuvent nous donner une mauvaise prévision de ce qui va se produire dans le futur » a-t-il indiqué.

source : http://www.dictionnaire-environnement.com/

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