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La Grande muraille verte du Sahara pour reverdir le Sahara

A l’heure où l’on parle de la planète Mars, voire de la terraformer, il serait bon de se poser les vraies questions pour notre propre planète. De Dakar à Djibouti, une muraille verte pourquoi faire ? 11 pays africains s’engagent pour freiner l’avancée du désert et de la désertification au Sahel. De bon augure. Car selon les observateurs, la zone du Sahel est confrontée à l’une des pires crises alimentaires depuis 30 ans. Le projet de la Grande muraille verte c’est un tracé d’est en ouest sur plus de 7000 km. Un projet inédit, un peu fou, mais qui a le mérite de mettre à mal l’image d’un continent rongé par les guerres et les pandémies. Verdict : pas avant 2015 !

Utopie ou réalité ? Une ceinture de végétation de 15 km de large doit s’étendre sur plus de 7000 km. La mission : contrer la désertification au Sahara. Début juin, 11 pays africains ont trouvé un accord pour la construction de la Grande muraille verte de Dakar à Djibouti. Dans le Sahel, ce sont 10 millions de personnes qui souffrent de malnutrition. Les terres dévégétalisées et l’appauvrissement des sols rendent impossibles les cultures agricoles. Mais le scientifique Marc Bled-Charreton fait entendre une autre voix. Il estime que l’ampleur de cette initiative est vouée à l’échec. L’autre hic : aucun budget n’a été défini à l’heure actuelle.

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Reverdir le Sahara :

Un ingénieur suisse relève un défi monstrueux. Il veut reverdir le Sahara car le réchauffement climatique est irréversible. Et la migration aussi. L’irrigation des déserts est le moyen de conjuguer la création de puits de carbone et des zones vertes bénéfiques. Les Territoires nouveaux pris sur le désert n’empiéteront pas sur les zones habitées et pourront servir de terres d’accueil. Reverdir le Sahara, c’est la reconquête des zones désertiques du Sahara pour y aménager des terres cultivables. Ces terres irriguées seraient destinées à accueillir les réfugiés climatiques et d’autres réfugiés. Dans une très grande extension, ce plan pourrait stabiliser le climat, non seulement de l’Afrique sahélienne, mais de la planète. Une telle entreprise ne peut aller sans le développement d’un concept : la citoyenneté mondiale. Ces deux pôles sont destinés à se développer mutuellement et progressivement.

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 » Sahara Forest « , un projet développé par le cabinet Exploration, spécialisé dans l’architecture renouvelable, vise à reverdir une partie du désert en créant un micro-climat humide sous serre grâce à l’énergie solaire et à l’eau de mer.
Sahara Forest est le nom ambitieux donné à une proposition britannique dont le but est de produire de l’énergie propre, de la nourriture et de l’eau dans les régions côtières désertiques telles que l’Afrique du Nord ou le Moyen Orient, tout en aidant à reverdir le désert.
L’idée est d’exploiter les synergies entre deux technologies. La première est la serre à eau de mer inventée par Charlie Paton (membre de l’équipe du Sahara Forest Project) qui permet d’évaporer et de distiller l’eau de mer tout en créant un environnement frais et humide pour les plantes. La seconde se base sur la concentration de l’énergie solaire (CSP, Concentrating Solar Power).
« Les deux fonctionnent bien dans des conditions chaudes et ensoleillées », explique Michael Pawlyn, directeur de Exploration architecture et membre du Sahara Forest Project, qui ajoute : « la CSP nécessite un approvisionnement en eau douce déminéralisée pour garder les miroirs propres et c’est ce que la serre à eau de mer produit. »

On a observé qu’à l’est du Sahara, dans la région du sud-ouest de l’Égypte et du nord du Soudan, de nouveaux arbres, comme des acacias, se développent. «Des arbustes apparaissent et deviennent de gros arbustes. Au Sahara occidental, les nomades n’ont jamais eu autant de pluie et de zones de pâturage que ces dernières années. Maintenant, ils font paître leurs chameaux dans des régions qui n’avaient pas été utilisées depuis des centaines, voire des milliers d’années. On voit des oiseaux, des autruches, des gazelles revenir, et même certaines espèces d’amphibiens reviennent. Cette tendance s’est poursuivie sur ces dernières vingt années. Elle est indéniable.» Une explosion de la croissance des plantes a été prédite par certains modèles climatiques qui annonçaient que les précipitations de juillet à septembre, la saison des pluies, augmenteraient jusqu’à 2 millimètres par jour d’ici 2080. Toutefois, certains climatologues ne sont pas d’accord. Ce problème est encore plutôt «incertain» , c’est pour l’Afrique du Nord que les désaccords sont les plus grands.

Conclusion :

Nous pensons que d’ici quelques années plusieurs projets pour un Sahara vert seront lancés un peu partout en Afrique du nord pour stopper l’avancée du désert, néanmoins toute la science du monde ne pourra résister à ce véritable péril sablonneux si l’homme berbère ne réforme pas son comportement et ne se mobilise pas individuellement puis collectivement contre ce phénomène. Pour stopper le Sahara, il faudra plus que des moyens techniques, il s’agit de lancer une bataille verte contre la désertification des terres, un vaste projet où chacun aura son rôle à jouer, la sensibilisation des populations passe aussi par l’élaboration d’une pédagogie et d’une réévaluation de notre mode de vie que nous soyons berbères au porte du Sahara ou de l’Atlas.

TDF

source : http://mythologie-berbere.blogspot.fr/

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