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Découverte d’un crane amérindien en Chine daté de 14000 ans

Skull fragment unearthed from Red Dear Cave (Xueping Ji)

Depuis 2008, des fossiles découverts dans la grotte de Maludong (ou grotte du Cerf rouge) située dans la province de Yunnan, au sud-ouest de la Chine, sont un véritable casse-tête pour les anthropologues. Malgré plusieurs années de recherches, les scientifiques ne sont pas parvenus à retracer leurs origines exactes. Une toute nouvelle étude publiée le 14 juillet 2022 dans la revue Current Biology pourrait toutefois changer la donne, nous apprend ScienceAlert.

Grâce à une évaluation de «séquences nucléaires et mitochondriales [de l’ADN]», une équipe de l’Académie chinoise des sciences a pu retracer les origines «d’un crâne vieux de 14.000 ans». Ce fossile appartiendrait ainsi à une femme surnommée «Mengzi Ren» par les scientifiques. Le plus étonnant? Tout porte à croire que cette ancêtre serait étroitement liée aux premières populations d’Amérique, plus connues sous le terme «Amérindiens».

Avant d’arriver à ces conclusions, l’analyse génétique a tout d’abord permis de vérifier les liens étroits de Mengzi Ren avec des humains modernes, «ce qui exclut presque totalement son héritage parmi une souche plus ancienne».

«La technique d’analyse de l’ADN ancien est un outil vraiment puissant», explique à ScienceAlert Bing Su, archéologue à l’Académie chinoise des sciences. «Elle nous dit de manière tout à fait sûre que les habitants de la grotte du Cerf rouge étaient des humains modernes et non une espèce archaïque, comme les Néandertaliens ou les Dénisoviens, malgré leurs caractéristiques morphologiques inhabituelles.»

« La technique de l’ADN ancien est un outil vraiment puissant », déclare Bing Su, archéologue à l’Académie chinoise des sciences.

« Elle nous dit de manière tout à fait définitive que les habitants de la grotte de Red Deer étaient des humains modernes et non une espèce archaïque, comme les Néandertaliens ou les Denisoviens, malgré leurs caractéristiques morphologiques inhabituelles. »

Bien que Mengzi Ren soit plus proche des populations actuelles du sud de la Chine que de celles du nord, elle a moins de points communs avec les personnes qui vivent aujourd’hui dans le sud-est de l’Asie, ce qui suggère qu’il y avait déjà des populations bien structurées et diversifiées dans la région il y a des milliers d’années.

Tout porte à croire qu’une population humaine relativement restreinte s’est aventurée du nord vers l’est, un groupe qui s’est scindé pour traverser le détroit de Béring, recouvert de glace, et s’installer dans les vastes étendues sauvages des Amériques.

En reliant l’ADN de Mengzi Ren à des séquences provenant de cette population nordique, on dispose désormais de preuves solides de l’existence de liens non seulement entre les populations asiatiques modernes et les Premières nations d’Amérique, mais aussi entre les anciennes lignées asiatiques.

« Ces données nous aideront non seulement à dresser un tableau plus complet de la façon dont nos ancêtres ont migré, mais elles contiennent également des informations importantes sur la façon dont les humains modifient leur apparence physique en s’adaptant aux environnements locaux au fil du temps, comme les variations de la couleur de la peau en réponse aux changements de l’exposition au soleil », explique Su.

Si tout se passe comme prévu, Mingzi Ren ne sera pas la seule à voir ses gènes déchiffrés. Non seulement la grotte de Red Deer a d’autres secrets à révéler, mais aussi de nombreux autres sites du Pléistocène supérieur en Asie.

Dans ces ossements, nous découvrirons sans doute d’autres détails sur la façon dont la population humaine actuelle a voyagé, s’est installée et a exploré chaque centimètre de notre planète.

Adaptation Terra Projects

Sources : http://www.slate.fr/ / https://www.sciencealert.com/

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