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Vers une disparition de l’activité solaire

maunder

maunderCe billet fait écho à une brève parue tout récemment (le 14 septembre 2010) dans le journal Science, (Science Now), intitulée : « Say Goodbye to sunspots ? », soit « Faut-il dire adieu aux taches solaires ? « 

Deux astro-physiciens américains, Matthew Penn et William Livingston, spécialistes du soleil au National Solar Observatory (USA, Tucson), prévoient une baisse marquée de l’activité solaire pour les décennies à venir. Leur analyse basée sur l’évolution du champ magnétique du soleil est assez novatrice et mérite une explication.

« Une décroissance de la force du champ magnétique solaire, indépendante du cycle solaire normal, a été observée à partir de la séparation Zeeman de la raie à 1564.8 nm (NDT : soit 1,5648 microns. Donc dans l’infrarouge) du Fe I, à l’aide du Télescope Kitt Peak McMath-Pierce du National Solar Observatory. Des variations correspondantes de la brillance des taches solaires et de l’intensité des raies d’absorption moléculaires ont aussi été observées. Nous avons observé que cette tendance se prolongeait dans les premières taches solaires du nouveau cycle solaire 24. On voit qu’une extrapolation de cette tendance, suivant une relation linéaire, conduirait à un nombre de taches solaires égal à la moitié de celui du cycle 23 et impliquerait pratiquement aucune tache solaire pour le cycle 25.

Nous avons examiné les observations synoptiques obtenues à l’aide du NSO Kitt Vacuum Telescope et initialement constaté (avec 4000 taches solaires) une variation de la brillance des taches qui était en accord avec les observations dans l’infrarouge (Ndt : C’est-à-dire à partir de la séparation Zeeman de la raie du Fe I). Une étude plus approfondie (avec 13000 taches solaires) de la brillance des taches et des flux magnétiques révèle que la relation entre le champ magnétique des taches solaires et la brillance de ces dernières reste constante pendant un cycle solaire. Il n’existe que de faibles variations temporelles dans la brillance des taches, leur taille et le flux (magnétique) observé dans cet échantillon plus important. A cause du désaccord apparent entre les deux jeux de données, nous exposons les raisons expliquant que l’analyse des raies infrarouges fournit une mesure directe et unique du champ magnétique dans les taches solaires.

Voici l’explication donnée par la NASA :

« Le sommet du « tapis roulant » écrême la surface du soleil en balayant les champs magnétiques des vielles taches solaires décédées. Les « cadavres » (Ndt : les traces des éruptions solaires qui ont disparu) sont entraînées vers le bas, vers les pôles, jusqu’à une profondeur de 200.000 km où la dynamo magnétique solaire peut les amplifier. Quand les « cadavres » (les noeuds de champ magnétiques) sont réactivés, ils ont tendance à flotter jusqu’à la surface induisant de nouvelles éruptions solaires. »

Ndt : La dynamo solaire est à la base des prédictions sur les cycles solaires de la plupart des astrophysiciens, dont David Hathaway de la NASA.

Ainsi, la mesure précise du champ magnétique à proximité des taches solaires donne-t-elle une indication précieuse sur les mécanismes internes au fonctionnement du soleil, du tapis roulant et des éruptions solaires.

source complête ici : http://www.pensee-unique.fr/froid.html#penn


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